Entre fuites organisées et rumeurs enflammées, le DJI Mavic 4 Pro a cristallisé toutes les attentes. Triple capteur, gimbal rotatif à 360°, capteurs LiDAR, filtres ND électroniques… les spéculations allaient bon train, parfois jusqu’à l’excès. De mon côté, j’ai eu la chance de le tester en avant-première, bien avant l’annonce officielle. Alors, que reste-t-il une fois l’appareil en main ? Spoiler : beaucoup de promesses… mais aussi quelques surprises.
Depuis quelque temps, DJI ne joue plus vraiment dans la même cour. Avec ses dernières générations de drones, le constructeur chinois a réussi à brouiller les lignes entre matériel grand public et outil de production pro. Et ce Mavic 4 Pro vient, d'un coup d'un seul, faire voler en éclat ce qu'on croyait possible pour un drone de cette taille.

Triple capteur Hasselblad, gimbal rotatif à 360°, portée record, autonomie annoncée de plus de 50 minutes... le nouveau flagship de DJI aligne des spécifications qui font tourner les têtes. J'ai eu le privilège de pouvoir l'essayer bien avant tout le monde. De quoi le faire voler dans pas mal de conditions, pousser ses réglages, et surtout vérifier si les rumeurs sur lui tiennent la route. Et sur le papier, c'est du lourd. Mais en vol, est-ce que ça suit vraiment ?
Specifications techniques
| Capteur principal (Wide) | 4/3 pouces CMOS Hasselblad, 24 mm équiv., f/2.8–f/11, 10-bit D-Log M, jusqu'à 100 MP |
| Téléobjectif moyen | 1/1.3 pouces CMOS, 70 mm équiv., ouverture f/2.8 |
| Téléobjectif long | 1/1.5 pouces CMOS, 166 mm équiv., ouverture f/3.4 |
| Résolution vidéo max | Jusqu'à 6K à 60 ips en 10-bit HDR (sur capteur principal) |
| Stabilisation | Gimbal mécanique 3 axes avec rotation 360°, tilt jusqu'à +70° |
| Système de détection d'obstacles | Omnidirectionnel avec capteurs LiDAR + LED basse lumière |
| Systèmes de navigation | GPS + GLONASS + BeiDou, précision améliorée sans signal GNSS |
| Portée de transmission | Jusqu'à 30 km (OcuSync 4.0+) |
| Autonomie annoncée | Jusqu'à 52 minutes (batterie standard) |
| Poids constaté (balance) | 1063 grammes |
| Télécommande fournie | DJI RC 2 ou DJI RC Pro 2 (écran tactile 7 pouces, 2000 nits) |
| Stockage interne | 512 Go (version Creator Combo uniquement) |
Design & gabarit : compact, réfléchi, et bourré de bonnes idées
Le Mavic 4 Pro ne cherche pas à passer inaperçu. Avec son châssis affûté, ses bras longs et sa nacelle surdimensionnée, il impose une présence presque intimidante une fois déplié. Là où les modèles précédents jouaient encore la carte de la compacité, DJI semble ici assumer pleinement son virage vers un format plus semi-professionnel.



Les premières secondes passées à le manipuler confirment cette impression : matériaux robustes, assemblage rigide, finitions soignées... tout respire la qualité et l'endurance. Le dôme de protection de la caméra, redessiné pour accueillir le gimbal rotatif, évoque plus un casque de moto futuriste qu'un simple accessoire de transport.
Le nouveau dôme de protection est particulièrement bien conçu

Une fois replié, le drone reste étonnamment transportable malgré ses mensurations. On est loin du format ultra-compact d'un Mini 4 Pro, voire même d'un Air 3, évidemment, mais il trouve sa place dans un sac à dos photo sans avoir à tout réorganiser. Et si vous avez la chance de prendre un Fly More Combo avec sacoche, alors là aucun souci de transport.
Le drone demeure malgré tout très compact

