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Dissertation ratée - conseils ?

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JeanSchnek
JeanSchnek
Niveau 10
11 octobre 2019 à 18:58:53

Bonsoir,

Je suis un élève en classe préparatoire "parisienne". Notre prof est vraiment mauvais, on comprend peu ce qu'il dit et nos notes ne sont pas réputées pour être bonnes en Culture Générale.
J'avais, pendant les vacances, lu un mémoire sur Deleuze L'anti-Œdipe, une soixantaine de pages traitées en 60H. J'ai également lu en philosophie le Phedon. Ensuite beaucoup de littérature.
Néanmoins, on a eu aujourd'hui un sujet qui s'intitulait : "Désir et possession". C'était la catastrophe, j'ai presque rendu copie blanche. Avoir passer autant d'heures à comprendre Deleuze, pour au final, pas grand chose, ça fout un coup.

Auriez vous une vraie méthodologie pour réussir une dissertation ? Savoir comment expliquer ?

Merci beaucoup !

Dans les autres matières je suis plutôt bon, mais là je pense avoir 4 maximum.

BALAVO32
BALAVO32
Niveau 4
11 octobre 2019 à 19:11:38

Un conseil, quitte l'école, rater une dissertation de philo est bon signe philosophiquement

JeanSchnek
JeanSchnek
Niveau 10
11 octobre 2019 à 19:36:13

Le 11 octobre 2019 à 19:11:38 BALAVO32 a écrit :
Un conseil, quitte l'école, rater une dissertation de philo est bon signe philosophiquement

C'est dommage que tu sois autant un troll. Même si ça ne m'étonnerait pas que tu aies raison. C'est triste de devoir condenser en quelques lignes des raisonnements philosophiques. D'être obligé d'avoir une seule référence par paragraphe, d'avoir 4H maximum, de ne pas pouvoir avoir un avis tranché sur les questions.

BALAVO32
BALAVO32
Niveau 4
11 octobre 2019 à 20:15:30

Je ne suis pas un troll
Je suis juste tellement génial que j’en parais fou :hap:

Alzaynor
Alzaynor
Niveau 55
11 octobre 2019 à 23:24:37

Sans aller jusqu’à quitter l'école il n'a pas tord, la philo à l'école ce n'est vraiment pas fou et les notes ne veulent rien dire.
Je ne comprend même pas qu'on cherche à noté la philosophie, par essence c'est un non sens total.

Si tu as un mauvais professeur j'ai bien peur que se soit déjà en grande partit le problème et qu'il n'y a pas grand chose à faire si toi même tu as bien bosser de ton coté. Mais de toute façon je ne pense pas que se soit une bonne chose de récupéré ces information sur un forum de JVC. Surtout quand on voit le genre de personne qui peuvent y passer.

Je pense que le plus simple est de te renseigner directement auprès de ton professeur, après tout c'est le premier à savoir se qui n'allait pas. Et si il n'est pas assez abordable et que la note est déjà tomber, tu peux demander aux élèves qui ont eu une bonne note, ou même à un autre professeur de philo si il y en a plusieurs dans ton lycée. C'est même envisageable de demander à des professeurs de français si la structure de la disserte est le problème.

BALAVO75
BALAVO75
Niveau 3
12 octobre 2019 à 01:30:13

Sinon j'ai arrêté l'école avant d'avoir philo mais je suppose qu'ils font ça en mode thèse antithèse synthèse comme Hegel ?

Sinon désir et possession tu peux parler de la chimère qu'est le désir de possession jamais rassasié, et qu'en vérité c'est le désir qui nous possède, et on ne possède jamais rien d'autre que soi même, pour ça que le désir est hors de soi

-The[Flash]-
-The[Flash]-
Niveau 10
12 octobre 2019 à 06:18:22

Je ne connais Deleuze que de nom (encore que j'ai peut-être entendu un podcast sur lui ou avec lui dedans ?!).

Je crois qu'il est spinoziste. Lis donc Spinoza.

Ceci dit, qu'avais tu à dire sur le désir possession?

Quasiment la totalité des vieilles philosophies et religions en parlent. Et il y a des contrecoup d'autres philosophes. D'un côté c'est bien d'un autre c'est mal de vivre dans le désir et la volonté de posséder. Mais en fait ce n'est peut-être ni bien ni mal et ça dépend peut-être comment on aborde la vie.

C'est trop gros comme sujet. On pourrait écrire des tomes sur ce sujet. Ça a traversé l'histoire de la philosophie, de la vie, de la morale, des religions.

