Je voulais faire ce post, mais Rufus a tout dit. Par contre, il ne faut pas oublier que Kant n'est pas un pur idéaliste. C'est pourquoi aux catégories de l'entendement il adjoint les formes de la sensibilité (le fait que le sujet transcendantal spatiotemporalise la diversité sensible/l'objet = x), qui sont absolument nécessaire. Autrement dit, le sujet réceptionne et formalise dans cette réception la diversité sensible, qui est non-objectale à ce "stade-là". Il faut comprendre que Kant ne décrit pas ce processus comme un processus psychologique/biologique, mais comme un niveau de description sans lequel il n'est pas possible de comprendre certains processus. Ce niveau s'appelle le niveau transcendantal. Il faut aussi comprendre que Kant souhaite, à la base, justifier la possibilité de représentations objectives, et donc de connaissance, de la réalité. Cependant, les approches empiristes et idéalistes ne lui semblent pas assez justifiée (et la position cartésienne selon laquelle Dieu justifie les représentations lui semble chimérique). L'idéalisme transcendantal vise donc à concilier ces deux positions : d'un point de vue empirique, il faut donc adopter une approche de type réaliste; d'un point de vue transcendantal, il faut adopter un point de vue idéaliste.
Sur ça : Je trouve ca bizarre. C'est comme si le sujet déforme la réalité non?
En fait, pour Kant, la "réalité" ne peut pas exister absolument, elle ne peut exister qu'en relation avec un sujet. Nous ne pouvons pas savoir, en dehors de notre rapport au monde, de quoi aurait absolument l'air la réalité. Mais pour Kant, ce n'est pas un problème, tout d'abord parce que, de toute façon, en dehors de cela, il n'y a rien d'autre, peut-être que la réalité ne se produit pas ainsi, mais, même si c'était le cas, nous ne pourrions pas le savoir.