Petite nouveauté discrète mais appréciable : l'ouverture des bras déclenche automatiquement l'allumage du drone. Plus besoin d'appuyer sur le bouton de la batterie, tout démarre dès que l'appareil est déployé. Un détail qui peut paraître anecdotique, mais qui fait gagner du temps sur le terrain et renforce l'impression d'un produit pensé pour l'usage pro. D'ailleurs, le DJI Flip propose la même spécification, qui devrait donc s'étendre à l'ensemble des produits DJI.
Ce qui change vraiment la donne, c'est ce nouveau système de verrouillage des bras et le lock de la caméra, plus ferme et intuitif, qui assure une transportabilité sans risque. J'aime la manière dont DJI a repensé le pliage, les fixations et les sécurités : tout est optimisé dans les moindres détails. Par exemple, les bras se verrouillent automatiquement dès qu'on les déploie à fond, le capot de nacelle se clipse d'un seul geste sans jamais forcer, et le système d'inclinaison du gimbal a été renforcé pour éviter tout jeu pendant les transports. Même les hélices, légèrement épaissies à leur base, semblent pensées pour encaisser davantage de contraintes mécaniques.
Le déploiement des bras n'a jamais été aussi intuitif

Visuellement, la triple caméra Hasselblad trône à l'avant comme un totem technologique. Elle capte le regard et résume à elle seule l'ambition du drone. DJI ne cache plus ses intentions : ce Mavic 4 Pro est pensé pour remplacer certains setups cinéma légers, tout en restant pliable et utilisable seul.
Le coeur du produit : la triple caméra Hasselblad

Triple caméra : un outil taillé pour les productions haut de gamme ?
Impossible de passer à côté. Dès qu'on déplie le Mavic 4 Pro, la triple caméra attire l'œil comme un gros projecteur en plein jour. Trois optiques bien visibles, une mention Hasselblad qui en impose, et surtout une vraie sensation que DJI ne joue plus dans la cour des drones semi-pro. Là, on parle d'un outil pensé pour remplacer un setup de tournage à lui tout seul.
Trois capteurs adaptés à tous les types d'usage

En vol, le Mavic 4 Pro propose une polyvalence inédite dans cette gamme. Grâce à ses trois capteurs, il permet de basculer entre un grand angle 24 mm, un téléobjectif moyen équivalent 70 mm et un second télé bien plus marqué à 166 mm. Le tout sans jamais avoir à atterrir ni changer d'accessoire. On passe ainsi du plan large contemplatif au cadrage serré ultra propre, sans latence ni perte de qualité sur les zooms optiques.
Les trois capteurs en action



Mais là où ça devient intéressant, c'est quand on pousse un peu plus loin. Chaque capteur dispose d'un zoom numérique, permettant de simuler le cadrage de l'optique suivante... avec les limites qu'on imagine. Exemple concret : en utilisant le téléobjectif intermédiaire, j'ai pu simuler à l'écran un cadrage proche de celui offert par le téléobjectif x6. Mais à la différence près que le second offre une netteté bien supérieure et une vraie précision sur les détails fins. Clairement, le zoom numérique est un joker utile, mais l'optique dédiée reste imbattable en termes de rendu.
Le capteur 166 mm avec zoom numérique au maximum (à comparer avec les images non zoomées ci-dessus).

Côté vidéo, DJI laisse carte blanche ou presque :
- Le capteur principal Hasselblad filme en 6K à 60 fps, en 10-bit D-Log M, HLG ou classique.
- Les téléobjectifs plafonnent à 4K 60 fps, mais conservent tous les profils couleur.
- L'ensemble est encodé en H.265 avec du ALL-I pour préserver un max de données.
- Et côté photo, tous les capteurs gèrent le HDR, avec sortie JPEG, RAW ou J+RAW.
On sent que DJI a voulu fournir un véritable couteau suisse de la production. Et c'est exactement ce qu'on obtient : un setup complet, flexible, prêt à tourner sur le terrain sans compromis. La transition entre les optiques est fluide, les réglages cohérents d'un capteur à l'autre, et même les balances de blanc s'alignent parfaitement.



Alors oui, ce n'est pas encore l'équivalent d'un Inspire 3 équipé d'une Zenmuse X9, on reste loin de ce genre de config cinéma à plus de 10 000 €. Mais pour du tournage en solo, rapide, et qualitatif, le Mavic 4 Pro coche un nombre impressionnant de cases. Et dans bien des cas, notamment pour du documentaire ou du contenu corporate haut de gamme, il pourrait carrément s'y substituer sans que le client voie la différence à l'image.

