Qui dit période estivale dit arrivée sur le marché des nouveaux smartphones pliants de Samsung. Le Galaxy Z Flip 7 est donc de sortie, et il est temps de faire le point : le nouveau terminal à double écran et à clapet du constructeur mérite-t-il le détour ? Réponse dans ce test.
Sommaire
- Samsung Galaxy Z Flip 7 : la fiche technique
- Prise en main : un Galaxy Z Flip qui voit plus grand
- Écrans : la révolution est à l’extérieur
- Des performances correctes, mais pas dingues
- Android 16 et un max d’IA au programme
- Une partie photo sans surprise
- Une autonomie revue (légèrement) à la hausse
C’est un peu une tradition pour moi : chaque année, je teste le nouveau smartphone à clapet de Samsung avant de partir en vacances. Le Samsung Galaxy Z Flip 7, cuvée de 2025, est donc tombé entre mes mains avides de nouveautés à quelques jours de la quille. Face à ce smartphone pliant qui voit grand, j’ai donc voulu vérifier si l’évolution par rapport au Galaxy Z Flip 6 s’arrêtait à l’esthétique ou si elle concernait d’autres aspects du terminal. Voici mes conclusions !
Samsung Galaxy Z Flip 7 : la fiche technique
| Samsung Galaxy Z Flip 7 | |
| Taille d'écran | 4,1 pouces (extérieur) / 6,9 pouces (intérieur) |
| Type d'écran | AMOLED (extérieur) / OLED LTPO 120 Hz (intérieur) |
| Définition d'écran | ?? x ?? pixels (extérieur) / 2520 x 1080 pixels (intérieur) |
| Taux de rafraîchissement | 1‑120 Hz (intérieur) |
| SoC | Samsung Exynos 2500 (3 nm) |
| Mémoire vive | 12 Go |
| Stockage | 256 Go / 512 Go |
| Batterie | 4300 mAh |
| Charge rapide | 25 W filaire / 15 W sans fil |
| Capteurs photo principaux | 50 Mpx + 12 Mpx |
| Capteur photo secondaire | 10 Mpx (under‑display) |
| Certification | IP48 |
| Dimensions | 166,7 x 75,2 x 6,5 mm (déplié) |
| Poids | 188 g |
| Prix | À partir de ≈ 1249 € |
Prise en main : un Galaxy Z Flip qui voit plus grand
Si, l’année dernière, je reprochais au Galaxy Z Flip 6 de ne pas afficher beaucoup de nouveautés esthétiques par rapport au modèle précédent, le Galaxy Z Flip 7 fait de beaux efforts. Cela passe tout d’abord par des écrans plus grands, en particulier en ce qui concerne celui présent en façade.


Par rapport au Z Flip 6, on passe d’un écran externe de 3,4 à 4,1 pouces et d’un écran pliant de 6,7 à 6,9 pouces. Cela joue forcément sur les dimensions du Z Flip 7, qui est légèrement plus haut (166,7 mm contre 165,1 mm) et plus large (75,2 mm contre 71,9 mm) une fois déplié. En revanche, le nouveau modèle est plus fin : 6,5 mm contre 6,9 mm pour le Z Flip 6. C’est la preuve que les efforts réalisés par Samsung, qui nous a déjà fait le coup avec le Galaxy S25 Edge, ont tendance à payer.

La finesse du smartphone apporte une vraie différence lorsqu’il est déplié. Et il est aussi plus fin lorsqu’il est plié (13,7 mm contre 14,9 mm), ce qui est aussi un avantage. Côté poids, Samsung a aussi réussi un exploit : proposer un Galaxy Z Flip 7 qui pèse seulement 1 gramme de plus que son prédécesseur, malgré des écrans plus grands des deux côtés. Chapeau.







La conception des contours et l’organisation des boutons restent similaires à celles des précédents modèles, avec les boutons de volume et d’allumage à droite. Le slot pour la carte SIM se situe quant à lui à gauche, sur la partie supérieure du terminal.
Écrans : la révolution est à l’extérieur
L’écran pliant central, le principal, passe à 6,9 pouces. Cela donne un peu plus de confort, surtout pour regarder des vidéos grâce à un format en 21:9. Il s’agit d’une dalle OLED LTPO, capable de varier de 1 à 120 Hz en fonction de la situation.

Pas de changement en ce qui concerne la luminosité de l’écran par rapport au Z Flip 6. La qualité reste au rendez-vous, et la très bonne luminosité permet d’effacer, visuellement tout du moins, la pliure de l’écran. Visuellement seulement, car elle reste palpable au toucher, sans pour autant que ce ne soit choquant.

La petite révolution du Galaxy Z Flip 7 se trouve du côté de l’écran externe. En effet, si vous êtes familier avec le look du Galaxy Z Flip 6, vous vous rappelez sans doute du format un peu biscornu de son petit écran, pas totalement rectangulaire. Si Samsung a conservé cette caractéristique pour son Galaxy Z Flip 7 FE, le Galaxy Z Flip 7 profite désormais d’un écran AMOLED de 4,1 pouces en façade. Et, ça, on aime !

Ce petit écran, à la fois fluide et lumineux, peut vite devenir incontournable lors d’un usage quotidien. C’est clairement une très bonne chose que Samsung ait décidé de l’agrandir afin d’en améliorer la prise en main.



Dans les menus de OneUI, on note que les paramètres des deux écrans sont séparés. C’est un point à prendre en compte, car de prime abord, on peut penser que l’écran externe est laissé de côté. Et ce n’est pas le cas. Mieux vaut le savoir !
Des performances correctes, mais pas dingues
Le choix de Samsung en ce qui concerne le SoC du Galaxy Z Flip 7 laisse un peu songeur. Alors que toute la gamme de Galaxy S25 bénéficie d’un processeur Qualcomm Snapdragon Elite 8, le Galaxy Z Flip 7 est, quant à lui, équipé d’un SoC maison : le Samsung Exynos 2500. Gravé en 3 nm, ce processeur taillé pour l’IA avec son NPU puissant et son GPU Samsung Xclipse 950 capable de gérer le ray tracing ne tient pas toutes ses promesses.






