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Liste des sujets

Aide. Science

Bouffie109
Bouffie109
Niveau 9
14 mai 2020 à 00:08:49

L'une des principales caractéristiques de la connaissance scientifique, c’est la systématisation, puisqu'elle consiste en une connaissance ordonnée, c'est-à-dire formée d'un ensemble d'idées qui forme une théorie.

Source: https://www.definitions360.com/connaissance-scientifique/

Je ne comprends pas. Quelqu'un peut m'expliquer?
exemple:
Dans une boite je constate par expérimentation qu'il y a 4 bouteilles d'eau. Donc j'en tire la connaissance que dans cette boite il y a des 4 bouteilles d'eau.
Peut-on généraliser cette connaissance? Cette connaissance est scientifique???

SisypheHeureux
SisypheHeureux
Niveau 10
14 mai 2020 à 02:01:13

Dans ton modèle, une bouteille d'eau correspond à une unité.
Ainsi une approche scientifique serais de compter le nombre d'unité qu'il y a dans ta boîte. On utilise alors un outil déjà éprouvé par la méthode scientifique, la numérotation. On conclue qu'il y a quatre unités dans la boîte donc quatre bouteilles d'eau. Ta connaissance du nombre de bouteilles dans la boîte est alors scientifique.

La connaissance scientifique, elle, est conçue pour expliquer et faire comprendre tout le processus qui a abouti à la conclusion, c'est-à-dire, démontrer toutes les étapes d’une idée ou d’une théorie, du début jusqu'à la conclusion, sur la base de l’utilisation de méthodes scientifiques.

S'oppose à cela les connaissances non-scientifiques, comme expliquées dans la définition, qui proviennent de croyance commune, ou d'expérimentation (il faut faire attention à ce terme, tu sembles l'employer dans un sens erroné, il faut plutôt l'interpréter comme un ressenti, quelque chose que l'on perçoit par l'esprit ou les sens.).
Un exemple concernant les bouteilles d'eau : admettons que les bouteilles d'eau proviennent du même paquet.
Il t'es acquis que dans les paquets de ce distributeurs d'eau spécifique, il y ai quatre bouteilles dans chaque paquets, ainsi tu possèdes la connaissance du nombre d'unité dans le paquet mais cette connaissance n'est pas scientifique, car elle provient d'une croyance que tu n'as pas éprouvé par quelque protocole.
Les connaissances théologiques sont par essences expérimentales.

La généralisation est possible seulement si les paramètres de ce à quoi on essaie d'appliquer notre connaissance est une partie ou correspond au tout de notre connaissance (l'égalité).
Pour la suite, nous admettrons avoir démontré ce qu'est qu'un parallélogramme et nous nous restreindrons à un espace euclidien. Un parallélogramme est donc un quadrilatère dont les côtés sont parallèles deux à deux.
Appliquons donc notre connaissance du parallélogramme à la figure géométrique qu'est le carré.
Le carré à quatre cotés, parallèle deux à deux, cela semble donc entrer dans notre définition.
Le carré est donc un parallélogramme. On s'est appliqué à trouver des formes géométriques qui rentre dans notre connaissance du parallélogramme.

On peut donc généraliser la connaissance en la confrontant à d'autres idées dans un même système. Il serait étrange de vouloir appliquer des définitions géométriques à des animaux de la ferme (mais pas impossible, cependant il faudrait les ramener dans un système géométriques.)

Ainsi chaque connaissance est rangée dans une théorie, qui elle même est incluse dans d'autres théories plus fondamentales, et celles-ci créée alors un système.

Cependant, faut-il nier les approches non-scientifiques de notre environnement ?
Je pense que non, cela serait manquer un grand pan du miracle que l'on appelle la Vie. Il y a des civilisations qui se sont construites autour de connaissances expérimentales seulement, comme les Indus en Extrême Orient, ou encore les tribus indiennes d'Amériques. De grand mouvement spirituel comme le bouddhisme ou encore le chamanisme sont aujourd'hui entrain de convertir les européens cartésiens en mal de dépaysement.

La Science, si efficace et fascinante qu'elle soit, détruit aujourd'hui le peu d'enchantement que la Vie nous laisse, en démystifiant tout les phénomènes lié à l'expérience de l'être humain quand à son environnement.
Plus de créatures magiques, plus d'expériences fantomatiques, fini les Divinités maîtresses de L'Univers,
la Science comme seule religion, l'Homme le seul maître à bord, "Homo Deus". Et si notre salut ne venait pas dans la domination de toute chose mais bien dans l'harmonie générale ?
(Le dernier paragraphe puise dans le poncif mais je trouvais ça intéressant d'ouvrir l'auteur sur cette question, il ne s'agit donc là que d'un préambule.)

