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La substance : un concept désuet ?

NyjithSenpai
NyjithSenpai
Niveau 30
06 février 2022 à 21:32:44

Je viens de tomber sur ton post sur le topic sur la liberté, il m'éclaire quand à mon point 1), que je vais donc détailler (mais bordel va lire Hegel on dirait presque que tu le répètes) :
1) D'abord je souhaiterais préciser que, par rapport à l'interprétation de Copenhague, j'aimerais bien ta référence quand à des débats internes relatifs à la question de "la valeur résultante de la mesure [qui serait] fondamentalement imprédictible et aléatoire" ; puisque soit tu fais référence au principe d'incertitude de Heisenberg, et alors je ne crois pas en une divergence des sous-interprétations , puisqu'il est au centre de celle de Copenhague ; soit tu fais simplement référence à une mesure imprédictible et aléatoire, et alors cela est parfaitement compatible avec le déterminisme depuis l'invention de la théorie mathématiques des probabilités : on peut tout à fait penser un déterminisme probabiliste (objectivement) (ce que Spinoza ne peut encore penser, puisqu'il suit le rejet du probable subjectif de Descartes). Maintenant il me semble que ton rejet de cette interprétation, sous prétexte qu'elle ne serait qu'une interprétation, est un peu faible, la science n'étant qu'une interprétation, la question étant plutôt celle de la valeur de telle ou telle interprétation.
2) J'en viens à notre débat. Je pense que le sceptique Agrippa avait raison ( dans ses Hypothèses pyrrhoniennes) : "1- il y a des conflits indécidable (mais l'indécidabilité à un sens mathématique précis maintenant) 2- La recherche d'un principe assuré engage une régression à l'infini 3- Tout objet est compris dans le cadre d'une interprétation relative, si bien que sa "nature propre" reste insaisissable 4- les principes admis restent hypothétiques 5- les recherches fondationnelles engagent des cercles, et tombent dans des diallèles". Tout cela est conforté par les mathématiques contemporaines ; mais si le sceptique échoue, c'est parce qu'il continue de présupposer des thèses rationalistes, à savoir l'idée de Vérité absolue, alors qu'il ne faut pas rejeter la rationalité sous prétexte qu'il n'y a pas de Vérité absolue. Une théorie du savoir est un cercle sans fondement, comme Hegel le prenait en compte. Le savoir humain repose sur la pensée est construction du monde animale, qui repose sur l'échange d'information des cellules, qui repose sur la physique quantique, laquelle est pensée par les humains ; il y a cercle. Ce cercle, que je ne qualifierais pas de cercle entre l'ontologie et l'épistémologie, puisque je rejette l'ontologie, est bien dynamique, puisque notre connaissance s'enrichie, progresse, mais il ne tend pas vers une direction unique, qui serait la Vérité absolue, laquelle serait une Identité absolue avec la Réalité absolue, puisque la réalité physique est discontinue, multiple, complexe, émergente, relative ...etc Et que le savoir humain l'est tout autant. Mais du coup le cercle n'est pas une représentation suffisante pour penser le savoir humain. sa représentation doit être la suivante : '''non orientée absolument, dépourvue de fondation (car plusieurs sont possibles), infinie, comprenant de la circularité, non linéaire".
Tu es le premier à soutenir Spinoza lorsqu'il défend une causalité complexe et dimensionnelle ; il en va de même pour moi en ce qui concerne le savoir humaine : celui-ci ne tend pas vers une limite une et absolue qui est la Vérité absolue, identité de la pensée et de la réalité, il part dans des sens multiples, infinis, tourbillonants...

Message édité le 06 février 2022 à 21:35:45 par NyjithSenpai
Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 07 février 2022 à 00:49:26

En fait, c'est pas Russel qu'il nous fait, mais bien du Husserl, mixé avec du Heidegger et avec toute la bouillie structuralo-tautologique postmoderniste du XXème siècle.

Une théorie du savoir est un cercle sans fondement, comme Hegel le prenait en compte. Le savoir humain repose sur la pensée est construction du monde animale,

N'importe quoi, bordel.

