The Last Express est une de ces pépites du jeu vidéo. Résultat de l'ambition impressionnante de son développeur, le jeu pose sur une courte durée de vie (le récit est raconté sur seulement 3 jours) un script de plus de 800 pages. Car l'action se passe en temps réel, du jamais-vu dans un jeu vidéo que ce soit avant ou après. Aucune linéarité, les personnages du train (une vingtaine) ne seront jamais au même endroit selon l'heure. Vous imaginez alors toute les possibilités, le nombre de dialogues et scènes à trouver, impossible de tout faire en une seule partie bien sur. Et pour vous donner une idée, un jeu aussi court tient sur 3 CD. The Last Express, la qualité pas la quantité.
Encore plus intéressant, l'univers. Nous sommes plongés dans un huis-clos ou il faudra trouver ce qui se cache derrière le meurtre de votre ami. Mais derrière ce synopsis se cache un monde : L'année 1914 quelques jours avant d'entrer dans la guerre mondiale. Voyez tout ces passagers, chacun représente une personne de son époque et a son mot à dire. C'est déjà rare de voir un jeu utiliser cette époque comme fond et ce jeu le réussit à la perfection. La fin est, comment dire, d'un pessimisme terrifiant. Grandiose.
Un petit mot sur l'ambiance sonore du train. Il suffit de faire un tour dans le wagon-restaurant et d'écouter pour se rendre compte du délice des bruitages, c'est très agréable.
Je mettrais simplement le bémol sur les cinématiques image par image qui ont très mal vieillies et rendent le tout vraiment ridicule.
Un échec commercial (100 000 copies vendues, vous vous rendez compte !), mais un chef-d'oeuvre à n'en pas douter.