Je propose qu'on distingue trois types d'intelligences : l'intelligence intellectuelle (relative à l'intellect non intuitif, selon la séparation que fait Schopenhauer entre un intellect non intuitif et un intellect intuitif), l'intelligence tactuelle (relative au tact, à la perception des mouvements) et l'intelligence émotionnelle
Je postule que l'intelligence intellectuelle et émotionnelle sont processuelles, supposent une transition entre l'irréel et le réel, la réflexion et l'acte. À l'inverse l'intelligence tactuelle est immédiate, sans transition ni processus pour assurer la primauté de l'acte sur la réflexion et être dans le réel. C'est pour moi un préjugé erroné que de dire que dans les pratiques sportives ou d'adresse il n'y a pas de pensée, au contraire je crois qu'il y a des éléments à découvrir réellement pertinents. Je crois qu'une réalité derrière ce préjugé est que la pensée est immédiate, sans transition et réflexion, c'est évident que dans le sport on ne construit pas de théories avec des raisonnements éternels (comme les éléments d'Euclide), des preuves, des expériences selon une méthode scientifique, mais pour autant il y un mode du pensée qui me semble très intéressant. Une erreur de ma part dans cette réflexion sur la pensée dans le sport et les jeux d'adresses a été de chercher des méthodes d'une part, et d'autre part des méthodes relatives à l'ego, j'ai fini par chercher des mantras, des phrases brèves et rapides à se rappeler pour être plus concentré, le but était de chercher des principes généraux et pas simplement des phrases pour booster l'instinct.
Je dis que l'ego et les contenus de pensées qui y passe repose sur une immédiateté mais ici précisément une illusion d'immédiateté. Les contenus dans l'ego donne une pensée mais pas acte de penser. Je dis donc que pour comprendre la spécificité de l'intelligence du tact il faut s'éloigner de l'égo (et se rapprocher de l'instinct, mais simplement se rapprocher de l'instinct ne permettrais pas de réfléchir véritablement sur cette intelligence ignorée je le crois), car l'intelligence du tact a une véritable réalité, immédiateté, est un acte contrairement au contenu de l'ego qui est majoritairement irréel.
Je définirais l'intelligence comme capacité de prédiction et à agir dans la réalité par rapport à ces prédictions (par exemple : mettre en place une stratégie pour atteindre une ressource lorsqu'on est un être vivant et qu'on a détecté cette ressource). Je ne prétends pas du tout être un sportif de haut niveau, juste un observateur de la pratique sportive. Par exemple au ping-pong il faut chercher à surprendre l'adversaire, lui renvoyer la balle du côté opposé (par exemple) mais aussi chercher à effacer sa présence pour que le geste qui dirige la balle soit prédictible au dernier moment par l'adversaire. Au foot quand un milieu offensif déborde sur votre côté que vous êtes défenseur, il faut chercher plutôt à l'orienter sur le côté et à sortir la balle en touche plutôt que le laisser entrer dans l'axe, etc.
Je dirais que dans la société les personnes gauchères que ce soit de la main, pied ou de l'œil ont tendance peut-être de manière plus infraconsciente que consciente à avoir une intelligence tactuelle.
Par ailleurs je distinguerais deux types de bêtises : une bêtise relative au degré de réalité phénoménale/ volonté de puissance d'un système cognitif et une bêtise relative à la personnalité. Par exemple je crois qu'on ne reproche pas aux psychopathes une différence de nature cognitive (quelqu'un avait dit quelque part qu'ils ont de l'empathie cognitive mais pas affective, je crois plutôt qu'ils ont une lecture de pensée mais pas d'empathie cognitive) mais relative à la personnalité. Par exemple si on regarde aujourd'hui le massacre relatif à l'ingestion massive de viandes industrielles un sociopathe et une personne normale peuvent se retrouver sur un pied d'égalité dans leur consommation de viande mais la différence est qu'une personne normale si elle aperçoit par le regard de quelqu'un d'autre l'amoralité de son attitude, risque d'intégrer dans sa personnalité cette information et peut-être changer de comportement, plus tard expliquer l'histoire de son changement d'attitude et influer sur le comportement d'autres personnes, etc Alors qu'un sociopathe risque de ne pas s'en vouloir, de ne pas changer de comportement, ne pas intégrer par rapport à sa personnalité cette information, etc (peux-tu retirer le "brandon.exe", je vois ce que tu me reproches, j'ai fait ça parce qu'il me fallait mettre au clair mes affects qui étaient inconciliables)
Je dis que ces deux types de bêtises cachent un conflit de facultés, deux personnes ou deux groupes de personnes peuvent se reprocher mutuellement un type de bêtise et l'autre type sans parvenir à un dialogue car il y a confusion entre les deux types de bêtises et donc pas un tiers exclu qui suppose que soit l'un est bête soit l'autre l'est. Par "une bêtise relative au degré de réalité phénoménale/ volonté de puissance d'un système cognitif" j'entends des personnes qui ne peuvent intégrer correctement les règles de la société mais qui par de nombreuses confusions mutuelles finissent par croire qu'on leur reproche quelque chose relatif à leur personnalité (ce qui est parfois aussi le cas).