Gameplay
Blue Stinger est un jeu d'action/aventure solo à la troisième personne où vous aurez le choix d'incarner Eliot, rapide et agile ou Dogs, résitant mais un peu plus lent qu'Eliot. A chaque moment il vous sera possible de choisir entre un de ces deux peronnages à l'envie en passant par le menu. Vous pourrez compter sur un arsenal de plus de vingt armes pour combattre vos ennemis, des humains transformés en monstre décérébrés par l'arrivé de la météorite, et d'énormes boss chacun ayant ses propres vulnérabilités. Votre équipement compte des armes variées allant du simple pistolet au bazooka en passant par l'épée laser en incarnant Eliot, et, à des "armes" des plus inattendues si vous incarnez Dogs. En grand fan de films de combat, Dogs deviendra alors un maître du kung fu ou du catch en enfillant des T-shirts !
Vous aurez à récolter de l'argent sur les cadavres de vos ennemis, et grâce à une législation des plus souple vous pourrez augmenter la taille de votre arsenal à n'importe quels distributeurs disséminés ça et là. Blue Stinger possède une légère dimension open world car il vous sera possible de retourner à n'importe quel endroit de l'île aux dinosaures pour le peu qui vous y ayez déjà eu accès. Votre aventure sera cependant entâchée par des déplacement approximatifs, dû au changement de caméra par rapport à la version japonnaise, vous souffrirez de petits soucis de précision du joystick mais rien n'empêchant de s'amuser et de finir le jeu.
Technique
Le level design de Blue stinger est excellent, les différents endroits que vous visiterez ont chacun leur fonction, justification et ambiance. Vous passerez ainsi des zones touristiques aux zones d'habitations, des installations techniques au coeur de l'île : son laboratoire, en passant par l'incontournable Hello Market, un super-marché à l'ambiance et à la musique inoubliable.
Le jeu possède un très grand nombre de textures, chaque endroit est décoré avec un grand soin du détail, rendant chaque endroit unique et augmentant l'immersion et l'impression que l'île possèdait une vie avant la catastrophe. Cette profusion de détail sert également au joueur en lui donnant de nombreux indices sur l'endroit où il se trouve et quel était sa fonction. D'une manière générale, le jeu est beau sachant qu'il est en 3D temps réel. Les monstres et boss souffrent, quant à eux, du peu d'animation dont ils ont été affublés mais ils possèdent tous un design sympathique et peu répandu dans les jeux vidéos, à l'instar du "crabe-jeep", un boss qui été coincé dans une voiture lors de sa transformation et qui ne fait plus qu'un avec sa monture. Le boss de fin est, lui, énorme mais très statique.
Lors des cut-scenes (scènes, où le joueur ne contrôle pas son personnage, utilisant le moteur du jeu) ont peut se rendre compte que la synchronisation labiale est déficiente mais, pour un fois, ceci s'accorde très bien avec une des caractéristiques propre au jeu: le kitch assumé. Mais toutes les scènes non-jouables ne sont pas des cut-scenes, il y a aussi des CGs (scènes cinématiques précalculées) qui sont faites avec une version plus puissante du moteur du jeu mais qui ne sont pas des plus belles et souffrent d'une compression vidéo mal optimisée.
Le support GD-rom permet de nombreuses musiques, de bonne qualité, ainsi qu'un nombre convenable d'effets sonores.
Durée de vie
Comptez entre 10 et 18 heures lors de votre première partie, Blue Stinger possède une grande re-jouabilité, il vous sera possible de recommencer le jeu en gardant certains acquis tel que l'argent lors de la partie suivante. Mais ce n'est pas tout, des bonus peuvent être débloqués si vous parvenez à finir le jeu en remplissant certaines conditions comme finir une partie en moins de 5 heures ou finir le jeu en difficile. Ces bonus sont très attractifs (munitions illimités, par exemple) et vous pousseront à recommencer le jeu encore et encore tout en donnant un aspect speedrun diablement addictif. Blue Stinger peut facilement vous entraîner dans plus d'une centaine d'heures de jeu, ce qui est plus que convenable et en fait indéniablement un point fort.
Conclusions
Blue Stinger sur dreamcast est donc un grand jeu, sympathique et inoubliable, qui a souffert d'un archarnement de la presse d'époque qui s'attendait à y trouver le nouveau Resident Evil. Son histoire et son ambiance unique n'auront aucun mal à éclipser ses quelques défauts et sa durée de vie rentabilisera sans soucis votre investissement. Des graphismes très corrects, ses boss énormes aux designs ambitieux, son grand nombre d'armes, ses tenues variées et le duo Eliot/Dogs s'avèrent être un cocktail attracteur dans ce cadre raffraichissant qu'est l'île aux dinosaures.