Le 14 novembre 2020 à 07:54:
Redbull_CNT a écrit :
J'aimerais aborder avec vous la question de la psychiatrie.
Certains malades psychiques refusent d'être soignés, doit-on leur imposer? Par exemple, quelqu'un qui refuse d'être soigné d'un cancer, après délibération en sa pleine conscience, c'est son droit, non? Cependant, la maladie psychique, c'est plus compliqué, parce que le fait de refuser des soins peut faire partie de la maladie, comme dans une psychose. Alors doit-on respecter le choix d'un individu malade psychique de s'abstenir d'être soigné dans le principe de la liberté individuelle? Ou alors doit-on lui imposer des soins en partant du principe qu'il sera satisfait une fois soigné, et que donc une fois en pleine conscience et délibération il se dit qu'il aurait souhaité ces soins?
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Personnellement, je réponds à ce paradoxe en partant du principe que la maladie psychique, que ce soit la dépression, la psychose, l'addiction etc. agit comme un dictateur sur la conscience. Ces gens-là vivent dans un dogme permanent qui les empêche de réfléchir et de prendre des décisions rationnelles. Les aider à se libérer de ce dogme est une forme d'éducation, ou plutôt de rééducation, et l'éducation est un outil précieux de liberté. Savoir, c'est pouvoir. L'éducation permet au même titre l'insertion dans la société qui est une composante de la liberté.
Voilà, j'aimerais avoir votre avis sur la question.
Tu le dis toi-même : dans le cas où sa maladie psychique affecte ses décisions, il n'est plus responsable de ses propres choix...
Après, moi je dirais qu'il faut voir selon qu'il soit dangereux pour les autres ou non, c'est surtout ça qui importe.
Si sa maladie reste inoffensive pour autrui, il peut voir autant de licornes roses invisibles qu'il veut : moi ça ne me dérangera pas.
Le souci, c'est s'il doit gérer une entreprise, par exemple car dans ce cas, les employés de l'entreprise dépendent de ses décisions...
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Mais il reste le problème des gens qu'on n'arrive jamais à soigner de leurs troubles, et qui donc peuvent souffrir de cet acharnement médical, sans que l'on puisse savoir ce qu'ils auraient souhaité en pleine conscience de soi et capables de délibération.
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soigner, ou guérir ?
La schizophrénie, par exemple, on ne sait pas la guérir, mais on sait très bien la soigner.
(N.B.: Plop à toi, au fait
)