Explication de mes citations :
- La vie n'est pas un devoir de l'âme, c'est un don à la liberté d'être juste.
Cela veut surtout dire que croire est une chose inter-personnelle, mais juste dans la personnification de l'image divinisée de soi. L'image divinisée de soi est donc une valeur d'édification de la réalité intra-subjective. L'image n'est pas une correspondance de la vie, c'est une vitalisation de la subjectivité formelle. Cette subjectivité crée la folie lorsqu'elle croit être Dieu. Autrement dit : il faut être fou pour croire en un Dieu unique.
- Il faut se discipliner à être libre pour comprendre le jeu de la vie.
La discipline évoque l'être du néant, car ce néant n'est pas valeur de discipline caractérielle, mais du caractère travaillant. Autrement dit : se discipliner, ce n'est pas dominer, c'est se dominer.
- Il faut aimer l'être qui dort au fond de nous pour que notre sommeil soit juste.
Le sommeil n'éprouve que la conscience positive, ce qui explique que le cauchemar soi une étude du vice, par delà le vice, et non une indication du néfaste tant que ce néfaste n'est pas partagé. Autrement dit : le rêve est Dieu, l'apocalypse est la mort du rêve, et la folie est l'image d'un Dieu sans rêve.
- Le désespoir d'une créature douée de conscience cesse là où elle le décide et nulle part ailleurs.
Le désespoir n'est pas sans élucubration arrêtée (je veux dire par là qu'il n'est pas sans fondement), mais il est sans outil utile à la vie neuronale. Autrement dit : être désespéré, c'est être inactif sur le plan neuronal.
- Nous sommes tous habités par un monstre qui ne peut être détruit que par deux choses : la mort ou l'amour.
La mort ou l'amour ; tel est le choix cornélien de l'esprit bonificateur du « nous ». Cet esprit est important, contrairement à l'autre.
- Être civilisé, c'est être pour l'injuste gentillesse dont la liberté est le tribut de la gentillesse.
Être gentil, c'est vouloir le bien. Autrement dit : être gentil, c'est être bon.
- Nous sommes tous ignorants jusqu'au jour où nous acceptons d'être ignorants.
Le savoir, c'est l'état d'une chose qui est sans changement avenir. Mais cela n'existe pas. Donc, nous ne savons jamais rien.
- Les gens authentiques bâtissent leurs forces sur le bien qu'ils font à autrui.
Le bien est l'être et l'acte de l'être. Nous sommes tous fondamentalement bons. Le mal provient non-pas d'un manque de force, mais de la présence d'une faiblesse.
- La vie est un combat où le vainqueur(euse) est toujours à naître.
La vie n'épargne pas le regret ou la peur, mais l'image d'une âme aimée suffit à grandir l'être aimée en question.
- L'imagination réserve l'esprit au-delà de tous triomphes.
L'imagination est libre de la loi, de l'âme, de tout. Mais elle n'existe que pour continuer, rêver, pardonner. L'Imagination est importante, plus que l'autre, autant que soi. Imaginez, et vous serez la foi en tant que telle. Et imaginer, c'est témoigner de sa foi. Et sa foi, c'est la vie sans loi de l'artiste, du philosophe, du scientifique, et donc du savant. Savoir son imagination, c'est là la clé du juste.