Alzaynor
Alzaynor
Niveau 55
12 octobre 2019 à 15:20:28

"Sinon j'ai arrêté l'école avant d'avoir philo mais je suppose qu'ils font ça en mode thèse antithèse synthèse comme Hegel ? "

Pour ma part c'était bien ça.

[jesuispartout]
[jesuispartout]
Niveau 22
12 octobre 2019 à 21:14:48

Je ne comprend même pas qu'on cherche à noté la philosophie, par essence c'est un non sens total.

Ce serait en effet absurde de prétendre noter la philosophie ; heureusement ce qui est noté n'est pas la philosophie mais un simple exercice, ici de dissertation, qui a ses enjeux et ses critères d'évaluation propres.

Sinon j'ai arrêté l'école avant d'avoir philo mais je suppose qu'ils font ça en mode thèse antithèse synthèse comme Hegel ?

Type de plan contre lequel beaucoup de professeurs mettent en garde, il est très dur à manipuler convenablement.

Pour la question générale de la méthodologie de la dissertation philosophique, bien qu'il existe des variantes entre les attentes des profs, quelques constantes demeurent. En premier lieu il s'agit dans l'introduction de clarifier au maximum le sens du sujet, par des définitions et des analyses, et surtout de montrer qu'il existe en son sein un problème que le dissertant doit s'efforcer de construire de façon à traiter le plus grand nombre des aspects que le sujet peut impliquer. Montrer qu'un problème existe au sein du sujet implique de mettre en évidence qu'il existe à son propos différentes options qui sont à la fois vraisemblables et pourtant, apparemment du moins, contradictoires.

Une fois que le problème est posé, l'exercice consiste à tenter, dans les différentes parties du développement, à explorer les différentes options indiquées en introduction par la mise en place d'un réseau cohérent et organiques d'arguments et de concepts afin d'aboutir à une meilleure compréhension du sujet et de formuler une solution pour la problématique.

Autant dans l'enseignement secondaire on estime que c'est déjà pas mal si le candidat est capable de formuler quelques arguments par lui-même et que c'est encore mieux quand il parvient à les illustrer par quelques références à des auteurs, autant à partir du supérieur, on estime qu'il doit être capable de mobiliser de façon pertinente les systèmes de concepts forgés par les auteurs de l'histoire de la philosophie. Il y a évidemment dans cette attente quelque chose de la vanité érudite du monde universitaire mais ça ne se réduit pas à cela. En effet il est possible de comprendre toute l'histoire de la philosophie comme l'histoire de la création de concepts techniques pour traiter des problèmes qui apparaissent dans les usages courants de la parole. Créer un concept suppose de le faire exister au sein de tout un système de penser, c'est une opération qui prend du temps et la plupart des auteurs qui ont marqué l'histoire de la philosophie par leurs concepts y ont passé leur vie. Or un travail de dissertation est un exercice qui se déploie sur quelques heures, il est donc impossible d'y forger par soi-même son propre réseau de concepts original. Il est donc demandé au candidat de puiser dans l'histoire de la pensée des concepts préexistant et de les articuler les uns par rapport aux autres.

Bien entendu, une telle opération est en elle-même très problématique voire contradictoire car comme indiqué plus haut, les concepts n'ont de sens qu'en relation avec le système de pensée dans lequel ils ont été forgés, faire coexister en une seule copie des concepts issus d'horizons différents risque donc d'aboutir à un mélange particulièrement bancal. Mais rappelons qu'il s'agit d'un simple exercice et que précisément l'un de ses enjeux consiste à se dépatouiller avec cette difficulté.

Nous avons affaire ici à un sujet sous forme de deux notions juxtaposées, "désir et possession". Commençons par noter que les sujets notionnels sont des sujets a priori plus difficile que les sujets sous forme de question car ce sont les plus vastes thématiquement parlant et donc que formuler une problématique qui englobe tous leurs aspects est particulièrement difficile. Notons également que la notion de désir est l'une des plus labourées de l'histoire de la philosophie, ce qui veut tout à la fois dire qu'il est très facile de trouver du matériel et des références pour traiter un tel sujet mais également que le niveau d'exigence du correcteur risque d'être bien plus élevé avec quelques références attendues (le Banquet de Platon, éventuellement Epicure, Epictète, Spinoza, etc...) et surtout une attention particulière à l'originalité avec laquelle le candidat va s'emparer du sujet et de ces références.