Car côté rendu, les images sont globalement très propres, avec une belle dynamique sur le capteur principal et une colorimétrie harmonieuse entre les trois optiques. Même en JPEG compressé, le piqué reste présent et les fichiers se manipulent sans difficulté. Ceux qui filment en D-Log M ou HLG auront suffisamment de latitude pour une colorimétrie poussée en post-prod, même si les téléobjectifs montrent un peu plus de bruit en basse lumière.
Formats et résolutions disponibles par mode :
| Type | Photo | Vidéo |
| Résolution max | Jusqu'à 100 MP (capteur principal) | 6K à 60 fps (capteur principal), 4K à 60 fps (téléobjectifs) |
| Formats de fichier | JPEG, RAW, JPEG + RAW | H.265 (ALL-I, LongGOP) |
| Profils couleur | Standard, HDR (sur les trois capteurs) | Normal, HLG, D-Log M (10 bits) |
| Débit vidéo max | – | Jusqu'à 200 Mb/s |
Mais ce n'est pas tout, la tête gimbal repensée apporte quelques petites améliorations bien sympas :
Gimbal Infinity : révolution pour la prise de vue aérienne ?
DJI n'a pas juste renforcé la nacelle. Ils ont redéfini ce que peut faire un gimbal sur un drone pliable de cette catégorie. Sur ce Mavic 4 Pro, la tête motorisée ne se contente plus d'absorber les mouvements : elle pivote intégralement, avec une amplitude de rotation allant de -40° à +400°. Et ce n'est pas un effet de style, cette rotation est fluide, précise, et exploitable en vol réel.
Le Gimbal Infinity permet une rotation de -40° à +400°

Pour l'activer, il suffit de maintenir le bouton C1 à l'arrière de la télécommande tout en tournant la molette droite. Un appui seul sur C1 recentre instantanément la caméra. Le geste devient vite naturel, et on se surprend à composer ses plans différemment. Monter en spirale autour d'un clocher, cadrer un bâtiment en contre-plongée, ou simplement tourner autour d'un sujet sans décaler le drone devient beaucoup plus intuitif.
Tous les capteurs profitent de cette mobilité, et peuvent filmer en orientation verticale. En pratique, seul le capteur principal permet du 6K portrait natif, mais les téléobjectifs assurent en 4K avec une rotation identique. Et si l'option n'est pas désactivable dans les menus, elle reste totalement manuelle : sans appui sur C1, la caméra reste en position centrale.
Ce type de contrôle, qu'on retrouve plutôt sur des configurations professionnelles bien plus onéreuses, ouvre de vraies perspectives en termes de narration visuelle. Pour peu qu'on sache piloter au stick, on peut sortir des plans dynamiques et ultra propres, sans accessoire ni post-prod lourde.
Vol assisté & capteurs : jusqu'où peut-on lui faire confiance ?
Sur le papier, DJI a sorti le grand jeu pour sécuriser et assister le vol du Mavic 4 Pro. Détection omnidirectionnelle, capteurs LiDAR dernière génération, projecteurs LED pour l'atterrissage nocturne, trajectoire intelligente en cas de retour… L'objectif est clair : rendre chaque session de vol plus fluide, plus sûre, et plus autonome.
Dans les faits, ça marche. Le drone identifie très rapidement les obstacles, même dans des environnements peu éclairés. La présence de LED d'appoint sous le châssis améliore nettement les atterrissages de précision, même en conditions compliquées. Et en cas de perte de signal, le Mavic 4 Pro est capable de revenir à son point de départ en affichant en direct une trajectoire d'évitement calculée à l'écran. Un détail qui rassure quand on pousse la portée.
Le Mavic 4 Pro est truffé de capteurs

À noter : en mode Sport, tous les systèmes d'évitement sont désactivés. On retrouve alors une conduite plus nerveuse, mais sans filet. En mode Normal ou Cine, les capteurs restent actifs, mais influencent parfois légèrement le pilotage. Il peut arriver de sentir une résistance ou un frein subtil quand on s'approche un peu trop près d'un obstacle. Rien de bloquant, mais c'est à garder en tête si on aime les trajectoires très précises en manuel.
Autre point intéressant, DJI ne propose à aucun moment une visualisation directe des données captées par les capteurs LiDAR. Pas de représentation 3D de l'environnement, ni de vision robotique stylisée. Le système agit en arrière-plan, de manière totalement silencieuse, mais son efficacité se ressent dans la fluidité des déplacements et la gestion des obstacles.

