Le 14 mars 2018 à 12:51:13 xXxSALUTxXx a écrit :
Ce sont vraiment les insinuations du caractère totalitaire du système politique de Platon qui sont ridicules. Et l'auteur de ce texte a l'air de plaquer sa morale contemporaine sur le système politique de Platon au 4ème siècle avant JC en Grèce antique ... Qui pourrait s'outrer de Platon parlant d'infanticide dans le cas d'enfants difformes quand les mœurs de l'époque l'acceptaient déjà ? Ah ce monsieur on dirait.
Et d'ailleurs il ne faut pas être trop choqué du traitement des poètes dans les textes platoniciens (leur subordination à l'Etat et leur censure) car la poésie de l'époque relevait de l'éducation.
Je souhaiterais vivement que les professeurs de philosophie abandonnent l'idée d'apprendre à penser à leurs étudiants tout en perroquetant sur fond de grands philosophes et deviennent des professeurs d'histoire comme les autres avec peut-être la pensée comme spécialité logique au début de leur enseignement, mais pas plus ...
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Le 14 mars 2018 à 16:16:53 VictorDigiorgi a écrit :
Le 14 mars 2018 à 12:51:13 xXxSALUTxXx a écrit :
Ce sont vraiment les insinuations du caractère totalitaire du système politique de Platon qui sont ridicules. Et l'auteur de ce texte a l'air de plaquer sa morale contemporaine sur le système politique de Platon au 4ème siècle avant JC en Grèce antique ... Qui pourrait s'outrer de Platon parlant d'infanticide dans le cas d'enfants difformes quand les mœurs de l'époque l'acceptaient déjà ? Ah ce monsieur on dirait.
Et d'ailleurs il ne faut pas être trop choqué du traitement des poètes dans les textes platoniciens (leur subordination à l'Etat et leur censure) car la poésie de l'époque relevait de l'éducation.Je souhaiterais vivement que les professeurs de philosophie abandonnent l'idée d'apprendre à penser à leurs étudiants tout en perroquetant sur fond de grands philosophes et deviennent des professeurs d'histoire comme les autres avec peut-être la pensée comme spécialité logique au début de leur enseignement, mais pas plus ...
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Débiter des banalités moralisatrices à côté de la plaque dont tout le monde se fout n'est pas penser. Par contre s'intéresser au contexte historique du philosophe pour mieux cerner sa philosophie est utile. ![]()
Le 14 mars 2018 à 17:05:56 xXxSALUTxXx a écrit :
Le 14 mars 2018 à 16:16:53 VictorDigiorgi a écrit :
Le 14 mars 2018 à 12:51:13 xXxSALUTxXx a écrit :
Ce sont vraiment les insinuations du caractère totalitaire du système politique de Platon qui sont ridicules. Et l'auteur de ce texte a l'air de plaquer sa morale contemporaine sur le système politique de Platon au 4ème siècle avant JC en Grèce antique ... Qui pourrait s'outrer de Platon parlant d'infanticide dans le cas d'enfants difformes quand les mœurs de l'époque l'acceptaient déjà ? Ah ce monsieur on dirait.
Et d'ailleurs il ne faut pas être trop choqué du traitement des poètes dans les textes platoniciens (leur subordination à l'Etat et leur censure) car la poésie de l'époque relevait de l'éducation.Je souhaiterais vivement que les professeurs de philosophie abandonnent l'idée d'apprendre à penser à leurs étudiants tout en perroquetant sur fond de grands philosophes et deviennent des professeurs d'histoire comme les autres avec peut-être la pensée comme spécialité logique au début de leur enseignement, mais pas plus ...
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Débiter des banalités moralisatrices à côté de la plaque dont tout le monde se fout n'est pas penser. Par contre s'intéresser au contexte historique du philosophe pour mieux cerner sa philosophie est utile.
Tiens ! Ça me fait penser que j'ai quelque part sur je ne sais plus quel disque dur un point de vue très critique sur la philosophie philosophante ...
Il faut que je retrouve ça pour te l'offrir et l'offrir aussi à tous et à personne ...
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Très orienté à gauche si ce n'est à l'extrême gauche démocratique qui défend les sophistes dégénérés de leur temps, mais sinon dans l'ensemble c'est très bien.
au contraire, ça n'a rien de gauche ![]()
mais je comprends ta confusion : tu te bases sur des noms qui te viennent de la lourdeur culturelle qu'on t'impose : (in)culture u.s.
