Deuxième beat’em up développé par Konami pour l’Arcade, Green Beret place le joueur dans la peau d’un soldat américain chargé d’infiltrer une base militaire pour sauver des prisonniers durant la guerre froide. Appelé Rush’n Attack aux États-Unis pour mieux jouer sur les sonorités de l’expression « Russian Attack », il se compose de quatre niveaux qui se terminent par divers groupes d’embuscade à vaincre. Pour se défendre, le joueur dispose d’un couteau qu’il peut utiliser tout en avançant face à des vagues infinies d’ennemis, le gameplay se rapprochant fortement d’un Kung-Fu Master. D’abord prévisibles et peu agressifs, les ennemis se montrent ensuite bien plus variés entre les artilleurs, les coursiers, les grenadiers, les soldats en jet-pack, les parachutistes, les bergers allemands et les gyrocoptères.
Très linéaire, le level design joue toutefois sur plusieurs hauteurs avec des bâtiments à escalader via des échelles, certains ennemis pouvant aussi les emprunter quand d’autres effectuent systématiquement des attaques sautées. En éliminant certains soldats, il est possible d’obtenir des armes à munitions très limitées comme des grenades, un lance-flammes et un lance-roquettes. Difficile sur la durée, Green Beret demande une certaine maîtrise car une fois toutes les vies écoulées, il n’est pas possible d’utiliser de continue. Porté sur divers micro-ordinateurs en 1986, le jeu paraît sur NES en 1987 avec un total de six niveaux et des bonus inédits comme l'étoile d'invincibilité, héritée de Super Mario Bros. Un jeu précurseur des futurs beat’em up de Konami, mais aussi de run’n gun comme Contra pour certaines mécaniques.