Est-ce que le Mavic 4 Pro vole tout seul ? Non. Mais est-ce qu'il assiste efficacement le pilote ? Clairement, oui. Et dans bien des cas, ce filet de sécurité technologique fait la différence entre un vol fluide… et une session à risque.
Jusqu'où peut-on lui faire confiance ? Disons qu'en mode Normal ou Cine, tant qu'on ne cherche pas à le piéger volontairement, il sait parfaitement éviter les obstacles et sécuriser sa trajectoire, même quand le GPS décroche. Ce n'est pas un Skydio qui slalome dans la forêt à pleine vitesse, mais c'est un système suffisamment intelligent pour voler sereinement… sans craindre la moindre branche à chaque virage.
Autonomie & gestion de l'énergie : 52 minutes réelles ?
DJI promet 52 minutes de vol avec la batterie standard du Mavic 4 Pro. Un chiffre qui fait rêver, mais qui, comme toujours, dépend énormément des conditions d'utilisation. Vol stationnaire sans vent ? Peut-être. En conditions réelles, avec alternance de plans larges, enchaînements de prises et déplacements rapides ? C'est une autre histoire.
Les trois batteries offrent environ deux heures d'autonomie réelle

Lors de mes tests, en mode Normal, dans un environnement dégagé avec peu de vent, j'ai régulièrement atteint entre 35 et 40 minutes de vol avant alerte batterie faible. Un excellent score, au-dessus de la moyenne actuelle, même si les 52 minutes restent hors de portée dans la plupart des scénarios terrain. En mode Sport ou avec un usage intensif du zoom, la consommation grimpe plus vite, évidemment.
Là où DJI frappe fort, c'est sur la gestion énergétique globale. Le drone semble optimiser en permanence sa consommation : les phases de vol stationnaire sont très stables, les transitions sont douces, et l'électronique embarquée semble moins gourmande que sur les générations précédentes. Même les LED d'atterrissage basse lumière ne grèvent pas trop l'autonomie.
Autre point appréciable, surtout pour les pros sur le terrain : le nouveau chargeur 240 W livré dans le pack Creator Combo permet de recharger trois batteries en parallèle en environ 90 minutes. Une vraie avancée pour ceux qui enchaînent les sessions ou les tournages prolongés.
Télécommande RC Pro 2 : nouvelle référence haut de gamme ?
Impossible de la confondre avec la précédente. Cette RC Pro 2 marque une vraie rupture visuelle et ergonomique par rapport au modèle précédent. Plus massive, plus équilibrée, avec un écran qui prend de la hauteur, au sens propre comme au figuré. Dès la prise en main, on sent qu'on a affaire à un outil pro, pensé pour les longues sessions en extérieur.
Le RC Pro 2 marque une vraie rupture visuelle et ergonomique

L'écran, justement. 7 pouces de diagonale, 2000 nits de luminosité, mais surtout orientable, monté sur un bras fixe, avec une inclinaison ajustable sans jamais devoir changer sa prise en main. On a beau la qualifier de “brique”, cette brique est bien pensée. Elle tient naturellement en main, et l'ergonomie reste stable, même en position haute.
Et puis il y a cette petite magie bien vue : ouvrir l'écran allume automatiquement la télécommande, refermer le tout protège les sticks, qui disparaissent sous l'écran dans une encoche prévue à cet effet. Pas de bouton à chercher, pas de sticks qui dépassent. C'est clean, rapide, bien fichu. Ce genre de détail qu'on oublie vite… jusqu'à ce qu'on repasse sur une radiocommande plus classique.
- Une nouvelle molette, plus large et mieux crantée, juste à côté du stick gauche. Elle permet des ajustements fins et intuitifs, parfaits pour le tilt de la caméra ou le zoom.
- Un mini pad directionnel discret, mais bien placé, pour naviguer dans les menus sans quitter les sticks des pouces. Un détail qui change la donne quand on pilote en condition réelle, sans perdre la main.



À l'arrière, on retrouve les poignées rabattables intégrées au boîtier, mais aussi une connectique complète : USB-C, port HDMI plein format, lecteur microSD, et un bouton de retour bien identifiable. DJI a aussi pensé à l'aération, avec de larges ouïes sur les côtés et une grille de refroidissement active pour les sessions prolongées.

