Jouer à Battlefield 2 en 2020 relève maintenant du parcours du combattant. Si vous y jouez, c’est que vous le voulez vraiment. Et pour cause, suite à la fermeture des serveurs de GameSpy, les amateurs du jeu ont dû développer leur propre plateforme pour continuer de jouer en réseau : BF2Hub. Une fois installé, vous pourrez jouer au jeu comme si de rien n’était.
Une fois lancé, le jeu nous offre directement son plus mauvais côté : les menus. Les menus de BF2 sont vraiment longs, lents et chiants à utiliser. Il faut parfois attendre quelques secondes après avoir appuyé sur Echap pour voir le menu se lancer. Après avoir passé ce cap, vient le moment de trouver un serveur ne souffrant pas de lags. Le problème c’est que si pour nous le lag est acceptable, il n’est pas rare de voir des joueurs à 200 de ping se balader en se téléportant sur la map. Quoiqu’il arrive les conditions de jeu ne sont pas optimales. Mais le pire n’est pas passé mais nous verrons ça plus tard.
Coté graphisme, il s’agit d’une vraie claque par rapport à 1942, les modèles sont réussis, les animations vraiment classes et les décors, bien que redondants, ont un vrai cachet. Le seul bémol c’est ce brouillard de guerre qui sert de cache-misère ou sans doute de moyen d’économiser les ressources des bécanes asthmatiques de l’époque.
Niveau bruitages, le studio a utilisé des bruitages qui même maintenant pourrait faire pâlir nombre de jeux tant les sons sont de bonnes qualités. Pour la musique, on retrouve le thème de la série si connu. Joie.
Revenons sur le jeu lui-même. Battelfield est un excellent jeu très immersif qui part son gameplay donne une leçon aux jeux multi de l’époque. Le manque de nervosité sur les grandes maps est compensé par le plaisir de conduire des véhicules. Le fait que chaque joueur ait un rôle rajoute
un aspect pierre-feuille-ciseaux et une forte complémentarité interclasses qui rappellera à certains la sainte trinité « Tank -Healer – DPS » habituellement valable dans les MMORPG. Le reste est en général une question d’adaptabilité et de situation. Le problème, c’est qu’à l’heure où j’écris ces
lignes, les serveurs se font de plus en plus rares tout comme les joueurs. Le peu de joueurs restants sont des vétérans qui ne vous laisserons aucune chance. Jusque là rien d’anormal, on est là pour ça. Et même ayant eu un bon niveau national sur ce jeu et son jumeau « Play 4 Free », le niveau reste assez haut pour moi. Le problème c’est que l’anti-jeu est omniprésent, les
spawn kills ne sont pas rares et le fun d’autrefois n’est plus aussi palpable.
En termes de durée de vie, le jeu a une re-jouabilité infinie tant que les serveurs sont occupés. Puissent-ils l’être encore longtemps. Malheureusement, le jeu n’a pas de campagne solo mais un mode escarmouche standard qui permettra aux nouveaux venus de faire leurs armes.
Pour conclure, je dirais que ce jeu a malgré son grand âge de beaux jours devant lui. Il le mérite bien et sa communauté lui rend bien. Néanmoins, cette dernière devrait toujours penser à inclure les nouveaux venus qui se sont donné beaucoup de mal rien que pouvoir installer le jeu.