Avant d'aller plus loin, il faudrait que l'auteur précise quelques points. En premier lieu, cette dissertation s'appuyait-elle explicitement sur un cours et/ou un corpus de textes ou bien s'agissait-il d'une dissertation de philosophie générale ? Ainsi, les lectures de Deleuze et du Phédon étaient-elles directement en lien avec cet exercice ou bien étaient-elles simplement vaguement conseillées comme lectures estivales ? Car si c'est le cas, c'est bien entendu dans ces sources que le matériel conceptuel devait être pioché pour poser et résoudre le problème. Ensuite à ce propos, peux-tu nous préciser, au moins dans les grandes lignes, la façon dont tu a abordé et problématisé le sujet ?

JeanSchnek
JeanSchnek
Niveau 10
13 octobre 2019 à 05:56:06

Je tiens quand même à souligner avant tout que cela doit être moi le soucis et non mon professeur, puisque lors de la copie c'est seulement moi qui interviens.

Alzaynor : Le problème ne vient aucunement de la structure, sur ça, je suis capable de m'en sortir. Tout ce qui est "théoriquement" facile, je me débrouille. Ici la grande difficulté que j'ai eu vient de mon absence de capacité à articuler des raisonnements entre eux, à expliquer clairement et de façon concise... :snif:

BALAVO75 : Exactement, c'est souvent en mode thèse // antithèse // synthèse. Une quinzaine de lignes par sous-partie.

-The[Flash]- : Je sais que beaucoup de philosophes en parlent, comme Platon principalement, mais ce qui a été impossible pour moi a été de trouver une progression dans la dissertation, paralysé à un moment, j'ai fait n'importe quoi.

Le 12 octobre 2019 à 21:14:48 [jesuispartout] a écrit :

Je ne comprend même pas qu'on cherche à noté la philosophie, par essence c'est un non sens total.

Ce serait en effet absurde de prétendre noter la philosophie ; heureusement ce qui est noté n'est pas la philosophie mais un simple exercice, ici de dissertation, qui a ses enjeux et ses critères d'évaluation propres.

Sinon j'ai arrêté l'école avant d'avoir philo mais je suppose qu'ils font ça en mode thèse antithèse synthèse comme Hegel ?

Type de plan contre lequel beaucoup de professeurs mettent en garde, il est très dur à manipuler convenablement.

Pour la question générale de la méthodologie de la dissertation philosophique, bien qu'il existe des variantes entre les attentes des profs, quelques constantes demeurent. En premier lieu il s'agit dans l'introduction de clarifier au maximum le sens du sujet, par des définitions et des analyses, et surtout de montrer qu'il existe en son sein un problème que le dissertant doit s'efforcer de construire de façon à traiter le plus grand nombre des aspects que le sujet peut impliquer. Montrer qu'un problème existe au sein du sujet implique de mettre en évidence qu'il existe à son propos différentes options qui sont à la fois vraisemblables et pourtant, apparemment du moins, contradictoires.

Une fois que le problème est posé, l'exercice consiste à tenter, dans les différentes parties du développement, à explorer les différentes options indiquées en introduction par la mise en place d'un réseau cohérent et organiques d'arguments et de concepts afin d'aboutir à une meilleure compréhension du sujet et de formuler une solution pour la problématique.

Autant dans l'enseignement secondaire on estime que c'est déjà pas mal si le candidat est capable de formuler quelques arguments par lui-même et que c'est encore mieux quand il parvient à les illustrer par quelques références à des auteurs, autant à partir du supérieur, on estime qu'il doit être capable de mobiliser de façon pertinente les systèmes de concepts forgés par les auteurs de l'histoire de la philosophie. Il y a évidemment dans cette attente quelque chose de la vanité érudite du monde universitaire mais ça ne se réduit pas à cela. En effet il est possible de comprendre toute l'histoire de la philosophie comme l'histoire de la création de concepts techniques pour traiter des problèmes qui apparaissent dans les usages courants de la parole. Créer un concept suppose de le faire exister au sein de tout un système de penser, c'est une opération qui prend du temps et la plupart des auteurs qui ont marqué l'histoire de la philosophie par leurs concepts y ont passé leur vie. Or un travail de dissertation est un exercice qui se déploie sur quelques heures, il est donc impossible d'y forger par soi-même son propre réseau de concepts original. Il est donc demandé au candidat de puiser dans l'histoire de la pensée des concepts préexistant et de les articuler les uns par rapport aux autres.

