Le 27 octobre 2018 à 15:39:56 Opak_7777 a écrit :
"Caractère de ce qui est chose en soi, indépendante du sujet "
Quelqu'un pour m'expliquer la cohérence de cette phrase qui me semble contradictoire 
J'explique ce que j'ai compris de l'objectité (sais pas si ça va t'aider) :
Si j'ai bien compris pour Sartre, autrui est une négation, une absence absolue parallèle et relative à la position de la conscience, du moi. Cette absence et négation est absolue dans la mesure où la liberté d'autrui m'échappe complètement, elle m'est totalement indépendante, cette liberté d'autrui à mon égard s'exprime particulièrement avec la notion d'objectité. L'objectité c'est le fait d'être "fixé", "figé" par autrui comme objet, par exemple par son regard, duquel j'ai une présence intuitive ; la honte ou la vanité étant utilisée par Sartre comme sentiment particulièrement lié à ce qu'autrui me renvoi, renvoi de mon objectité.
Donc, j'avoue que le mot "chose en soi" dans ta question me perturbe (Me fait penser au Noumène de Kant que je connais pas, ou à la substance de Spinoza (conçu en soi)). Mais si j'ai bien compris, elle est chose en soi car présence intuitive d'autrui, et indépendante du sujet car l'autre est une négation, absence absolue, sa liberté est inaliénable.
Du coup tout le paradoxe d'être à la fois en soi et indépendant du sujet, est un peu le paradoxe d'autrui pour moi, que cette notion d'objectité éclaire énormément.
Message édité le 06 novembre 2018 à 07:33:52 par Pseudo supprimé