Voilà une manière de parodier ce dont il est question ici :
"Platon s'est aventuré à des précisions impertinentes.
Imaginons une transposition :
Un pays civilisé interdira la télévision et la publicité ; il bannira les camions ainsi que les deux-roues à moteur, sinon tout véhicule personnel ; il réprimera l'adulation de la jeunesse, barrant tout d'abord les doctrines acclimatant le 'meurtre du père' d'après une fallacieuse interprétation d'un vieux texte hellène ; il censurera enfin l'idée même de démocratie. Les camions, parce qu'ils constituent dans l'Etat une 'Grande-Compagnie' qui n'a pas rencontré son Du Guesclin, qu'ils détériorent le réseau routier, et qu'il est déraisonnable de véhiculer en cent engins explosifs ce qu'un train apporterait de Dunkerque à Perpignan sans aucun risque ni aucune dégradation ; les mobylettes, parce que leur usage incotrôlé apprend l'incivisme aux jeunes gens - les deux types de véhicules, camions et deux-roues, parce qu'ils procurent à leurs détenteurs, par des énergies opposées, l'une ridiculement réduite (n'est-il pas risible ce jeune homme sur son engin qui cherche à paraitre mais qui fait en meme temps disparaitre son visage sous un casque car n'est il pas alors intégralement en vilaine contradiction etc ?)... et l'autre énergie, démesurée, un même sentiment de puissance emprunté ; qu'ils sont responsables, sur le plan physique, de quantité de morts, et que, plus gravement, sur le plan de l'âme, ils engendrent en chacun une exaltation artificielle du sentiment de puissance, définitivement dommageable à l'être réel, celui qui doit éveiller en chacun l'antique Oracle 'connais toi toimeme'. Tout véhicule, parce que, pris comme une fin et non plus comme un outil, son emploi ruine de façon contradictoire l'égalité et l'inégalité : chacun devant son volant est ramené à la condition commune du chauffeur, l'ancien comme le jeune homme, le maire comme le cantonnier - voilà une injuste égalité ; et, injuste inégalité, chacun cherche à l'emporter en vitesse, puissance, chromes et klaxon. La télévision, parce que l'image passive et généralisée est un facteur de démagogie et surtout, que, de soi, elle atomise la perception et donc aliène la personnalité, qu'elle appartient au premier secteur de cette fameuse ligne dont nous parlerons sans doute un jour. La notion de démocratie, enfin, parce qu'elle fait illusion : transposée d'un antique idéal grec, jamais atteint en grèce, déjà, elle perd tout sens à l'échelle de cinquante millions d'individus, mais surtout parce qu'elle débouche fatalement sur la tyrannie, voguant de la révolution à l'empire, de la social-démocratie à hitler. L'attique civilisée poussera de force à l'élysée et à matignon des personnages récalcitrants, inconnus des sondages d'opinion, hommes ou femmes, mais qui auront médité platon, kant, les upanishads, les mythes bororo, la bible d'un certain mosché : ils ferons serment d'inviter les citoyens à connaitre leurs devoirs en même temps que leurs droits, et en particulier à signaler les maladies contagieuses dont ils seraient porteurs etc..."
Qui ira publier, interpréter, enseigner voire murmurer un cette traduction-programme sera demain poignardé par un non-violent, ou renversé par un chauffeur, ou mis au pilori par les associations des Droits de l'homme et de la liberté d'expression.
Bref, il aura été un auteur moderne de la république ------ moins la patience du discours, moins l'humour, au demeurant, moins athènes ou marseille et son vieux port méditerranéen, moins sa bonne-mère, et moins aussi la faconde de ses édiles
Socrate rappelle de mémoire un dialogue complexe et prolongé, qui l'a tenu avec quelques amis, la veille au soir, dans la maison d'un riche négociant d'origine étrangère ; cétait dans le port d'athènes, le pirée, et la corrida verbale, digne et pacifique, mais fort animée, jusquà froler les injures, a finalement remplacé le banquet et les flambeaux d'une fête populaire. Le plaisir de dire et d'entendre a remplacé les lumières et les bruits ; il a engendré une prodigieuse recherche de la notion exacte de justice, et le vacarme injuste et aléatoire de la foule, du nombre, dans les rues, a cédé devant l'illumination de l'unité en l'âme de chacun. Tout un panorama politique a même provisoirement paru éclipser la question de départ, à force de préparer la réponse
Ou encore
"Au cours de cet ouvrage, j'ai indiqué que la Répulique de Platon elle-même, qui est l'image proverbiale d'un idéal vide, ne saisit essentiellement rien d'autre que la nature de la moralité grecque.
