15/20 — Bon
Oyez oyez, fan de Jurassic Park et de Warcraft, c'est à vous que je m'adresse ! Paraworld est fait pour vous et ce pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, si les animaux du mésozoïque vous ont toujours fasciné depuis votre plus tendre enfance après la sortie du parc jurassique au cinéma de Steven Spielberg, vous serez surement agréablement surpris de savoir que l'on compte dans ce titre une cinquantaine d'espèces extrêmement variées, parfaitement modélisées et correctement animées, allant du Dunkleosteus au Deinonychus, en passant par le Megaloceros et l'Apatosaurus. Amusantes à observer, elles sont réparties dans différents écosystèmes aux couleurs chatoyantes, lesquels sont la savane, la banquise, la jungle, les forets nordiques et les terres brulées. Parlons-en des couleurs : souvent très vives, elles peuvent parfois gêner un peu, notamment dans des milieux qui devraient être plutôt ternes. Mais il faudra vous y habituer : c'est l'ambiance du monde parallèle. Le scénario, quand à lui, peut faire pâlir de jalousie certains scénaristes (certes, peu talentueux, mais des scénaristes tout de même). Très bien foutue, l'histoire est finement découpée en plusieurs parties accompagnées par une difficulté en crescendo, malgré une IA assez pathétique. Le gestionnaire d'armée apporte une véritable nouveauté même si il aurait pu être plus poussé et handicape quelque peu la création d'unités puisqu'il limite considérablement leur effectif (on lui aurait plutôt donné le nom de "gestionnaire de troupe"). On critiquera la stratégie de bourrin et souvent peu intelligente mais les joueurs warcraftiens y trouveront leur compte. Enfin, les musiques sont assez somptueuses puisqu'elles ne sont ni plus ni moins le résultat d'un laborieux travail musical au sein d'un orchestre symphonique. On dit que le jeu aurait au final couté plus de un million de dollars pour un résultat souffrant de quelques défauts titillant mais tout de même acceptable pour tout amateur de stratégie... préhistorique.