Bien entendu, une telle opération est en elle-même très problématique voire contradictoire car comme indiqué plus haut, les concepts n'ont de sens qu'en relation avec le système de pensée dans lequel ils ont été forgés, faire coexister en une seule copie des concepts issus d'horizons différents risque donc d'aboutir à un mélange particulièrement bancal. Mais rappelons qu'il s'agit d'un simple exercice et que précisément l'un de ses enjeux consiste à se dépatouiller avec cette difficulté.

Nous avons affaire ici à un sujet sous forme de deux notions juxtaposées, "désir et possession". Commençons par noter que les sujets notionnels sont des sujets a priori plus difficile que les sujets sous forme de question car ce sont les plus vastes thématiquement parlant et donc que formuler une problématique qui englobe tous leurs aspects est particulièrement difficile. Notons également que la notion de désir est l'une des plus labourées de l'histoire de la philosophie, ce qui veut tout à la fois dire qu'il est très facile de trouver du matériel et des références pour traiter un tel sujet mais également que le niveau d'exigence du correcteur risque d'être bien plus élevé avec quelques références attendues (le Banquet de Platon, éventuellement Epicure, Epictète, Spinoza, etc...) et surtout une attention particulière à l'originalité avec laquelle le candidat va s'emparer du sujet et de ces références.

Avant d'aller plus loin, il faudrait que l'auteur précise quelques points. En premier lieu, cette dissertation s'appuyait-elle explicitement sur un cours et/ou un corpus de textes ou bien s'agissait-il d'une dissertation de philosophie générale ? Ainsi, les lectures de Deleuze et du Phédon étaient-elles directement en lien avec cet exercice ou bien étaient-elles simplement vaguement conseillées comme lectures estivales ? Car si c'est le cas, c'est bien entendu dans ces sources que le matériel conceptuel devait être pioché pour poser et résoudre le problème. Ensuite à ce propos, peux-tu nous préciser, au moins dans les grandes lignes, la façon dont tu a abordé et problématisé le sujet ?

J'ai problématisé le sujet de la façon suivante : Croyant choisir mes désirs, du moins posséder l'objet de mon désir (I), je deviens esclave de celui-ci, au sens où la quête de sa réalisation me mobilise totalement. En ce sens le désir me possède (II), mais s'il me possède les individus deviennent déterminés par lui, ce qui serait contradictoire à toute forme de création ou d'évolution. (III)

Ma problématique était bateau : "Suis-je maître de mon désir ?" (je pense qu'elle est mauvaise, car je restreins le désir à l'homme), et le devoir ne correspondait pas au plan, car il était hors de question que j'aborde Deleuze dans la 3e partie à la vue du chaos le précédent dans le devoir. Surtout qu'il aurait été une explication contraire au titre de la partie, puisque pour lui c'est l'absence de détermination et le raté des machines désirantes au sein des machines molaires (par exemple l'homme ici) qui rendent possible la création. En outre comment introduire Deleuze alors qu'il a justement fondé toute sa philosophie du désir sur la détermination du réel (Et non seulement de l'individu) par les machines désirantes. Comment parler des machines désirantes, si je n'introduis pas au préalable la notion de synthèses passives, qui à priori n'aurait pas grand chose à voir avec le désir, mais pourtant déterminante dans la formation de ces machines. Puis expliquer le rôle du corps sans organe. Si je ne l'avais pas fait, on m'aurait dit encore une fois, que je ne suis pas claire. Bref, mon cerveau s'est complètement déconnecté, et en 2 ans c'est la première fois que j'abandonne dans une copie.

La grosse difficulté a été de trouver une progression logique dans les sous-parties, je n'arrivais absolument pas à lier des philosophies. Peut-être que je n'avais pas un bagage assez solide, même si notre professeur va nous dire tout le contraire.

Nous avions étudié Platon : Le Banquet, et la phénoménologie de Husserl (Enfin vite fait), le problème avec mon professeur, c'est qu'il cherche les "instaurations" qui ne sont trouvables nulle part sur internet. Il établit des schémas sur ce qui fonde la pensée d'un auteur. Par exemple, pour Platon, cela se pose de la façon suivante : Pourquoi les hommes ne pensent-ils pas alors que sa nature dépend d'un rapport à la vérité ? Et là il nous fait des schémas, avec désir, besoin, nature... ...
Pour Husserl son instauration aurait été de mettre le sujet au centre de son analyse et de considérer tout élément externe à lui comme un objet dont la relation avec lui serait presque sadique, puisqu'elle ne serait possible que par la domination de l'individu sur ce dit-objet.

