Comme des envies de foutre le camp
Ca arrive comme cela, on est au travail, dans sa voiture, au supermarché, et tout à coup, en nous, se réveille un incompressible besoin de liberté. Une envie de fugue, de fuite. Une envie de claqué la porte, de dire non.
Mais dire non à quoi ?
Dire non a la marche cadencé et rectiligne que nous devons suivre, les horaires, les factures, l'emploi, le chômage, le patron, les codes sociaux, le crédit, le pneu avant droit à remplacer, le coiffeur, le dentiste, le diplôme.
Une routine immonde, une marche funeste vers le rien.
Avons-nous tous des élans de fugues ? Et combien d'entre nous seront prêts à tout quitté, à tout lâcher ?
Certains on essayé, d'autre non.
Les premiers ont il été plus heureux que les seconds ?
Quel a été le déclic ? Quel évenement aussi minine soit a-t-il pu amorcer chez certaines personnes un élan de liberté ?
Mais qu'est-ce la liberté ?
Ici ou ailleurs, nous serons enchaînes à la vie, aux besoins, aux désirs.
Comment s'évader ? Pourquoi s'évader ?
Je ne sais pas, tout ce que je sais, c'est que j'en ressens le besoin. Ne me demandez pas pourquoi, c'est une intution, une chose au fond de moi qui me le dit. Je veux être libre, libre de tout, libre de moi-même, libre du temps, et libre des besoins.
Je ne veux plus désirer, je ne veux plus vouloir, je ne veux plus préparer, anticiper, croire, espérer, désespérer. Je ne veux plus être je crois.
Je veux ne plus vouloir, n'est-ce pas là un paradoxe ?
Comment trouver la clef de foutu bonheur ?
Je parle souvent de ce bonheur comme si cela était un point fixe sur une droite, au dessous je suis triste, au délà je suis heureux, mais finalement si je devais choisir une image, je dirais que la vie serait une sorte de toile avec des couleurs évolutives, ou le blanc et le noir se mélangerait au jaune et au rouge.
Il n'y a pas de but à ce message, mais j'ai du mal a canaliser ce besoin de plus être . mais j'aimerais bien faire dodo tres longtemps