il y a une question qui reste en suspend pour moi.
La notion d'autonomie consiste dans la faculté d'agir par soi-même en se donnant ses propres règles de conduite, sa propre loi. Entendu ainsi, l'autonomie n'est possible que lorsqu'un individu parvient notamment à critiquer (analyser) les règles qui lui ont été prescrites. C'est en questionnant le monde qui l'entoure que l'individu peut tenter de réinterpréter son environnement.
Jusque là je comprends bien. Toutefois le mot autonomie renvoie aussi à la durée d'une batterie. Capacité à marcher sans l'aide d'un tuteur, jusqu'à ce que la pile n'est plus d'énergie et nécessite alors une recharge. C'est le retour à la dépendance.
L'autonomie ne serait-elle alors issue que d'une bonne volonté, une centralité capable de nous recharger ?
Si nous sommes tous épisodiquement dans la dépendance, vers qui nous tournons-nous pour retrouver l'autonomie ?
Dieu est donc pour vous ce qui vous maintient en autonomie. C'est une autonomie précaire puisqu'elle se base sur une volonté absolument indépendante.
Une autonomie garantie de se perpétuer ne serait-elle pas une autonomie partagée universellement ? Le fameux je te tiens tu me tiens par la barbichette, c'est-à-dire la structure symbiotique, n'est-elle pas là un procédé permettant de tenir chacun dans la nécessité d'assurer l'autonomie de tous ?
En exemple, le cannibalisme est la démonstration que l'autonomie ne peut être une garantie puisqu'il mène à une dépendance envers la viande de la même espèce, or si toute cette espèce se nourrissait d'elle-même il y aurait une dissolution rapide de celle-ci jusqu'à la disparition totale.
Tout ça parait être que de simples évidences, mais comme dit plus haut, nous ne savons toujours pas comment ne pas nous manger nous-mêmes au sein de notre environnement par le consumérisme.
Message édité le 09 juin 2021 à 23:43:18 par PetitPaul2087