Les benchmarks le mettent largement en dessous du SoC Qualcomm du moment, et ce, aussi bien du côté CPU que GPU. Bon, il faut remettre ce constat en perspective : l’Exynos 2500 reste tout de même solide sous ses appuis, et vous n’aurez aucun mal à jouer à vos jeux mobiles les plus gourmands sur le Galaxy Z Flip 7. Mais quand même, la stratégie de Samsung est difficilement compréhensible sur le point de la puissance pure.

Android 16 et un max d’IA au programme
Pour ce qui est de son interface, le Samsung Galaxy Z Flip 7 associe, comme attendu, Android 16 à One UI 8. Si le constructeur sud-coréen ne révolutionne pas grand-chose en matière d’interface avec la nouvelle version de sa surcouche, il continue néanmoins à valoriser ses fonctionnalités IA.






On retrouve donc les outils bien connus depuis l’arrivée de Galaxy AI sur les terminaux haut de gamme de Samsung : Assistant Appel, Assistant Messages, Interprète, Assistant Notes, Assistant Retranscription, Assistant Web, Assistant Photo, Outils de création, Gomme audio… On ne va pas refaire le détail, mais tous les outils d’IA qui peuvent contribuer à améliorer la productivité et à se simplifier la vie sont de retour, et en français intégral.






Samsung a travaillé sur une intégration plus profonde de Galaxy AI au sein de One UI 8, et le Samsung Galaxy Z Flip 7 est un bon appareil pour s’en rendre compte : j’ai notamment beaucoup apprécié le fait qu’il soit possible d’utiliser Gemini Live depuis l’écran externe du smartphone, simplement en demandant l’ouverture via la commande « Hey Google ». Pouvoir utiliser l’IA sans avoir à déplier le terminal, qui peut rester posé là où il est, c’est royal.
J'étais en plein débat avec Gemini concernant qui est le plus fort entre l'éléphant et le rhinocéros.

Now Bar et Now Brief sont également accessibles sur les deux écrans. Lorsque je disais que l’écran externe était la vraie révolution de ce smartphone, ce n’était pas uniquement pour son changement de taille : il devient vraiment très pratique pour l’usage de l’IA.



Pour le reste, on retrouve toute la proposition de base de One UI 8, ainsi que les petites touches « écran pliant » dans les applications où c’est utile, comme YouTube, par exemple. Le confort d’utilisation est donc une fois encore au rendez-vous chez Samsung.
Une partie photo sans surprise
Sans être mauvaise, la proposition du Samsung Galaxy Z Flip 7 en matière de photo est sans réelle surprise. Et pour cause, elle est matériellement identique à celle du Z Flip 6 : elle se compose d’un capteur principal de 50 mégapixels, et d’un capteur ultra grand-angle de 12 mégapixels.















Samsung a tout de même un peu affiné la proposition côté logiciel : encore une fois, l’IA aide beaucoup à améliorer les couleurs et la luminosité, y compris pour les clichés de nuit.









Les outils créatifs et de retouches donnent un peu de piquant dans l’utilisation du mode photo du Samsung Galaxy Z Flip 7. Même si ce type de proposition n’est plus vraiment original aujourd’hui, cela reste toujours agréable d’y avoir accès.
Une autonomie revue (légèrement) à la hausse
Équipé d’une batterie de 4300 mAh, le Samsung Galaxy Z Flip 7 fait mieux que le modèle précédent, qui faisait lui-même mieux que le précédent… Bref, Samsung parvient à s’améliorer niveau capacité de batterie, ce qui lui permet de talonner la concurrence, notamment du côté de Motorola. C’est forcément une bonne chose.
Le constructeur est clairement parvenu à optimiser la configuration de son terminal, et son SoC maison y est sans doute pour quelque chose. En pratique, et avec un usage standard qui exploite beaucoup l’écran externe, le smartphone a tenu 28 heures avant de devoir être rechargé. Un usage plus intensif peut néanmoins rapidement diviser par deux cette belle autonomie. Comme souvent, tout est une question d’usage, mais le Z Flip 7 s’en sort globalement très bien.
Pour ce qui est de la recharge, en revanche, la lenteur persiste : avec une charge filaire de 25W et une charge sans fil de 15W, Samsung ne change rien par rapport au modèle précédent. Presque deux heures pour une charge filaire complète, c’est trop long en 2025…
Conclusion
Points forts
- Ecran externe génial
- Pliure invisible pour l'écran central
- De bonnes performances
- Bonne autonomie
- Fin et maniable
Points faibles
- Pas d'innovation côté photo
- Une charge trop lente
- Pourquoi un SoC Exynos ?
Note de la rédaction
Le Samsung Galaxy Z Flip 6 était déjà sexy, mais le Samsung Galaxy Z Flip 7 l’est encore plus. Et, une fois n’est pas coutume, on l’aime en premier lieu pour sa beauté extérieure : ce petit écran qui n’est plus si petit que ça commence à vraiment s’émanciper. Les innovations permettent d’oublier la stratégie floue de Samsung en ce qui concerne le choix de son processeur. Les progrès du côté de Galaxy AI sont notables, et le gain de finesse facilite la manipulation du terminal. Dommage que la charge reste lente, la copie aurait été parfaite. Mais bon, il mérite quand même sa très bonne note, et sa place (peut-être) prochainement dans votre (petite) poche.
