Rapidement, le capitalisme c’est aujourd’hui trois choses (
) :
• La propriété privée des grands moyens de production/le règne des monopoles privés, l’accumulation privée du capital toujours plus concentré, son corollaire étant la paupérisation : à l’heure actuelle, 62 personnes possèdent autant – en patrimoine et en revenu – que la moitié la plus pauvre de l’humanité (du jamais vu depuis le début de l’ère néolithique). https://www.latribune.fr/economie/international/62-personnes-possedent-autant-que-la-moitie-la-plus-pauvre-de-la-population-mondiale-543478.html
• La logique marchande/le rapport marchand – son impérialisme ou son dogmatisme –, l’économie de marché/le libéralisme économique/la compétitivité économique /le libre échange/le nomadisme attalien/le mondialisme négatif, qui repose sur l’idée d’une croissance exponentielle censée harmoniser tous les intérêts humains par son devenir immanent profond : la main invisible d’Adam Smith ou le divin marché, « en ce qui concerne l’argent, tout le monde à la même religion » disait Voltaire, encore, le vice privé fait le bien public selon La Fable des abeilles, uniquement contrôlée et régulée a minima par le scepticisme méthodique du Droit libéral, c’est-à-dire la neutralité axiologique de l’Etat : la morale religieuse, esthétique ou philosophique n’a pas son mot à dire, elle est renvoyée dans les musées de l’Histoire, elle est en fait privatisée), l’idée du moins pire/du moindre mal (le libéralisme ou la peste brune).
• La société de consommation/du Spectacle à travers le modèle californien (GAFA), la consommation de masse.
+ Bientôt la dystopie transhumaniste/IA réservée aux plus mauvais d’entre nous (pour les améliorations) sur le plan des valeurs profondes – de l’humanisme.
Le capitalisme c’est, de fait, trois limites systémiques le déterminant de façon intrinsèque comme étant temporellement limité et dangereux :
La limite écologique : le libéralisme étant basé sur le principe d’une croissance exponentielle, il faut toujours plus de matières premières, toujours plus de ressources (destruction des forêts comme la forêt amazonienne pour le bois de valeur, les élevages, l'espace pour construire des habitations, exploitation des mines dans des conditions pires que Germinal pour le minerai présent dans les composants électroniques des ordinateurs, des smartphones, forages pétroliers dans des pays auxquels il faut faire la guerre pour le carburant comme l'Irak, etc.), toujours plus d’usines/de manufactures (réchauffement climatique corrélé à l’industrie), pour qu’un nouveau cycle de production ait lieu, ce que Marx appelait la reproduction élargie du capital – sans quoi il n’y a pas de profit ou de plus-value possible par rapport au cycle de production précédent. Or notre planète étant limitée en ressource par définition, il n’est pas possible sur le long terme d’avoir une croissance exponentielle dans un monde matériellement fini (à moins de conquérir l’espace ou de créer de la matière ex nihilo).
Conséquences : ouragans, montée des eaux, émigration massive des pauvres gens qu’il faut accueillir dans de terribles conditions d’existence, perte des écosystèmes indispensables, pollution des sols par les produits chimiques, de l’air qu’on respire (particules fines), perte de la beauté naturelle du monde remplacée par la laideur du béton industriel, mers de plastique, espèces sublimes d’animaux qui disparaissent les unes après les autres, etc.
La limité morale, philosophique et esthétique : L’extension illimitée de la logique marchande noie sur le long terme dans les eaux glacées du calcul égoïste et dans le narcissisme absolu tout ce qui fait, pour ainsi dire, le « sel de la vie » : l’amitié, l’art, la santé, la nourriture, les rapport humains, rapports homme/femme – de par la société atomisée alors produite, rejet et exploitation de son prochain via le darwinisme social –, l’être humain lui-même qui devient une vulgaire monade ne tendant plus qu’au plaisir consumériste-nihiliste-instantané « tout, tout de suite ! », in fine une vulgaire marchandise/produit de consommation (voir ces jeunes femmes mannequins qui se mettent à vendre leur virginité à l’individu le plus offrant matériellement ou les enfants des favelas à Rio dont le corps est charcuté pour les riches oligarques en mauvaise santé nécessitant des organes frais), destruction du local/particulier au profit de l’uniformisation ou de l’uniforme globalisé/l’universelle abstrait, abrutissement généralisé, main basse sur la dialectique, fin de l’intelligence critique héritée du cartésianisme, fin de la vraie culture ou culture authentique, fin des peuples, règne du virtuel, surveillance totalisée, terrorisme, facticité, pornographie encouragée, corruption banalisée, aliénation finalisée, etc.
« Dans le monde réellement renversé [du capitalisme], le vrai est un moment du faux » comprenait Debord. On le constate tous au quotidien.