Bouffie109
Bouffie109
Niveau 9
14 mai 2020 à 14:35:26

Très intéressant. Merci énormément pour ta réponse.
Donc la généralisation n'est pas un critère obligatoire pour la mise en place d'une connaissance scientifiqu, c'est ça?

Bouffie109
Bouffie109
Niveau 9
14 mai 2020 à 14:41:35

Pourtant j'ai lu ici http://www.afscet.asso.fr/resSystemica/Paris05/david.pdf&ved=2ahUKEwivvejcr7PpAhUJ4YUKHRyfCGgQFjABegQIARAB&usg=AOvVaw0Cjqbo7Ffy3BN3lDHTFIVZ

que "la généralisation est une condition de la scientificité des resultats" (dans le résumé au tout debut).

C est pour cela que je me dis que dire pas induction qu une boîte contient 4 bouteilles d'eau n est pas une connaissance scientifique si on arrive pas a la généraliser scientifiquement. Mais je me démane comment on peut faire dans ce cas.

SisypheHeureux
SisypheHeureux
Niveau 10
14 mai 2020 à 16:02:37

Si j'ai bien compris, la portée de ta connaissance scientifique correspond au niveau de généralisation de la théorie à laquelle tu la rapporte.

L’étude de cas, si l’on poursuit à partir de cette définition précise du terme « cas », serait donc centralement dédiée à la formulation de théories intermédiaires

Pour arriver à une conclusion sur notre observation, il faut au préalable invoquer une théorie dans laquelle nos résultats serait exploitable. J'ai précédemment et ce de manière antérieure à l'annonce de mon résultat, annoncé une théorie numéraire dans laquelle une bouteille d'eau vaudrait une unité. En d'autre terme, j'utilise l'outil mathématique. Ma connaissance du nombre de bouteille serait donc juste dans toute approche mathématique de la question,

« les résultats empiriques de l’étude de cas sont analysés à l’aune d’une théorie développée au préalable* » [Yin, 1989, p. 38].

* : Cette théorie peut être une théorie de repérage et non la théorie finalement développée.

Ce n'est pas forcément mon domaine d'explication, j'essaie d'être le plus concis possible à chacune de mes réponses.

NB: pour accéder au lien sur ordinateur, http://www.afscet.asso.fr/resSystemica/Paris05/david.pdf

Bouffie109
Bouffie109
Niveau 9
14 mai 2020 à 16:51:07

Le 14 mai 2020 à 16:02:37 SisypheHeureux a écrit :
Si j'ai bien compris, la portée de ta connaissance scientifique correspond au niveau de généralisation de la théorie à laquelle tu la rapporte.

L’étude de cas, si l’on poursuit à partir de cette définition précise du terme « cas », serait donc centralement dédiée à la formulation de théories intermédiaires

Pour arriver à une conclusion sur notre observation, il faut au préalable invoquer une théorie dans laquelle nos résultats serait exploitable. J'ai précédemment et ce de manière antérieure à l'annonce de mon résultat, annoncé une théorie numéraire dans laquelle une bouteille d'eau vaudrait une unité. En d'autre terme, j'utilise l'outil mathématique. Ma connaissance du nombre de bouteille serait donc juste dans toute approche mathématique de la question,

« les résultats empiriques de l’étude de cas sont analysés à l’aune d’une théorie développée au préalable* » [Yin, 1989, p. 38].

* : Cette théorie peut être une théorie de repérage et non la théorie finalement développée.

Ce n'est pas forcément mon domaine d'explication, j'essaie d'être le plus concis possible à chacune de mes réponses.

NB: pour accéder au lien sur ordinateur, http://www.afscet.asso.fr/resSystemica/Paris05/david.pdf

j'ai compris grâce à toi merci.

Une dernière remarque sur cela

Un parallélogramme est donc un quadrilatère dont les côtés sont parallèles deux à deux.
Appliquons donc notre connaissance du parallélogramme à la figure géométrique qu'est le carré.
Le carré à quatre cotés, parallèle deux à deux, cela semble donc entrer dans notre définition.
Le carré est donc un parallélogramme. On s'est appliqué à trouver des formes géométriques qui rentre dans notre connaissance du parallélogramme.

