Une fois de plus dans un point & click, les animations des différents personnages manquent un peu de souplesse. De même, si les environnements fourmillent de détails, on aurait aimé un peu plus de vie sur ces fresques bien figées. Enfin, les cinématiques sont dans les choux côté réalisation, accusant des années de retard et n'étant pas assez nombreuses.
Si Black Mirror II avait repris avec brio l'univers des Gordon et de leur château, ce dernier opus va encore plus loin. Que ce soit au niveau des personnages rencontrés, des tourments psychiques d'Adrian et de l'âme des lieux visités, l'ambiance est palpable.
Black Mirror III, en tout bon point & click, est très linéaire et ne laisse pas de choix alternatifs pour résoudre une énigme. Malgré tout, la progression est agréable, et l'approche plus grand public évite les blocages à répétition.
Le gameplay du titre est en majorité classique avec des combinaisons d'objets à utiliser au bon moment. On retrouve une nouvelle fois la possibilité d'afficher les zones d'interaction et de skiper une énigme au bout de quelques minutes. Le dernier chapitre propose une coopération fort sympathique, mais on regrette que les développeurs n'aient pas souhaité appuyer ce concept plus largement.
Sans transition, Black Mirror III enchaîne directement après la fin du II. La montée en puissance du scénario est excellente, et les joueurs sauront enfin le pourquoi du comment. La fin du jeu est quelque peu frustrante, mais semble vouloir annoncer un quatrième opus...
De nouveau, les doublages Anglais sont excellents. Côté bruitages et musiques, le tout maintient une atmosphère pesante qui sied particulièrement bien au jeu.
En ayant opté pour une progression un peu plus aisée, les habitués du genre mettront environ 10 heures de jeu pour boucler les 6 chapitres. La rejouabilité n'est pas le point fort de Black Mirror III, même si quelques mini-jeux se débloqueront selon votre partie.