J’accueille ce jeu avec un plaisir particulier : il s’agit peut-être du dernier grand jeu de la 3DS et il mélange deux licences qui me tiennent à cœur : Persona et Etrian Odyssey (EO).
Manque de place oblige, j’invite ceux qui sont peu familier avec ces deux licences à se rapprocher des tests ou avis de ces jeux pour se faire une idée de ce qu’est Persona Q2.
En bon melting pot, ce Persona Q2 emprunte à l’une et à l’autre série et évidemment, les compromis pourront s’avérer frustrant pour les afficionados des deux licences qui, s’ils retrouveront certains aspects, n’en retrouveront pas d’autres.
Pour commencer : l’histoire est relayée au second plan et est bien moins passionnante et profonde qu’un Persona. Elle m’a toutefois agréablement surprise car plus profonde qu’il n’y parait, malgré des dialogues à rallonge et peu passionnants, là où un Persona était plus pertinent et plus concis. Les fans adoreront la multitude de clin d’œil qu’on leur propose sans que cela ne nuise aux nouveaux venus qui se laisseront porter par l’histoire du titre.
Côté Gameplay, c’est EO : chaque labyrinthe doit être dessiné (vous pouvez laisser la console le faire pour vous) et vous avancez pas à pas dans les niveaux jusqu’à les avoir entièrement visités. Les combats empruntent aux 2 licences : formation en 2 rangées à la EO et compétences et coups à la Persona. Les connaisseurs ne seront pas déboussolés.
Les nouveaux venus apprécieront la difficulté moins impardonnable que dans Persona Q1, perso je trouve dommage que le level-design n’ait pas été à la hauteur du premier titre (moins de puzzles et d’énigmes), même s’il reste plaisant.
Et les environnements sont toujours aussi déjantés et le design ds labyrinthes est un régal. J’en profite pour souligner l'excellent travail artistique autour du titre : personnages mignons et attachants, cut-scenes de qualité et animations et détails au poil. Sans mettre la 3DS à genoux, ça en jette ! Quant à la bande-son, rien à redire, elle est aussi bonne que le 1er.
Concernant les défauts, si le titre est plus accessible, certains passages sont extrêmement difficiles et nécessiteront un levelling fastidieux à la EO. La progression est donc lente (c’est un des points que je n’aimais pas trop dans les jeux EO). Melting pot entre Persona et EO, certains aspects des deux jeux auraient mérité d’être réutilisés, comme le système de lien social entre les individus qui permettaient de débloquer et booster des capacités, absents de cet opus. Tout comme l’arbre des compétences propres à la série EO, également absent.
Mais surtout, le titre reste trop sage : là où le 1er Persona Q était un crossover original et déjanté, ce second opus ne prend pas assez de risques et reste dans une zone de confort : le joueur n’est pas dépaysé. Ce n’est pas un défaut en soi mais j’aurais aimé retrouver la surprise qui fut la mienne quand j’ai mis la cartouche Persona Q pour la première fois.
Dernier point (défaut ou non selon certains) : le jeu est en anglais.
Pour résumer : sans être LE jeu de la 3DS, il reste un incontournable pour les amoureux des licences Persona et EO. Pour les nouveaux venus, il est certainement un bon moyen de s’initier au genre des Dunjeon-Crawler. Persona Q2 est sans aucun doute un excellent moyen de (re)sortir votre 3DS.