Pour répondre à tes questions : " En premier lieu, cette dissertation s'appuyait-elle explicitement sur un cours et/ou un corpus de textes ou bien s'agissait-il d'une dissertation de philosophie générale ? Ainsi, les lectures de Deleuze et du Phédon étaient-elles directement en lien avec cet exercice ou bien étaient-elles simplement vaguement conseillées comme lectures estivales ?"

:d) Dissertation de philosophie générale s'appuyant sur un thème que nous savions au préalable : le désir.
:d) Le Phédon et G.Deleuze sont des lectures personnelles, selon mon prof, on est incapable de comprendre G.Deleuze. Il a peut-être raison, ça se trouve je n'ai rien compris même avec le nombre d'heures, de WK, que j'y passe. Néanmoins, c'est un objectif personnel, celui de tendre à sa compréhension (je trouvais cela important, si ce n'est plus satisfaisant, d'avoir une analyse philosophique moderne sur ce thème), puis ce n'est pas avec cette mentalité qu'on se dépasse. Beaucoup pensent que c'est une erreur stratégique de se focaliser sur un auteur (la preuve), ils apprennent donc des paragraphes déjà-faits pour les mettre dans leur dissertation. SUPER l'exercice de "PHILOSOPHIE".

Alors, j'avais peut-être pensé à une stratégie pour mes dissertations. Approfondir, comme je le fais pour G.Deleuze, trois philosophies matérialistes du désir, trois autres idéalistes. Histoire d'avoir déjà des liens entre eux. Par exemple G.Deleuze avec Spinoza, K.Marx//Engels et Feuerbach. Je sais que Feuerbach a inspiré Marx et Engels et qu'on retrouve des liens avec le marxisme dans la philosophie de G.Deleuze. Pour avoir de vrais "liens", je pensais prendre les articles universitaires comme : https://journals.openedition.org/philosophique/693
Puis faire la même chose avec les idéalistes.

Toutefois, c'est peut-être un peu réducteur d'établir une telle dichotomie entre idéalistes et matérialistes, non ?

Merci beaucoup pour vos conseils !

JeanSchnek
JeanSchnek
Niveau 10
16 octobre 2019 à 20:37:42

Up

[jesuispartout]
[jesuispartout]
Niveau 22
16 octobre 2019 à 23:18:17

J'ai problématisé le sujet de la façon suivante : Croyant choisir mes désirs, du moins posséder l'objet de mon désir (I), je deviens esclave de celui-ci, au sens où la quête de sa réalisation me mobilise totalement. En ce sens le désir me possède (II), mais s'il me possède les individus deviennent déterminés par lui, ce qui serait contradictoire à toute forme de création ou d'évolution. (III)

Bon ben la partie 1 et la partie 2 semblent défendre la même option, j'imagine que tu l'as présenté comme une sorte de progression logique mais ça sent quand même le pataugeage. La partie 3 fait appel à un critère d'évaluation de ton hypothèse précédente extrinsèque à la façon dont tu sembles avoir problématisé le sujet : si tu te demandes si je suis maître de mon désir, la question de savoir si une réponse négative serait contradictoire avec la création ou l'évolution semble hors-sujet. A moins que tu ne partes d'un constat de l'existence de création et d'évolution pour en déduire que cela serait incompatible avec une absence de maîtrise de nos désirs ? En ce cas ça semble faible.

Ma problématique était bateau : "Suis-je maître de mon désir ?"

Bon ben la première chose à remarquer c'est que, formulée ainsi, cette question n'est pas une problématique puisqu'elle ne met en évidence aucun problème. La deuxième chose à remarquer est que tu reconduis le sujet à une question très bateau mais également très restrictive, tu avais affaire à un sujet sous forme de deux notions juxtaposées et non coordonnées (il ne s'agissait pas de "désir de possession" ou de "possession du désir"), une partie importante de ton travail de problématisation aurait donc dû tourner précisément autour des différents rapports qu'il est possible d'établir entre ces notions.

En outre comment introduire Deleuze alors qu'il a justement fondé toute sa philosophie du désir sur la détermination du réel (Et non seulement de l'individu) par les machines désirantes. Comment parler des machines désirantes, si je n'introduis pas au préalable la notion de synthèses passives, qui à priori n'aurait pas grand chose à voir avec le désir, mais pourtant déterminante dans la formation de ces machines.

T'es dans le supérieur maintenant, plus dans le secondaire, si tu estimes que l'apport de concepts deleuziens peut éclairer ta démarche, t'as le droit d'assumer d'y faire appel en expliquant pourquoi certains éclaircissements préalables sont nécessaires pour comprendre un tel apport.

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