Il est vain de chercher dans Postal 2 un bon FPS au gameplay huilé et au scénario passionnant. Il ne joue tout simplement pas dans cette catégorie.
De même qu'il est vain de s'y intéresser si on est pas en phase avec son univers bordélique, taré, psychotique.
Postal 2 est le défouloir ultime, un hallucinogène alignant les blagues de mauvais gout, les "private jokes", la violence débridée (si on joue avec l'extension AWP), violence aussi bien visuelle que morale.
Et ça tombe bien c'était le but, le jeu remplit sa part du contrat, et il y a souvent de quoi s'esclaffer, voire carrément éclater de rire, que ce soit en faisant un carnage ou simplement en assistant aux multiples situations grotesques et crétines.
Il est très difficile de juger objectivement de sa qualité (et de la note qu'il mérite) puisque l'intérêt de Postal 2 se définit plus que jamais dans les gouts et les couleurs, dans notre capacité à rentrer dans le trip, à s'imprégner de son atmosphère foldinguo.
Ma note représente uniquement le plaisir que j'ai à jouer au jeu, les bons moments que j'ai passé dessus. Rien de plus.