Dès que je dois faire une dissertation, je pense à tout ceux qui auraient rendu la copie parfaite, à ceux qui aurait mieux compris le sujet, et plus rapidement. A ceux de mon âge, pire, au plus jeune que moi, qui auraient su allier un fond pertinent avec une forme brillante. J'envie les esprits brillants, et plutôt que de tenter ne serait-ce que de m'en rapprocher, je me paralyse totalement et complexe à cause du faussée qui nous sépare.
Le moindre signe d'intelligence, que je peux percevoir chez un autre me blesse, comme lors d'une brillante critique de film d'un no-name sur senscritique, un commentaire pertinent sur les réseaux sociaux, ou un topic intéressant sur le forum philosophie. Lorsqu'un étudiant prend courageusement la parole en amphithéâtre afin de poser une question, je désire profondément, que celle-ci sera stupide ou tout du moins, pas trop intelligente, que mon cœur ne soit pas davantage écorché.
Je ne sens plus capable de bien penser, je n'ose plus argumenter, ni débattre, par peur de découvrir des failles. Je suis devenu passif, j'écoute seulement. J'ai du mépris pour mes raisonnements, pour mes idées, pour ma prose.
J'aimerai ne plus être si sévère avec moi-même, chercher à être meilleur que celui que j'étais hier plutôt que d'être sans cesse dans la comparaison. Vous auriez des idées ?
En vous remerciant.