Dur de sortir un jeu proche du gameplay de Super Meat Boy sans être comparé à son illustre prédécesseur. C'est le choix qu'a fait Edmund McMillen et merci à lui !
On retrouve certains codes de ces anciens jeux, à savoir un univers sombre, presque dérangeant parfois (voir certains dialogues du jeu à la limite du morbide), un level design irréprochable et ce sentiment d'injustice qui nous envahi après avoir recommencé pour la 100ème fois un même niveau.
Cependant, difficile de ne pas saluer l'artiste, car si le jeu peut faire penser à SMB sur certains aspects, il s'en démarque très vite par son aspect exploration très présent, et son univers beaucoup plus sombre. Si bien qu'on aura toujours l'impression de s'enfoncer dans les méandres de la vie au fur et à mesure de l'avancement du jeu. Cela est sublimé par la musique du jeu, très bien sentie et très bien adapté à chaque monde que compose le jeu. La difficulté va crescendo et la progression du joueur est très linéaire. ne bonne nouvelle pour tout joueur impatient !
Le jeu est plutôt long, puisqu'il se compose d'une grosse dizaine de monde, auquel il faut ajouter les zones "secrètes" et les cartouches, qui rappelle les "warp zone" de SMB, et qui sont un vrai défi, surtout pour les plus hardcore-gamer du genre.
En bref, encore une petite perle vidéo-ludique, qui, bien que comparé et comparable à son passé, a su se doter d'une ambiance et d'un univers propre qu'on lui reconnaîtra pendant les quelques 20-30 heures de jeu passé à parcourir les profondeurs de l'esprit mal placé d'Edmund McMillen. Flippant ? On adore ça !