Mais finalement celui qui a une empathie superficielle, a-t'il un déficit de l'empathie ou du désir ? A il d'autres désirs qui seraient eux véritables ou bien n'a il pas tout simplement de désir plus profonds que une tendance à usurper l'apparence d'un autrui désirant ?
Qu'est ce que je veux dire par désir superficiel ? Et bien prenons un robot, il peut descendre une montagne, soit parce qu'il a été programmé pour cela, soit,par la force des choses, parce qu'il dévalle la pente tout simplement. L'erreur serait de penser que c'est soit l'un soit l'autre, il y a des situations intermédiaires : peut être que ce sont ses moteurs qui agissent et pas la gravité mais qu'ils agissent parce qu'il y a un faux contact. Ou encore peut être que c'est ce pour quoi il est programmé mais en fait c'est un bug dans le programme.
C'est dans cet espace intermédiaire entre
1/ l'amour divin, unique, universel, et nécéssaire, auquel se rattache ce que j'appelle grégarité, qu'on pourrait appeler aimer son prochain comme soi même
2/ et la force des choses,
que vit le désir mimétique des humains, forme corrompue et dévoyée de la grégarité.
Message édité le 19 octobre 2025 à 16:09:38 par ProutTresFort