Quand tu te pointes dans un établissement psy dans le cadre de ta "maladie" la rencontre avec les autres patients crée un espèce d'écart. Même si tu n'es pas psy, ils ont tendance à te prendre pour un tel dès lors que tu leur parle de tes études, et d'emblée, ils t'excluent de leur groupe de malades. En tout cas, ils ont quelques peines à te percevoir comme acteur du rôle qu'ils jouent, eux.
Tu ne sais plus où est vraiment ta place. Tu sais que tu n'es pas psy, mais malade. Et quand t'as affaire aux patients, leurs troubles ne te sont pas étrangers. En tant qu'observant t'es exclu du rôle qu'ils jouent. En tant que malade tu joues leur rôle.
La confrontation avec les psy crée à peu près le même malaise.
J'ai eu de mauvaises expériences avec la plupart parce que certains pensent que je simule pour décrocher la AAH. Ils n'arrivent pas à concevoir que l'on peut être psychotique et avoir leur parcours scolaire
Message édité le 16 septembre 2022 à 18:33:17 par Pseudo supprimé