Le 25 janvier 2019 à 04:06:07 horionor a écrit :
Salut j'ai réfléchis à la mort et à sa signification philosophique comme notion abstraite, je voulais vous faire partager les idées de ma pensée que j'ai mis au jour et avoir quelques avis.
- La mort n’est qu’un concept, un mot sans particulière signification. Admettons que je sois le seul être vivant sur terre, sans avoir la connaissance d'un quelconque semblable à moi-même que la flore.
Jamais je n’aurais conscience que la vie puisse s’arrêter un jour. Je pourrais donc sauter du haut d’une falaise pensant que la chute ne prendrait ma vie ou bien me laisser entraîner par le flot de la vie sans remord.
En effet, seule la vision et la représentation d'un être -tier- qui aurait quitté ce monde auquel j'appartiens me ferait prendre connaissance de mon état mortel.
Si tu étais le seul être vivant sur Terre, tu ne survivrais pas à ton enfance. Déjà, tu ne pourrais pas te protéger du climat et encore moins te nourrir. Ce sont également les parents qui enseignent la notion de danger aux enfants. Imaginons que tu survives comme par magie et que tu apprennes à te déplacer tout seul. Ta curiosité, ton insouciance ou ton ignorance pourrait effectivement te mener à sauter ou tomber d'une falaise. Ne connaissant pas la peur de mourir, ni la peur tout court (aucun prédateur), tu serais trop téméraire ou stupide. On apprend de nos erreurs, mais si tu ne cherches pas à préserver ta vie (peur de mourir) tu te lancerais dans des mésaventures dangereuses pour ta santé qui seraient irréparables.
La mort n'est qu'une notion abstraite, une représentation purement mentale tirée essentiellement de l'expérience qui n’existerait que pour ceux qui en ont témoigné.
Car en effet, comment appréhender quelque chose qui n’existe pas; et ainsi se rendre compte d'un état dans lequel on se trouverait dès lors que la vie ne nous appartient plus, élément essentiel nous permettant justement d'en avoir pleine conscience.
- La conscience éclairée seule nous donne donc sensibilité de cette mortalité à l'image que le réveil au petit matin nous rend compte que nous avons été inconscient pendant une certaine durée, sans pour autant pouvoir en expliquer à quel instant exact nous avions commencé à sombrer dans le sommeil.
La mort existe, le nier serait une erreur. Ce qu'elle implique n'est cependant pas entièrement connue. La perception que nous en avons en tant que vivant ne peut pas nous éclairer d'avantage. Le corps physique s'éteint, il ne bouge plus et puis il se décompose. L'identité de la personne décédé, ses souvenirs, sa personnalité, son essence ou son âme voyage peut-être autre part. Peut-être même qu'elle ne change pas de lieu et que cette conscience est déjà extérieur à notre monde. Nos corps étant des récepteurs.
Lorsque la mort sera finalement là, nous ne pourrons en être surpris puisqu’elle sera déjà là et que nous, ne serons plus dans la possibilité pour en témoigner. En fait, il ne faudrait pas craindre un tel évènement qui n’arrivera jamais, ou du moins qu'il sera impossible de ressentir. Il n'existe, je pense, aucun point de rencontre entre la vie et la mort, et il sera bien trop tard pour se rendre compte qu'on l'est dès lors que la vie ne sera plus, à l'image du réveil de la conscience afin de pouvoir en témoigner.
Souvent, comme dit plus haut, la mort est précédé de douleur et peut être anticipé. Je crois qu'il est normal de craindre la mort, comme tout ce qui est inconnue. Croire que l'on sera séparé des gens qu'on aime peut aussi êtres une source de stresse. En générale, on ne meurt qu'une fois dans une vie. Nous ne pouvons pas nous y préparer complètement. La peur est un sentiment naturel.