De l'excellent NOLF 2, CONTRACT JACK ne conserve que les graphismes et l'univers. Ce n'est déjà pas mal, me direz-vous, mais tout admirateur de la belle Cate Archer ne pourra que déchanter très rapidement. En clair, vous prenez NOLF 2, vous remplacez Miss Archer par une armoire à glace aussi muette que peu charismatique, vous retirez les phases d'infiltration, les gadgets délirants, les phases de jeu déjantées, les points de skills, les notes à lire... Bref, tout ce qui a fait le succès de NOLF 2. Que reste-t-il alors ? Hé bien une aventure plate, un shoot bourrin au possible, qui ne propose rien d'autre que d'avancer en massacrant/détruisant tout sur son passage, sur fond d'un scénario aussi intéressant qu'un documentaire sur la reproduction de la crevette coréenne. Du début à la fin, le joueur aura l'impression de faire tout le temps la même chose. Les environnements sont répétitifs au possible, et beaucoup sont de simples resucées de NOLF 2. Les phases en véhicules (peu maniables) et les quelques discours de méchants rageux et peu avares en insultes dérideront à peine le joueur. Seuls quelques rares passages sortent du lot : les phases dans l'espace, qui renvoient directement à Moonraker, et le combat final, plutôt original. Mais l'âme de NOLF est tout simplement absente, et si traverser le jeu ne sera pas vraiment une torture, sitôt le générique de fin expédié, le joueur ne conservera du jeu qu'une vague impression d'ennui.