Le problème que je vois c'est qu'il y a un cercle vicieux. C'est à dire qu'on a une tautologie où la conclusion est nécessaire à l'établissement de la prémisse. SI le carré est un quadrilatère dont ses côtés sont parallèles deux à deux mais qu'il n'est pas un parallélogramme alors la prémisse "Tous les quadrilatères dont les côtés sont parallèles deux à deux sont des parallélogrammes " s'effondre sur elle-même. (je parle dans le cas où on cherche à savoir si le carré est un parallélogramme ou non, car formellement le raisonnement est juste).

En fait je me pose toutes ces questions de généralisation en science car je me demande si les connaissances scientifiques ne reposent pas toutes sur un diallèle (c'est-à-dire un cercle vicieux comme je l'ai montré avec le raisonnement du parallélogramme) comme le disent les sceptiques antiques . Tu en penses quoi?

Bouffie109
Bouffie109
Niveau 9
15 mai 2020 à 01:42:58

up

SisypheHeureux
SisypheHeureux
Niveau 10
15 mai 2020 à 17:03:00

Le 14 mai 2020 à 16:51:07 Bouffie109 a écrit :

Le 14 mai 2020 à 16:02:37 SisypheHeureux a écrit :
Si j'ai bien compris, la portée de ta connaissance scientifique correspond au niveau de généralisation de la théorie à laquelle tu la rapporte.

L’étude de cas, si l’on poursuit à partir de cette définition précise du terme « cas », serait donc centralement dédiée à la formulation de théories intermédiaires

Pour arriver à une conclusion sur notre observation, il faut au préalable invoquer une théorie dans laquelle nos résultats serait exploitable. J'ai précédemment et ce de manière antérieure à l'annonce de mon résultat, annoncé une théorie numéraire dans laquelle une bouteille d'eau vaudrait une unité. En d'autre terme, j'utilise l'outil mathématique. Ma connaissance du nombre de bouteille serait donc juste dans toute approche mathématique de la question,

« les résultats empiriques de l’étude de cas sont analysés à l’aune d’une théorie développée au préalable* » [Yin, 1989, p. 38].

* : Cette théorie peut être une théorie de repérage et non la théorie finalement développée.

Ce n'est pas forcément mon domaine d'explication, j'essaie d'être le plus concis possible à chacune de mes réponses.

NB: pour accéder au lien sur ordinateur, http://www.afscet.asso.fr/resSystemica/Paris05/david.pdf

j'ai compris grâce à toi merci.

Une dernière remarque sur cela

Un parallélogramme est donc un quadrilatère dont les côtés sont parallèles deux à deux.
Appliquons donc notre connaissance du parallélogramme à la figure géométrique qu'est le carré.
Le carré à quatre cotés, parallèle deux à deux, cela semble donc entrer dans notre définition.
Le carré est donc un parallélogramme. On s'est appliqué à trouver des formes géométriques qui rentre dans notre connaissance du parallélogramme.

Le problème que je vois c'est qu'il y a un cercle vicieux. C'est à dire qu'on a une tautologie où la conclusion est nécessaire à l'établissement de la prémisse. SI le carré est un quadrilatère dont ses côtés sont parallèles deux à deux mais qu'il n'est pas un parallélogramme alors la prémisse "Tous les quadrilatères dont les côtés sont parallèles deux à deux sont des parallélogrammes " s'effondre sur elle-même. (je parle dans le cas où on cherche à savoir si le carré est un parallélogramme ou non, car formellement le raisonnement est juste).

En fait je me pose toutes ces questions de généralisation en science car je me demande si les connaissances scientifiques ne reposent pas toutes sur un diallèle (c'est-à-dire un cercle vicieux comme je l'ai montré avec le raisonnement du parallélogramme) comme le disent les sceptiques antiques . Tu en penses quoi?

j'ai lu l'autre topic sur le scepticisme que tu as fait l'autre jour. Et en effet pour fonctionner, la Science doit reposer sur des axiomes fondamentaux, des propositions dont on doit admettre la véracité sans démonstration.
Les sceptiques peuvent donc à raison douter de la méthode scientifique, cependant comme à dit Vali :
Le scepticisme n'est bon qu'à douter.
La Science elle propose un approche cohérente de la réalité avec pour but ultime la recherche de la vérité.
Cependant elle possède un atout unique, c'est qu'elle n'est pas figée.
La Science a repris du scepticisme, elle doute, elle remet en jeu même ses théories les plus fondamentales en éprouvant chaque jour la résistance des axiomes qui lui servent de squelette.
Elle n'en est pas moins une religion séculière, elle a donc ses fervents défenseurs et ses détracteurs, ainsi que ceux qui se servent d'elle comme autorité.

