Adapté du manga éponyme, Garfield Kart est une oeuvre crue, sans concessions ni aucun tabou. Reprenant les 10 premiers arcs du manga et reprenant certains éléments de l'anime (notamment le personnage d'Harry ainsi que les rayures à l'encre magique de Nermal), cette adaptation vidéoludique reprend les courses mortelles et intenses qui ont fait la renommée de l'oeuvre d'Hidetika Kojima. On peut y reproduire les techniques cultes comme la course sur le côté de parois, falaises et clôtures, ou encore le choc-boost multi-directionnel entre les coureurs. Mais la maîtrise de ces techniques est indispensable pour s'en servir, sinon seule la mort attendra votre personnage.
On retrouve également tous les lieux cultes de l'anime dont la Vallée des rois (là où Garfield apprend son héritage de successeur des lasagnes de Xantar) ou encore l'usine Pastacoli où le Kaiser a été broyé dans les machines avant de revenir en tant que Cyborg augmenté aux raviolis dans l'arc 13.5 . On regrettera juste l'absence des bureaux noyés de Pastabox Empire, l'une des rares tentatives de l'éditeur de censurer l'adaptation.
Pour en revenir au gameplay, ici les objets ne sont pas forcément bénéfiques. Aller trop vite peut vous faire exploser en plein milieu de la route ou vous faire tomber vers votre mort depuis une falaise. Gérer votre accélération sera crucial pour remonter le peloton lors des dernières secondes de la course. Le pouvoir d'aliens, invoquant les soucoupes de l'arc 4, sera d'ailleurs un véritable test : le meneur de la course mérite-il sa place? Il devra le prouver en passant de force leur barrage qui sinon l'emmènera vers une mort certaine et brutale.
Violent, cru, technique, fidèle... tout comme mon mari, Garfield Kart : Furious Racing s'impose comme maître des adaptations et des jeux de course effrénés. Seul son successeur, qui devrait être annoncé au prochain E3, pourrait reprendre sa place en intégrant à cette formule le contenu des arcs ultérieurs.