C'est là où on voit tout le coté réactionnaire de l'épistémologie bourgeoise. Les mecs trop demeurés pour comprendre que le savoir humain se construit justement à partir du moment où l'homme renverse son rapport à la nature et sort de son animalité. Le savoir humain est donc déterminé de a à z par ce que l'homme produit lui même ; c'est à dire sa propre histoire et la culture ; en contradiction avec justement ce que produit la nature.
Et le plus amusant avec lui, c'est quand il croit rejeter l'ontologie alors qu'en fait, il se vautre en plein dedans et dans tout ce qu'elle peut avoir de plus infecte dans la pratique de son « épochè » sophistique, fixiste et tautologique, ne consistant en fait qu'à réifier le sujet transcendantal à l'état d'objet, dans un nihilisme des plus complets. D'où ce relativisme insipide et scholastique, où il n'y a a plus que les faits, et où tout ce vaut, puisque l'homme est ici réduit à l'état de la simple cellule qui recevrait ses information de façon purement mécaniste.

Et sinon @ Arajinw, ne te laisse surtout pas enfumer par sa sophistique néopositiviste à deux balles : si Tout ce qui est, devient ; c'est que par définition, il n'est pas incomplet, incertain ou discontinu... mais tout simplement puisqu'il a été figé dans son processus de devenir par ces sophistes quand ils ont cherché à le connaitre.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 07 février 2022 à 00:57:08

Ou autrement dit, c'est comme si les mecs se pointaient avec un projecteur pour savoir à quoi ressemble leur objet quand il est dans le noir ; et qui plus ils l'éclairent... s'étonnent comme des crétins de ne pas réussir à trouver à quoi il ressemble en pleine obscurité. https://image.noelshack.com/fichiers/2017/45/1/1509961056-asterix-rene-uderzo.jpeg

NyjithSenpai
NyjithSenpai
Niveau 30
07 février 2022 à 01:48:03

Le 07 février 2022 à 00:49:26 :
En fait, c'est pas Russel qu'il nous fait, mais bien du Husserl, mixé avec du Heidegger et avec toute la bouillie structuralo-tautologique postmoderniste du XXème siècle.

Une théorie du savoir est un cercle sans fondement, comme Hegel le prenait en compte. Le savoir humain repose sur la pensée est construction du monde animale,

N'importe quoi, bordel.

C'est là où on voit tout le coté réactionnaire de l'épistémologie bourgeoise. Les mecs trop demeurés pour comprendre que le savoir humain se construit justement à partir du moment où l'homme renverse son rapport à la nature et sort de son animalité. Le savoir humain est donc déterminé de a à z par ce que l'homme produit lui même ; c'est à dire sa propre histoire et la culture ; en contradiction avec justement ce que produit la nature.
Et le plus amusant avec lui, c'est quand il croit rejeter l'ontologie alors qu'en fait, il se vautre en plein dedans et dans tout ce qu'elle peut avoir de plus infecte dans la pratique de son « épochè » sophistique, fixiste et tautologique, ne consistant en fait qu'à réifier le sujet transcendantal à l'état d'objet, dans un nihilisme des plus complets. D'où ce relativisme insipide et scholastique, où il n'y a a plus que les faits, et où tout ce vaut, puisque l'homme est ici réduit à l'état de la simple cellule qui recevrait ses information de façon purement mécaniste.

Et sinon @ Arajinw, ne te laisse surtout pas enfumer par sa sophistique néopositiviste à deux balles : si Tout ce qui est, devient ; c'est que par définition, il n'est pas incomplet, incertain ou discontinu... mais tout simplement puisqu'il a été figé dans son processus de devenir par ces sophistes quand ils ont cherché à le connaitre.