Bouffie109
Bouffie109
Niveau 9
15 mai 2020 à 17:29:16

Le 15 mai 2020 à 17:03:00 SisypheHeureux a écrit :

Le 14 mai 2020 à 16:51:07 Bouffie109 a écrit :

Le 14 mai 2020 à 16:02:37 SisypheHeureux a écrit :
Si j'ai bien compris, la portée de ta connaissance scientifique correspond au niveau de généralisation de la théorie à laquelle tu la rapporte.

L’étude de cas, si l’on poursuit à partir de cette définition précise du terme « cas », serait donc centralement dédiée à la formulation de théories intermédiaires

Pour arriver à une conclusion sur notre observation, il faut au préalable invoquer une théorie dans laquelle nos résultats serait exploitable. J'ai précédemment et ce de manière antérieure à l'annonce de mon résultat, annoncé une théorie numéraire dans laquelle une bouteille d'eau vaudrait une unité. En d'autre terme, j'utilise l'outil mathématique. Ma connaissance du nombre de bouteille serait donc juste dans toute approche mathématique de la question,

« les résultats empiriques de l’étude de cas sont analysés à l’aune d’une théorie développée au préalable* » [Yin, 1989, p. 38].

* : Cette théorie peut être une théorie de repérage et non la théorie finalement développée.

Ce n'est pas forcément mon domaine d'explication, j'essaie d'être le plus concis possible à chacune de mes réponses.

NB: pour accéder au lien sur ordinateur, http://www.afscet.asso.fr/resSystemica/Paris05/david.pdf

j'ai compris grâce à toi merci.

Une dernière remarque sur cela

Un parallélogramme est donc un quadrilatère dont les côtés sont parallèles deux à deux.
Appliquons donc notre connaissance du parallélogramme à la figure géométrique qu'est le carré.
Le carré à quatre cotés, parallèle deux à deux, cela semble donc entrer dans notre définition.
Le carré est donc un parallélogramme. On s'est appliqué à trouver des formes géométriques qui rentre dans notre connaissance du parallélogramme.

Le problème que je vois c'est qu'il y a un cercle vicieux. C'est à dire qu'on a une tautologie où la conclusion est nécessaire à l'établissement de la prémisse. SI le carré est un quadrilatère dont ses côtés sont parallèles deux à deux mais qu'il n'est pas un parallélogramme alors la prémisse "Tous les quadrilatères dont les côtés sont parallèles deux à deux sont des parallélogrammes " s'effondre sur elle-même. (je parle dans le cas où on cherche à savoir si le carré est un parallélogramme ou non, car formellement le raisonnement est juste).

En fait je me pose toutes ces questions de généralisation en science car je me demande si les connaissances scientifiques ne reposent pas toutes sur un diallèle (c'est-à-dire un cercle vicieux comme je l'ai montré avec le raisonnement du parallélogramme) comme le disent les sceptiques antiques . Tu en penses quoi?

j'ai lu l'autre topic sur le scepticisme que tu as fait l'autre jour. Et en effet pour fonctionner, la Science doit reposer sur des axiomes fondamentaux, des propositions dont on doit admettre la véracité sans démonstration.
Les sceptiques peuvent donc à raison douter de la méthode scientifique, cependant comme à dit Vali :
Le scepticisme n'est bon qu'à douter.
La Science elle propose un approche cohérente de la réalité avec pour but ultime la recherche de la vérité.
Cependant elle possède un atout unique, c'est qu'elle n'est pas figée.
La Science a repris du scepticisme, elle doute, elle remet en jeu même ses théories les plus fondamentales en éprouvant chaque jour la résistance des axiomes qui lui servent de squelette.
Elle n'en est pas moins une religion séculière, elle a donc ses fervents défenseurs et ses détracteurs, ainsi que ceux qui se servent d'elle comme autorité.

Non seulement la science repose, comme tu le dis très bien, sur des axiomes, mais en plus -etc'est là qu'intervient le diallèle- les propositions se confirment entre-elles.

Mais justement, je me dis que la science peut échapper au diallèle: celui intervient quand on généralise. Par exemple quand on démontre qu'une partie de la matière est constituée d'atomes pour la généraliser à toute la matière. Pour éviter ce problème, il suffit à la science de ne PAS généraliser les connaissances (et apparemment il n'y a pas forcément besoin de généraliser une connaissance pour qu'elle soit scientifique, si je t'ai bien compris). Du coup on ne peut avoir que des connaissances particulières; je reprend l'exemple de la boite: par induction je prouve qu'une boite contient 4 bouteilles d'eau. Il n'y a pas de diallèle dans ce raisonnement.

Tu en penses quoi?

Bouffie109
Bouffie109
Niveau 9
16 mai 2020 à 10:17:04

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