Avec l’annexion de la Crimée au territoire russe, entérinée le 18 mars par M. Vladimir Poutine, et les sanctions décrétées à l’encontre du Kremlin, la crise ukrainienne a pris les dimensions d’un séisme géopolitique. Comprendre ce conflit implique d’intégrer les points de vue concurrents de tous les acteurs. Mais, dans les chancelleries occidentales, les proclamations morales supplantent souvent l’analyse.
Ces dernières semaines, le traitement médiatique des événements en Ukraine en a apporté la confirmation : pour une partie de la diplomatie occidentale, les crises ne trahissent plus une asymétrie entre les intérêts et les perceptions d’acteurs doués de raison, mais constituent autant d’affrontements ultimes entre le Bien et le Mal où se joue le sens de l’histoire.
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