C'est ne pas être bon que d'avoir peur. 
Le peur engendre la diminution de la densité de la conscience, puisqu'elle nous fixe sur ce que nous n'aimons pas. Si nous sommes courageux, notre intellectuel conceptualisation fait fixe sur notre relativisation et les capacités qui en découlent. Si nous faisons preuve de courage, c'est nécessairement que soit nous sommes fous et frénétiques, soit nous sommes bon et sage.
Et il faut être courageux pour être juste. Il y a donc un bon courage et un mauvais courage... mais à quoi cette distinction tient-elle ? Le bon courage vient de soi, de son émotivité conceptuelle et de son intellect relativiste. C'est un don de soi, non cette demande mégalomaniaque de pouvoir non-mérité du mauvais courage.
Il faut prendre sur soi sa propre vie pour évoluer en société en adéquation avec le bien. Il faut avoir le courage d'être libre pour devenir intelligent. Il faut être libre pour comprendre l'autre en tant qu'autre, non en tant que extension ou serviteur d'une petite ou d'une grande partie de soi-même ; ce qui est une faute. Il faut être juste pour être bon et juste, ce n'est pas entièrement religieux.
Il faut se battre pour la liberté ! Être soi ne se peut qu'en étant fondamentalement libre. Être sage, c'est être soi. Être bon, c'est mériter la sagesse. Être fou, d'ailleurs, n'est qu'être libre. Sans cette liberté des avant-gardistes, par contrariété de cette volonté commune de tout égaliser, encore plus folle encore, cette liberté des avant-gardiste, donc, est presque parfaitement positive. Il faut être soi pour être fort... et cela ne se peut sans une certaine humilité par rapport à la communauté. Il faut être libre pour être bon.
Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a le « bon » et le « faux ». Il n'y a pas de « vérité » ou de « mal ». 
Donc, la peur ne se peut jamais longtemps, sauf personnellement.