15/20 — Bon
Un jeu narratif, hybride entre visual novel et RPG au gameplay assez original. Le pitch est assez complexe et une maîtrise minimale de l’anglais littéraire est nécessaire pour apprécier le scénario qui se révèle très étoffé.
J’ai joué une dizaine d’heures et expérimenté plusieurs fins. Il y a un cocktail assez plaisant dans ce jeu :
- une navigation en scroll vertical survolant les différentes parties de la station spatiale (en anneau)
- l’interface globale, futuriste et léchée avec des micro-interactions gratifiantes
- une bonne diversité de mécanismes via les dés, la monnaie et le système de cycles
- des fx et une bande son envoutante
- des personnages intéressants qui vont déterminer nos préférences de quêtes
Après, il y a d’autres aspects qui m’ont un peu rebuté :
- le design de la station est beau, mais assez incompréhensible : géométrie trop simpliste, problème d’échelle, on ne sait pas trop ce qu’on voit, l’immersion en prend un coup
- les dialogues à rallonge, parfois barbants
La première extension “flux” (de réfugiés) est sortie, mais il faut jouer la carte de la solidarité sinon la quête se finit d’elle-même très rapidement.
Initialement un peu déroutant, Citizen Sleeper m’a au final bien accroché par son ambiance et son histoire prenante, bien qu’exigeant sur la compréhension de son univers complexe.