Navré de la situation que tu affrontes.
Pour commencer, il n'y a rien que tu puisses faire, il faudra être plus prudent dans tes prochains boulots.
Mais voici quelques éléments d'informations te permettant de mieux réagir à l'avenir :
- Une période d'essai est comme son nom l'indique, une période d'essai. L'employeur comme le salarié peut mettre fin au contrat sans se justifier même s'il est d'usage de se justifier par courtoisie.
- Maintenant, s'il y a une rupture abusive de période d'essai il faut être en capacité de le prouver notamment par des traces écrites et la verbalisation d'un contexte rendant l'acte illégal. Si ce n'est qu'interprétatif, ça ne vaudra rien.
- Le droit du travail et la dynamique structurelle d'une entreprise est toujours difficile à apprécier quand on est nouveau, effectuer des initiatives seul de ton côté te vaudra quasi systématiquement un mauvais mouvement. Il vaut mieux toujours être accompagné par des personnes expertes.
Je vais maintenant développer ce point 3 très important que peu de personne utilise par méconnaissance du système français. Lorsque tu fais face à des difficultés de compréhension, d'adaptation ou des questionnements liées de près ou de loin aux conditions de travail (contrat, management, fiche de poste, RH, etc), il faut contacter les élus du CSE qui sont la plupart du temps également syndiqués.
Le CSE est obligatoire à partir de 11 salariés, c'est une instance composée d'élu du personnel habilité à dialoguer avec la direction dans les thématiques sociales et économiques. Donc les élus connaissent bien le fonctionnement structurel de leur entreprise. La direction est souvent représentée par un Président/Directeur (ayant capacité de prendre des décisions) assisté par la DRH.
La plupart du temps, les élus peuvent être syndiqués (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, etc) qui ajoute une dimension politique et stratégique car habilité à négocier et signer les accords collectifs par le biais des délégués syndicaux. Ce qui n'est pas le cas pour un élu sans étiquette. Par conséquent, les syndicats représentatifs (= ayant la capacité d'avoir un délégué syndical) sont les mieux placés pour interagir avec la direction.
Contacter un membre du CSE syndiqué revient rapidement à discuter directement avec un délégué syndical qui a pour posture de défendre les intérêts d'un salarié avec tous les moyens qui lui sont mis à sa disposition : dialogue avec l'employeur, connaissance en droit du travail, accès à des cabinets de conseils juridiques, accès à l'inspection du travail, accès aux prud'hommes, accès à la médecine du travail et surtout accès à la fédération syndicale.
Tous ces éléments mis bout-à-bout dissuadent l'employeur d'être en roue libre et l'obligent à plus de modération dans ses actes pour éviter un incident diplomatique alertant des instances juridico-légales avec lesquelles il ne pourra plus dialoguer ni négocier.