16/20 — Très bon
Graphismes : 18/20. Les décors sont magnifiques. Jamais l'espace n'avait paru aussi beau. Les planètes, les soleils, les nébuleuses sont très bien réalisés. Chaque système est unique : aucun sentiment de répétition ou de déjà vu. On ne se lasse pas de silloner l'espace et on prend du plaisir à s'arrèter parfois pour regarder autour de son vaisseau. Les pluies de météorites, les champs d'astéroïdes, le ballet des vaisseaux : tout concourt à donner un souffle épique à cette aventure. Toutefois, le danger vous guette à chaque instant, vous n'aurez pas l'occasion de vous endormir sur votre clavier !
Jouabilité : 16/20. Moins facile à prendre en main que DarkStar One ou Freelancer, il faudra un temps pour s'adapter et trouver ses marques. D'autant que le manuel de jeu n'est pas très bien documenté et qu'il n'y aucun tutorial intégré dans le jeu. C'est l'aventure au sens complet du terme. On progresse à tâtons, on expérimente. C'est déconcertant au début mais le plaisir de découverte en est décuplé au final ! Il se joue aussi bien au joystick qu'à la souris. Durée de vie : 18/20. Le scénario n'est pas du tout passionnant, c'est vrai. Mais c'est le mode "Histoire libre" qui donne la vraie valeur de ce jeu. La durée de vie est immense. Entre l'exploration des systèmes, les différentes quêtes, la recherche des pièces pour acquérir le dispositif de manipulation du temps et les éléments pour rendre son vaisseau invisible, vous en aurez pour un moment. Et je ne parle pas des brèches de saut non répertoriées qui mènent vers des systèmes cachés (et souvent dangereux), les ruines, le hacking des batiments, le minage, le commerce etc. Les possibilités de jeu, d'évolution de son personnage et de son vaisseau sont immenses. Le côté RPG, les nombreux métiers que l'on peut choisir avant de commencer sa partie procurent des possibilités de rejouabilité conséquentes. En revanche, pour ceux qui ne jurent que par le multijoueur, oubliez : c'est un jeu solo. Bande son : 14/20. Niveau musique, c'est réussi. Par contre, les dialogues des pilotes ou adversaires que l'on croise dans la galaxie sont vite récurrents. Reproche que l'on peut faire aussi à DSO et Freelancer. Space Opéra et dialogues ne font pas souvent bon ménage sauf dans les vieux jeux comme Privateer ou Wing Commander qui contenaient des répliques bien senties. Scénario : 10/20. Une histoire bateau. Du vu et du revu. Une raison de plus pour laisser tomber l'histoire imposée et sélectionner le mod libre. Là, on choisit une race, un camp, un métier, un vaisseau. Et l'espace, l'ultime frontière s'offre alors à vous. Note générale : 16/20. SpaceForce ne révèle pas son intérêt lors des premières heures. Il faut s'accrocher, prendre le temps de faire évoluer son personnage et son vaisseau en douceur avant de pouvoir en acheter un plus puissant. Si vous êtes impatient, ce jeu n'est pas pour vous. En revanche, si vous aimez les jeux longs, profonds, si vous aimez l'espace et l'exploration, c'est un vrai bijou qui s'offre à vous. Une promenade dans un univers de rêve. Ma note est bien différente du testeur et c'est logique. On ne peut pas demander à un testeur de passer 15 jours à essayer chaque jeu avant de donner son avis). Le jeu ne livre pas sa richesse au bout de quelques heures mais seulement en persévèrant. Après, on n'arrive plus à en décrocher. Enfin, pour terminer, il faut parler des mods. ils arrivent tout doucement sur le forum officiel de SpaceForce. Certains sont déjà sortis et d'autres sont en préparation.