Personnellement très habitué au genre, j'aurai mis malgré tout 8 heures intensives (une journée de dimanche) pour atteindre la fin de l'histoire, sans pour autant dépasser le quart du score maximum pour les documents cachés. Il suffit pour cela de refuser les trajets directs en gare, de ne pas passer les jeux de danse, de solutionner chaque énigme de câblage, de ne surtout pas utiliser la barre d'espace afin de chercher soi-même les objets et zones d'interactivité, ... bref, de jouer à tous les challenges que ce jeu propose à chaque fois qu'ils se présentent. De plus, l'aventure se déroule sans réellement proposer d'obstacle : ceci permet aux joueurs tout niveau (habitués et néophytes) de passer un très agréable moment sans devoir jeter un coup d'oeil honteux à une solution. Loin d'avoir la profondeur d'un "Gabriel Knght 3", la poésie d'un "Syberia", l'original d'un "Perry Rhodan" ou le stress d'un "Nikopol", Mata Hari est sans nul doute un très bon jeu qui brille, si ce n'est par un prix d'excellence dans une des catégories ci-dessus, au moins par un savant mélange entre elles. Je rejoins donc, pour une fois, l'avis du testeur de JVC qui a su trouver la raison d'être principale de ce jeu : beau et accessible, il réserve un divertissement de qualité, en toute simplicité.