Le 28 février 2024 à 19:25:26 :
Car dans nos sociétés modernes (et c'était flagrant lors de la covid) on a complètement écarté la mort des débats, on en est terrorisé. Du coup on sacralise quiconque meurt (t'as même des bienpensants qui t'expliquaient ne pas se réjouir de la mort d'un homme lorsque Ben Laden a été percé lol)
Et c'est dommage, dès l'Antiquité on savait déja "dompter" la mort. Et dans certaines cultures encore aujourd'hui, on la célèbre et dans d'autres on a pas peur de dire qu'il est cool qu'une vermine quitte ce monde.
(Aucun lien avec Virgil je précise, il semblait paumé certes mais de mémoire il me semble pas qu'il ait été connu comme étant un salopard).
Oui oui bien sur. Les religions ne sont absolument pas apparus pour en apaiser les conséquences (et la crainte, logique, de finir dans le néant avec paradis/réincarnation/résurrection/jugement dernier, rayez les mentions inutiles).
C'est en plus totalement foireux, ce genre de crainte de la mort, on en trouvait des traces bien vénères à la fin du Moyen Age après l'épidémie de la peste noire (et largement pire qu'aujourd'hui, à l'époque, l'idée même de romancer la mort était inconcevable, quand aujourd'hui Hollywood se complait à montrer des scènes de sacrifice à filer encore plus d'anévrisme à Nietzsche).
Qui a conduit notamment à être un évènement amorçant le passage à la Renaissance et à faciliter davantage les dissensions religieuses qui mèneront au Protestantisme. En grande partie car la Peste noire était si vénère qu'on était obligé, dans des royaumes profondément catholiques, à avoir un minimum de bon sens et à limiter les cérémonies funéraires. Soit parce qu'on pouvait pas se permettre d'avoir une floppée de cadavres, soit car les prêtres faisaient prout à l'idée même de s'approcher d'un cadavre décédé de la peste, soit car les prêtres eux mêmes étaient morts.
Même chose concernant la Terreur, même chose après la première guerre mondiale.
Mec, même en racontant ta vie tu te trompes, comment tu penses avoir juste en parlant d'histoire ?