Limite économique : celle liée à la baisse tendancielle du taux moyen de profit qui a été conjecturé « scientifiquement » pour ne pas dire prophétisé par Marx dans le Capital (voir la crise des années 1970, repoussée ensuite par la dégradation progressive de l’Etat providence socialiste mit en place après la seconde guerre mondiale par le CNR soit le « néo »libéralisme de Milton Friedman, en France par le Mai 68 trotskyste lié à l’idéologie de Foucault qui brisa les barrières moralo-patriarcales de l’ancien monde incarné en la personne du général de Gaulle qui pouvait résister à l’extension impériale du marché à venir, la nouvelle philosophie de BHL/Glucksmann accentua ce processus « subversif » en faisant croire que le socialisme conduit nécessairement au goulag stalinien, puis le tournant de la rigueur de Mitterrand/Attali de 1983 l’acheva en annulant le programme commun), en admettant, en effet, que le travail matériel vivant des humains est la source réelle de tout profit – ce qui est de l’ordre du bon sens –, le capitalisme est alors habité par une contradiction fondamentale : puisque soumit à la concurrence mondiale, il doit tout le temps innover pour rester dans la course – contre lui-même – en remplaçant progressivement le travail des hommes par des machines, des logiciels et des robots (qui ont le bon goût de ne pas se révolter ou de négocier une augmentation de salaire a contrario des ouvriers exploités comme le remarque ironiquement Michéa). Et quand les rentrées d’argent se font moins importantes inévitablement – les robots ne sont pas des consommateurs –, le système de la dette et du crédit prend le relais. Aujourd’hui le monde repose sur une pyramide de dette qui ne peut, déjà, être remboursée. Le capitalisme est rentré dans sa phase terminale. Le but des néolibéraux ou des capitalistes actuels au pouvoir et de repousser le plus loin possible dans le temps l’effondrement de cette dette en spéculant sur les générations futures, ou comment vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué et même avant de savoir s’il va naître, la fuite en avant comme seul horizon politiquo-économique.
Conclusion : Nous commençons à dévaler la courbe de Gauss de ce système de production déterminé et tous les avantages que le capitalisme nous a apporté de facto sont en train de disparaître petit à petit, comme, par exemple, la liberté d'expression, la sécurité, le confort, le niveau moyen de la vie ou l’espérance de vie elle-même (suffit de voir ce qui se passe chez nous).
« Il faut allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté »
Gramsci.
« Le genre humain périrait s'il ne changeait sa manière d'être. »
Rousseau.
LE capitalisme existe depuis toujours
Une gazelle est un capital de chair pour un lion
les pays où l'on vie le mieux sont les plus libérales économiquement.
Les cocos ont perdu le guerre froide sans avoir livré la moindre juste car leur système était inférieur.
il n'y pas 150 000 SDF en France a cause du Capitalisme mais il n'y a QUE 150 000 grâce au Capitalisme.
Il y aura toujours de la pauvreté et des inégalités mais jusqu'ici le capitalisme est le meilleur système économique.
Je ne sais pas comment on peut toujours être communisme alors qu'il a été un échec dans tous les pays où il s'est développé, et s'est effondré de lui-même.
Et puis c'est pas le capitalisme qui pollue en soit, c'est le niveau de vie qu'il génère . Plus on vit dans l'abondance plus on a une empreinte écologique importante.
Les innovations technologiques permettront aux pays de continuer leur croissance.
Justement la croissance permet le système de la dette.
PS : la limite écologique ça fait depuis 30 ans qu'on nous prédis le "peak oil" et finalement toujours pas là...
La baisse du niveau de vie et l'augmentation de l'insécurité sont du à l'immigration massive de peuples à bas QI, mais il faut pas le dire c'est raciste...
preuve :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5e/National_IQ_per_country_-_estimates_by_Lynn_and_Vanhanen_2006.png
en conclusion : je pourrais rajouter un tas de trucs mais j'ai la feigne honnêtement, tu mets tout et n'importe quoi sur le dos du capitalisme, tout le malheur du monde alors que c'est beaucoup plus compliqué que cela et que au contraire c'est un système économique très performant car il reconstruit économique la sélection naturelle. il a permit et continue de permettre un haut niveau de vie, après il se peut qu'il existe un meilleur système mais c'est clairement pas le communisto-maxisme. Ce système reste à inventer.
Lis des auteurs anglo-saxons arrête les marxistes...
LE CAPITALISME C EST LA SANTE ![]()
https://www.youtube.com/watch?v=B5VyRmrN0-Q ![]()
gloire au capitalisme !
https://www.bing.com/images/search?view=detailV2&id=3E37849374DE2DE98D2C731F6248ED8C2AE6092B&thid=OIP.bAiWESvUWgk0NxwkWrJBQgHaES&mediaurl=http%3A%2F%2F42mag.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2014%2F05%2Fcarte-qi-monde.jpg&exph=555&expw=960&q=carte+qi+par+pays&selectedindex=0&ajaxhist=0&vt=0&eim=0,1,2,6
Quand on voit certaines réponses, au final on se dit que la disparition de l'espèce humaine par le capitalisme, ce sera pas un mal ![]()
Comment apprendre le capitalisme à son enfant
https://www.youtube.com/watch?v=M3V5YYaqPW8
Le 30 juillet 2019 à 22:34:04 Appiodici_bis a écrit :
Quand on voit certaines réponses, au final on se dit que la disparition de l'espèce humaine par le capitalisme, ce sera pas un mal
Explique-toi....
Moi aussi j'aime bien le capitalisme Appiodici_bis.
Faute de mieux.
ancune réponse j'en conclus que j'ai raison