On sent derrière Against Rome une réelle envie de bien faire, notamment dans le système de combat plutôt sympa. On peut choisir entre plusieurs formations d'attaque, on peut aussi se replier pour éviter de perdre trop de vie ou encore piller et brûler les campements ennemis. Mais c'est surtout les défauts du jeu qui finissent par se mettre en valeur et au bout de quelques parties, on ne voit qu'eux. J'ai déjà parlé de la lenteur de déplacement des unités, on pourrait aussi ajouter que chaque ordre donné accuse un petit temps de latence. Parfois, ce temps peut monter jusqu'à deux ou trois secondes et on en arrive à se demander si le jeu a bien pris en compte le clic qu'on vient de faire... Dans ces conditions, impossible de compter sur ses réflexes. Le mieux est donc d'anticiper chaque action pour avoir une maigre chance de s'en sortir. Le pathfinding se montre également très laborieux. Les unités sont toujours bien déterminées à rester en formation (même lorsque bizarrement, elles sont dispersées) ce qui donne des comportements assez étranges dès lors qu'elles se déplacent. Elles bloquent régulièrement contre des obstacles, il faut sans cesse les surveiller et les remettre sur le droit chemin. L'aspect stratégique est quand à lui assez maigre. Mises à part les magies propres à chaque nation, les différences entre les peuples ne se font pas beaucoup sentir. Ce n'est donc pas avec Against Rome que Jules Cesar sera renvoyé chez sa mère. Le titre s'était pourtant doté d'une réalisation sympathique en 2D comme en témoignent les effets climatiques sur les maps (pluie, éclairs, neige), d'un bon nombre de scénarii (des missions historiques et une campagne scénarisée), et de plusieurs modes multi pouvant accueillir jusqu'à 8 joueurs, mais voilà, devant ses lourdeurs de gameplay, on jette facilement l'éponge pour se rabattre devant un autre STR. Le choix est large autant en profiter.