Les péripéties d'un jeune apprenti sorcier qui nous emmène avec beaucoup d'humour dans un monde riche et vivant mais forcément aussi très pixelisé.
Par contre les énigmes sont vraiment pas évidentes du tout à résoudre essentiellement pour quatre raisons : les objets sont souvent très difficiles à repérer dans le décor, les solutions demandent souvent beaucoup d'imagination (ou de la chance), il faut choisir dans une liste de verbes l'interaction correcte (ce n'est pas automatique!) et il faut sans cesse traverser le monde de long en large pour trouver ce qu'on pourrait faire et récolter des indices.
Malgré une carte qui permet d'aller directement dans certains lieux, on passe en effet énormément de temps à se déplacer et même à tourner en rond dans cette maudite forêt labyrinthique à la recherche de ce qui pourrait bien nous manquer pour progresser dans l'histoire. Du coup, ça devient lassant à un moment et (moi qui adore pourtant les jeux difficiles qui demandent de la réflexion) j'ai dû me résoudre à avoir recours souvent à une solution, surtout pour la deuxième partie du jeu.
Ceci dit, Simon the Sorcerer est incontestablement un excellent jeu qui sera assurément appréciés des amateurs des point&clicks des années 1990 (surtout s'ils ne sont pas pressés de finir le jeu, donc). La musique, les dialogues, l'humour, les références multiples, la richesse de l'environnement : tous les ingrédients classiques des jeux de l'époque (et qui nous manquent cruellement aujourd'hui) sont au rendez-vous.