Si Evil Genius est basé sur une excellente idée, il a malheureusement de nombreux points noirs...
Commençons par les Bugs. "Evil Genius cardiaque", Crash du jeu pour le déplacement d'une porte, sbires Diplomates ayant des soucis pour dégainer leur "mallette à corrompre"... Une liste assez longue de soucis techniques donne parfois l'impression d'être face à un prototype, pas encore fignolé...
L'IA des sbires est honteuse. Certes, les hommes d'un Génie du Mal ne sont pas réputés pour être des lumières... mais là...
Comme mentionné dans le test de JV.com, les sbires n'ont aucune notion de "priorité" ou d'"urgence".
Leur intelligence les rapproche d'une palourde trépanée... Ainsi, on peut par exemple voir s'amalgamer autour d'un unique agent ennemi tous nos sbires sociaux, tandis que ses collègues vaquent et fouinent tranquillement...
Le jeu est très flou, et un manque de contrôle parfois frustrant nous empêche d'en profiter à fond.
La recherche, par exemple, dépend uniquement du bon vouloir de nos sbires scientifiques. Si nous pouvons savoir que tel ou tel objet permet d'en développer trois nouveaux, impossible de suggérer aux sbires de l'étudier un peu plus attentivement...
Ce qui m'amène au déroulement très scripté du jeu. N'espérez pas trop développer vos technologies et obtenir toute la gamme de pièges et accessoires d'entrée de jeu : sans remplir les objectifs, vous ne progresserez pas. Ni dans la recherche, ni dans la découverte des actes d'infamie dans le monde...
De nombreuses choses seraient à revoir, que ce soit l'"aide", qui a tendance à nous apporter des infos qu'on connaît déjà, l'IA des sbires, ou l'équilibre "liberté du joueur/script"...
Cela étant, on garde tout de même plaisir à jouer à ce jeu, nous plaçant pour une fois dans la peau d'un Super-méchant. Les animations très drôles collent parfaitement à l'esprit parodique et caricatural du jeu, et avec le temps et l'habitude, on finit par s'organiser pour faire face à la stupidité abyssale de nos hommes...
Peut être aurait-il dû toutefois sortir une petite année plus tard, sans être truffé de ses bugs et imperfections parfois très très pénibles.