Le 23 août 2015 à 15:13:32 levine77- a écrit :
Pourquoi Wild Arms 5 ne te plaît-il pas ? La série semble réputée mais je n'ai jamais eu l'occasion d'y jouer...
Les épisodes 1 à 4 je ne peux pas juger, il doit sûrement y en avoir des bons vu la réputation de la série.
Mais le 5. Le 5... C'est un agglomérat ignoble de clichés de RPGs japonais. Les héros sont l'une des pires bande de baltringues qu'il m'ait été donné de voir, premier devant FF VIII si on retire Squall et Linoa.
Tu as Dean, le héros qui aime les gros robots et qui est le centre d'un carré amoureux tellement forcé et pas crédible que même lui ne s'en rend pas compte. Rebecca, la membre numéro 1 du harem fantôme de Dean, qui veut sauver le monde grâce au pouvoir de l'amour (en gros) et qui, Seigneur Dieu, est la narratrice de l'histoire grâce à son journal intime où elle confie ses sentiments d'éveil à l'amour adolescent toutes les deux lignes. Avril, membre numéro 2 du harem, jeune-fille-amnésique-sans-émotion-princesse-du-royaume-disparu générique de son état, et qui est en compétition avec Rebecca, mais elle-même s'en rend pas compte parce qu'elle ne pige rien à ses sentiments d'humaines, et Rebecca est tellement cruche et gentille qu'elle entretient une rivalité amicale avec la concurrente la moins sérieuse du monde. Carol, la génie de 8 ans générique loli-fan-service qui donne à chaque mot prononcé des envies de meurtre violentes envers sa doubleuse anglaise, quatrième membre du harem, et tellement plus entreprenante que les deux autres que ça devient vite tordu. Greg, le type torturé au passé sombre que tout le monde croit qu'il est méchant sauf Dean qui pense que tout le monde est gentil, et forcément puisqu'il croit qu'il est gentil Greg devient gentil. Et le blond inutile.
Accompagné de ce casting lamentable, nous avons une histoire de pays divisé, et de haine entre les peuples. Outre le fait que le scénario a été vu et revu, la gestion du dit scénario est...eurgh... Vous savez qui sait le grand méchant ? Hein ? Je veux dire, le vrai grand méchant qu'on voit dans la fin du jeu ? C'est la haine dans le coeur des gens ! Sauf que c'est un gros nuage noir qui dit "Mwahaha ! Jamais je ne te laisserai unir les peuples Dean grâce au pouvoir de l'amour, car je suis la haaaainneeee gneuheuheuheuh !". Non mais, je suis sérieux hein.
"Mais Dark, enfin, on a l'habitude, c'est pas si terrible.". C'est sans compter l'équipe de traduction la plus brillante qui soit ! Celle qui fermerait le clapet de tous ceux qui mettent des 0/20 aux jeux non traduits en français, parce que si ils voyaient ce que ça donne une traduction foireuse, ils joueraient aux jeux en anglais sans se plaindre ! Je sais pas ce qui est le pire entre le non-maîtrise évidente de la langue de Molière, où les intégrations foireuses de références culturelles françaises ("Ohlala, on se croirait sur Arte !", et autres joyeusetés que j'ai dû oublier). D'ailleurs, si la moitié des énigmes sont irréalisables sans soluce, c'est sûrement de leur faute aussi.
"Mais Dark, le gameplay il est bon au moins.". Si seulement ! Toutes les subtilités sont dévoilées au bout d'une heure de jeu. Ce qui veut dire que toutes les 40 heures suivantes, il n'y aura RIEN pour renouveler un peu l'expérience ! Alors oui, vous aurez bien un golem qui ne vous servira qu'1% du temps et que vous ne pouvez pas contrôler, des nouveaux persos avec des compétences qui varient un tout petit peu l'expérience, mais une fois que vous aurez compris que tout se répétera ad nauseum, vous ne pourrez plus supporter le tout. (à noter que je retrouve ce défaut trop souvent dans les JRPGs depuis quelques temps, et ça doit expliquer ma lassitude vis-à-vis du genre)
J'applaudis au moins les énigmes à base de pistolets, mais c'est tellement rare bon sang.
Enfin bon. Voilà pour ma review du jeu.