Et ça marche. Même en plein soleil, en enchaînant plusieurs vols, la télécommande ne chauffe pas outre mesure, ne lag pas, et reste parfaitement fluide. C'est un point souvent négligé mais crucial quand on bosse sur du contenu exigeant : pas de throttling, pas de ralentissement logiciel, juste du solide.



Bref, c'est un vrai step-up par rapport à la RC Pro précédente, et un ajout cohérent pour accompagner un drone aussi ambitieux que le Mavic 4 Pro. Si on considère l'écosystème DJI, c'est probablement la télécommande la plus aboutie du moment… et celle qu'on a envie d'utiliser sur tous ses drones.

Prix et packs disponibles
Le DJI Mavic 4 Pro est proposé dans différentes configurations, chacune adaptée à des besoins spécifiques en termes de stockage, de radiocommandes et d'accessoires. Le Mavic 4 Pro cible clairement une clientèle professionnelle ou des passionnés prêts à investir dans un drone haut de gamme, capable de rivaliser avec des setups plus coûteux et encombrants. Voici les options de configuration disponibles :
| Configuration | Prix | Inclus |
|---|---|---|
| DJI Mavic 4 Pro (DJI RC 2) | 2099 € | Module de stockage intégré de 64 Go, Radiocommande DJI RC 2, 1 batterie de vol intelligente |
| DJI Mavic 4 Pro Bundle Fly More (DJI RC 2) | 2699 € | Module de stockage intégré de 64 Go, Radiocommande DJI RC 2, 2 batteries de vol intelligentes supplémentaires, Adaptateur secteur USB-C 100 W DJI, Station de recharge de batterie, Sac à bandoulière |
| DJI Mavic 4 Pro Bundle Créateur (DJI RC Pro 2) | 3539 € | SSD intégré de 512 Go à haute vitesse, Radiocommande DJI RC Pro 2, Adaptateur secteur 240 W, Câble de données haute vitesse USB-C vers USB-C, 2 batteries de vol intelligentes supplémentaires, Station de recharge parallèle, Sac à bandoulière |

Conclusion : que reste-t-il des rumeurs ?
Points forts
- Enfin un drone pro relativement accessible à tous
- Caméra triple capteur Hasselblad améliorée
- Gimbal rotatif à 360°
- Système de détection omnidirectionnelle avec capteurs LiDAR
- Charge rapide en 240 W
- Prix compétitif pour la gamme pro
- Meilleure ergonomie de transport
- Gimbal Infinity : fluidité, angles inédits, et plans verticaux natifs
- Télécommande RC Pro 2 : un vrai bijou à l'usage
- Autonomie confortable, même en usage mixte
- Écosystème DJI toujours aussi robuste
Points faibles
- Tracking en environnement complexe encore en retrait
- Prix élevé pour les débutants (mais justifié)
Note de la rédaction
Annoncé à demi-mot, leaké dans tous les sens, fantasmé par la communauté... le Mavic 4 Pro a cristallisé beaucoup de fantasmes ces derniers mois. Capteurs LiDAR, triple caméra, gimbal rotatif, filtres ND électroniques, vidéo 6K, tracking intelligent... On frôlait l'overdose de superlatifs.
Mais après plusieurs jours de vol, le constat est simple : la plupart des rumeurs ont été tenues, et ce Mavic 4 Pro va probablement redéfinir ce qu'on attend d'un drone "pliable". DJI a su faire évoluer sa gamme vers le haut sans tomber dans la démonstration gratuite. Tout ce qui est là a un sens. Tout fonctionne. Tout s'intègre naturellement à l'expérience de vol.
Oui, il y a quelques zones d'ombre : pas de filtres ND électroniques finalement, un poids plus élevé que prévu, et une assistance en vol qui, malgré ses capteurs LiDAR, reste en retrait d'un Skydio sur le pur terrain du vol autonome. Mais pour un drone à tout faire, aussi à l'aise sur un tournage documentaire que sur du contenu corporate haut de gamme, difficile de trouver mieux aujourd'hui dans cette gamme.
Et surtout, le Mavic 4 Pro n'est pas qu'un upgrade du Mavic 3 Pro. C'est un vrai bond générationnel. Dans sa caméra, sa stabilisation, son autonomie, son retour vidéo, sa radiocommande... tout a été repensé pour coller aux exigences d'un usage pro, sans sacrifier la simplicité de déploiement qui a toujours fait la force de DJI.
