Quand j'ai entendu "Retour à l'âge d'or des STR", ma curiosité a été piquée. Quand EN PLUS, c'était par les devs d'Act of War, là mon attention a été totale. Bref j'ai mis une pause sur Rise of the Reds et je me suis lancé ce fameux "retour aux sources".
Donc on a une construction de base. On construit ses bâtiments à la Command and Conquer (QG qui sert de chantier de construction). La petite différence est le véhicule qui transporte les ressources jusqu'au lieu de construction. S'il est détruit, les resssources sont perdues. Original, mais pas évident au début.
La collecte des ressources (3 différentes) se fait toute seule, mais le transport des ressources jusqu'au QG ou autre dépôt se fait via des transporteurs. Simple, mais gare aux rushs ennemis.
On recrute, on upgrade, à ce niveau, Act of Aggression ne réinvente pas la roue. Seulement, premier point négatif, il y a BEAUCOUP d'upgrades. Pas toujours évident de s'y retrouver, vu qu'elles sont dispersées dans plusieurs bâtiments.
Pour les différentes factions, on a la Chimère, un genre de force spéciale européenne, généraliste, facile à prendre en main. Son défaut sera justement d'être trop généraliste, pas assez spécialisée. Ensuite vient l'US Army, tout le contraire, ultra-spécialisés, plutôt difficile à prendre en main au début, à cause des différentes unités qui sont chacunes spécialisées dans un domaine. Enfin, le Cartel. Les spécialistes de la furtivité et de l'infanterie. Avec eux, mieux vaut se tenir loin des détecteurs de furtivité, parce que l'élément de surprise est la seule carte qui puisse leur permettre de renverser le cours d'une bataille (bonus de dommage lors d'une attaque surprise). Plus difficile donc, mais tellement plus valorisant à jouer.
Les trois factions sont donc bien équilibrées au niveau du combat. Là où ça pêche un peu, c'est au niveau de l'extension de la base. Les raffineries peuvent être construites librement, mais les autres bâtiments doivent être dans la zone d'influence du QG. Cependant, l'US et la Chimère peuvent construire des avant-postes librement, ce qui n'est pas le cas du Cartel. Deuxième point négatif de mon point de vue.
Les graphismes sont beaux, rien à dire, les modèles sont détaillés. Les effets sont beaux, les explosions pleuvent (qui a dit Michael Bay?). A voir. Les distorsions de l'écran dûes aux explosions ne seront pas du goût de tout le monde, surtout vu le nombre d'explosions à la minute lors d'une bagarre un peu serrée.
Niveau son, les musiques... affaire de goût. Personnellement, je préfère le système des C&C, avec des musiques qui changent quand on se fait attaquer, ou quand on est en temps calmes. Chacun ses goûts. Par contre, on a affaire à un studio français, pourquoi, pas de voix françaises? Un peu déçu ici.
Le scénario des campagnes est classique (oh, un méchant qui vole des technologies et prépare un plan machiavélique. Il faut l'arrêter - ou le mettre en oeuvre si on joue lesdits méchants). On ne s'attendait pas à une intrigue de dingue, mais plutôt à une mise en scène un peu plus "explosive". Ici, on ne fait qu'enchainer des missions, avec quelques voix haut placées pour nous donner des ordres. Les cinématiques font un peu PowerPoint, que des images de nos chefs discutant des objectifs. Décevant, surtout au vu de ce qui vait été fait dans RUSE. Troisième point négatif.
Pour la partie Escarmouche, l'IA est agressive, et même sournoise. Il faudra donc être sur ses gardes et avoir les yeux et oreilles grand ouverts. 5 niveaux de difficulté, de très facile à très difficile, permettront à chacun de s'amuser et de s'améliorer. Il y a une vingtaine de maps, de 2 à 8 joueurs, donc de quoi se ballader un peu.
Enfin, les petits "plus" par rapport aux jeux "classiques": les prisonniers de guerre, repris d'Act of War, permettent d'arrondir les fins de partie un peu difficiles. Les super-armes et leurs défenses, sympathiques, ne sont pas des armes de destruction totale. Elles peuvent handicaper un ennemi, mais pour le détruire, plusieurs sont nécessaires. Et vu qu'elles coûtent des ressources, il faut les utiliser intelligemment, étant donné qu'elles peuvent être interceptées. Le système d'avions me rappelle les pouvoirs de soutien de C&C Generals, mais payants. Donc balancer 10 bombardiers sur une base fortement défendue n'est pas une erreur qu'on commet 2 fois dans la même partie. Les ressources sont disposées aléatoirement sur la carte. L'emplacement reste le même, mais quelle ressource se trouvera à cet endroit? Mystère.
Pour conclure, je lui mets 17, parce qu'il a ses petits défauts, mais pas handicapants. Un retour aux sources du STR, comme promis, avec quelques nouveautés. Un joueur de STR s'y retrouvera sans problème, et un débutant prendra très vite ses marques.