C'est vraiment triste comment tu peux reconduire une discussion intéressante à une bagatelle de catégories. Ce que j'ai dis n'a quasiment aucun rapport avec du Husserl ou du Heidegger, ni non plus avec du structuralisme, et non plus avec du postmodernisme. Lorsque j'ai dis qu' "Une théorie du savoir est un cercle sans fondement, comme Hegel le prenait en compte. Le savoir humain repose sur la pensée et construction du monde animale," je n'ai absolument jamais décrit cette relation comme étant une réduction (reposer n'étant pas égale à réduire), évidemment qu'il y a relation d'émergence entre les différents niveaux, comme dans l'exemple des propriétés des atomes de l'eau et celles de l'eau à l'échelle phénoménale. Mais pour comprendre l'origine d'un niveau on peut se référer à un niveau inférieur ; pour comprendre d'où vient le principe d'Identité absolu de la logique formelle, on peut se souvenir que les animaux construisent leur univers objectifs de manière typale, selon des réaction identiques à des stimuli identiques, même si ce n'est que de l'identité relative qui est en jeu ; les humains, ayant accès au concept, passent à la compréhension en terme de similitude de ces identités. Voilà une explication "généalogique" pourrions-nous dire, en un sens non-nietzschéen. Donc oui, le savoir humain, en tant que conceptuel, est très différent de la pensée animale, qui dirais le contraire ? Mais la construction de la réalité humaine ne peut être sans lien avec la construction de la réalité animale, penser qu'il y a un gouffre entre les deux, comme tu as tendance à le faire, c'est ça qui se rapproche de Heidegger.
Mon rejet de l'ontologie n'a rien à voir avec un épochè, qui est une mise entre parenthèse qui continue à supposer l'ontologie ; ma conception de la réalité n'a rien de fixiste ou d'héraclitéenne, puisque je pense le changement et le devenir comme étant relatifs. J'ai déjà répondu à l'accusation de relativisme radical (selon lequel tout se vaut), mais bon puisque tu n'es pas capable de faire une distinction conceptuelle je ne vais pas revenir dessus. Enfin bref, quand tu aura une véritable objection intéressante qui touche au fond de ce que je dis et qui ne consiste pas à l'interpréter à l'aide d'une vague similitude avec un auteur du passé, je répondrais peut-être.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 07 février 2022 à 02:49:46

Et ça continue à s'enfoncer dans du pur jargonnage pour raconter strictement n'importe quoi.

Le savoir humain repose sur la pensée et construction du monde animale

Non, le savoir humain ne repose pas sur la pensée et la construction du monde animal. Puisque justement en s'arrachant de la nature, l'homme a renversé cette construction. Donc tout ton baratin scientiste sur les stimulis identiques je sais pas quoi relève bien de la pure sophistique réactionnaire et naturaliste, et qui régresse même avant Rousseau : .

« Je ne vois dans tout animal qu'une machine ingénieuse, à qui la nature a donné des sens pour se remonter elle-même, et pour se garantir, jusqu'à un certain point, de tout ce qui tend à la détruire, ou à la déranger. J'aperçois précisément les mêmes choses dans la machine humaine, avec cette différence que la nature seule fait tout dans les opérations de la bête, au lieu que l'homme concourt aux siennes, en qualité d'agent libre. L'un choisit ou rejette par instinct, et l'autre par un acte de liberté ; ce qui fait que la bête ne peut s'écarter de la règle qui lui est prescrite, même quand il lui serait avantageux de le faire, et que l'homme s'en écarte souvent à son préjudice. C'est ainsi qu'un pigeon mourrait de faim près d'un bassin rempli des meilleures viandes, et un chat sur des tas de fruits, ou de grain, quoique l'un et l'autre pût très bien se nourrir de l'aliment qu'il dédaigne, s'il s'était avisé d'en essayer ; c'est ainsi que les hommes dissolus se livrent à des excès, qui leur causent la fièvre et la mort ; parce que l'esprit déprave les sens, et que la volonté parle encore quand la nature se tait. »

Mais la construction de la réalité humaine ne peut être sans lien avec la construction de la réalité animale

La seule relation qu'il y a entre les deux, c'est qu'elle l'a renversée en s'arrachant de la nature et de son animalité, et qu'elle est donc par conséquent sa contradiction absolue. La réalité humaine n'est plus le produit de la nature, mais bien de la culture et de l'histoire produites par les hommes eux-mêmes en la transformant et en la contredisant. Et sinon, chez les primates comme toi qui veulent y régresser et aspirent à la société barbare en essayant de nous y ramener à grands coups de sophistique - même si on voit bien que tu n'en es pas conscient.

Mon rejet de l'ontologie n'a rien à voir avec un épochè, qui est une mise entre parenthèse qui continue à supposer l'ontologie ; ma conception de la réalité n'a rien de fixiste ou d'héraclitéenne, puisque je pense le changement et le devenir comme étant relatifs.

Pour que quelque chose change, devienne ou soit relatif, il faut qu'il soit, espèce de sophiste. Ça reste donc bien une approche ontologique. Et rejeter l'ontologie juste pour la rejeter, c'est tout... sauf un argument.
Et on touche là toute l'inconsistance de ta scholastique. https://image.noelshack.com/fichiers/2022/06/1/1644198516-baby-yoda-ironic-good.png

Message édité le 07 février 2022 à 02:54:05 par Pseudo supprimé
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