Avant tout développement, je tiens à préciser que j'ai joué à ce jeu sur la version Steam, qui est un portage sur PC du remake effectué sur Android et iOS. La précision est importante, car, dans ce remake, le donjon final change considérablement : les coffres ne sont pas au même endroit, mais, surtout, certains des Boss du jeu d'origine ne sont pas présents, ce qui est dommage, car il s'agissait de Boss qu'on ne retrouvait pas dans le premier FF4 (ce qui, en soi, est déjà négatif).
Pour le reste, "Final Fantasy 4 : Les Années Suivantes" se déroule, comme son nom l'indique, plusieurs années après les évènements de FF4. On y retrouve donc avec joie, outre les personnages d'origine, leurs proches, et leurs héritiers. Le jeu dispose donc d'une solide base, et d'une impressionnante flopée de personnages (plus de 20 personnages jouables !), ce qui lui confère un charme certain et un scénario sympathique (même si surfait, de mon point de vue).
Le gameplay du soft est très similaire à celui de FF4, avec trois apports notables :
- Les coopérations, qui permettent d'effectuer des attaques spéciales entre différents protagonistes, et qui s'avèrent assez rapidement très efficaces. Contre les Boss finaux, notamment, elles m'ont été très pratiques ;
- Les phases lunaires, qui modifient les caractéristiques. En effet, soit quand vous dormez, soit avec l'écoulement du temps, la Lune change de phase (nouvelle, croissante, pleine, décroissante), ce qui augmente à chaque fois une caractéristique (par exemple, la magie blanche) au détriment d'une autre compétence (comme la magie noire). Ce sont des éléments avec lesquels il faut compter, car ces bonus/malus s'appliquent aussi aux ennemis, et, si on affronte un Boss qui a beaucoup de force, il est avantageux d'aller dans une phase où l'attaque physique est diminuée ;
- La grande variété de personnages, qui permet de bien customiser la deuxième grande partie du jeu. En effet, pour l'exploration du massif donjon final, on se retrouve avec toute une flopée de personnages, ce qui permet d'avoir une équipe très customisée en fonction de ses désirs.
Ces éléments approfondissent, enrichissent, et renouvellent le gameplay de FF4, et sont naturellement à porter au crédit de cette suite.
Malheureusement, cette suite s'accompagne aussi d'un très lourd boulet, qui, avec le temps, devient particulièrement irritante : sa très forte répétitivité. S'il existe bien quelques donjons originaux, la plupart du temps, on évolue sur les maps de FF4, et, là où le bât blesse, c'est qu'on ne le fait pas forcément une fois, mais parfois jusqu'à cinq fois (comme la fameuse et interminable grotte menant à Damcyan, qu'on explorera littéralement dans tous les sens, ou encore le donjon final, interminable également, qu'on explorera trois fois dans le jeu). Au-delà de tout le reste, c'est cette forte répétitivité qui, à mon sens, tue progressivement le plaisir du jeu. Non seulement on refait les mêmes environnements, mais aussi les mêmes mobs', et, surtout les mêmes Boss, qui sont quasiment tous ceux de FF4, et qu'on affrontera parfois plusieurs fois (comme la pieuvre géante, qu'on doit tuer deux ou trois fois dans ce jeu !).
Le format épisodique du soft est ainsi décevant, car, s'il s'agit d'une bonne idée à la base, ce format fait que le joueur revivra souvent les mêmes évènements, de telle sorte que l'histoire fera rapidement du sur place. Ainsi, toute une moitié du jeu ne fait quasiment que de la redite, et, quand tous les personnages sont enfin regroupés, nous n'apprenons que très peu de choses sur les motivations de l'ennemi. Le grand adversaire de ce jeu, mais visiblement aussi de tout FF4, apparaît ainsi comme un vulgaire méchant de bande dessinée, à qui il manque sensiblement de la profondeur.
En conclusion, un jeu à ne pas prendre si vous n'avez pas la nostalgie de FF4. S'il a un gameplay assez sympa, avec des éléments plutôt bien pensés, il pêche par une bien trop grande répétitivité.
Et, encore une fois, je regrette personnellement la disparition de toute une partie des Boss figurant dans le jeu d'origine, et s'étant envolés dans le remake.