Dans le cadre d'un univers purement déterministe il n'y a pas de libre arbitre puisque tout est déterminé par les conditions initiales de l'univers. Or les pensées d'un individu sont une conséquence logique de ces conditions initiales, elles sont donc nécessairement purement rationnelles car pouvant être logiquement et raisonnablement expliquées pour peu que l'on ait le recul et outils de calcul suffisant pour comprendre les relations de cause à effet qui ont mené à leur émergence et ce quand bien même ce caractère rationnel n'ait rien à voir avec les raisons évoquées par lesdits individus pour justifier les pensées en question.
Dans le cadre d'un univers indéterminé, si l'être humain est néanmoins une machine biologique déterministe, le raisonnement ci-dessus s'applique encore.
Dans le cadre d'un univers indéterminé où l'être humain est lui aussi indéterminé, on peut tout à fait considérer que cette indétermination est une expression d'un libre-arbitre, quand bien même cette indétermination porte sur des points non conscients par l'individu.
De là, à moins de définir le libre arbitre précisément de manière à autoriser une indétermination de l'être humain non dépendante de ce libre-arbitre mais suffisante pour influer sur les pensées de l'individu, il est pleinement acceptable de dire que les pensées des individus dénués de libre-arbitre sont pleinement rationnelles.