Il a eu conscience d'un principe plus profond qui faisait brèche dans cette moralité, mais qui, à ce degré, ne pouvait être qu'une aspiration insatisfaisante et par suite ne pouvait apparaître que comme un principe de corruption.
Platon, ému par cette aspiration, a cherché une ressource contre cela, mais comme le secours n'aurait pu que descendre d'en haut, il ne pouvait le chercher d'abord que dans une forme extérieure particulière de cette moralité, croyant ainsi se rendre maître de la corruption et ne réussissant qu'à blesser intimement ce qu'il y avait là de plus profond --
-- la personnalité libre infinie. (l'idée moderne de l'homme, qui nous parait banale, qui était alors naissante, et qui s'affirmera avec le christianisme) (mais évidemment, on dira "c'est cracra et ca fait des guerres" : oui oui, quels yeux, quel cerveau !)
Pourtant, il a prouvé qu'il était un grand esprit parce que précisément le principe autour duquel tourne ce qu'il y a de décisif dans son idée est le pivot autour duquel a tourné la révolution mondiale qui se préparait alors : ce qui est rationnel est réel, ce qui est réel est rationnel.
C'est la conviction de toute conscience libre de prévention, et la philosophie part de là lorsqu'elle considère l'univers spirituel aussi bien que l'univers naturel.
Lorsque la réflexion, le sentiment et en général la conscience subjective sous une forme quelconque considèrent le présent comme vain, le dépassent et prétendent savoir mieux, ils se trouvent dans le vide, et comme ils n'ont de réalité que dans le présent ils sont eux mêmes vanité.
Quant au point de vue inverse pour qui l'Idée ne vaut que dans ce sens restreint, de représentation de l'opinion, la philosophie lui oppose cette vue plus vraie que rien n'est réel que l'idée et alors, il s'agit de reconnaitre dans l'apparence du temporel et du passager, la substance qui est immanent et l'éternel qui est présent."
Il ne s'agit pas de proposer des solutions en philosophie, et platon, qu'il le sache ou non, ne fait pas ça
les gens ont constamment des solutions qui leurs sont proposées, on leur dit "eh bien faites ceci, cela ; votez untel pour tatata ; ptite déprime? lisez du nietzsche-le-filosauf ; prenez tel médicament ; etc etc" ... ça laisse pas beaucoup de temps au moment de suspens entre le "besoin" et la "satisfaction"
en attendant, ils ont fait comme ils "devaient" (sans capacité à comprendre que ce 'devoir-etre' leur est imposé exterieurement etc bref)
l'important est de poser la bonne question
je sais ça parait ridicule, et je ne donne pas assez d'exemple
gneu gneu ![]()
Lorsque la réflexion, le sentiment et en général la conscience subjective sous une forme quelconque considèrent le présent comme vain, le dépassent et prétendent savoir mieux, ils se trouvent dans le vide, et comme ils n'ont de réalité que dans le présent ils sont eux mêmes vanité.
poule dao daille vanne ![]()
zi n ts izeu scènt'horrine izdra gone vaur'l'de ![]()
Le 14 mars 2018 à 17:16:34 VictorDigiorgi a écrit :
Le 14 mars 2018 à 17:05:56 xXxSALUTxXx a écrit :
Le 14 mars 2018 à 16:16:53 VictorDigiorgi a écrit :
Le 14 mars 2018 à 12:51:13 xXxSALUTxXx a écrit :
Ce sont vraiment les insinuations du caractère totalitaire du système politique de Platon qui sont ridicules. Et l'auteur de ce texte a l'air de plaquer sa morale contemporaine sur le système politique de Platon au 4ème siècle avant JC en Grèce antique ... Qui pourrait s'outrer de Platon parlant d'infanticide dans le cas d'enfants difformes quand les mœurs de l'époque l'acceptaient déjà ? Ah ce monsieur on dirait.
Et d'ailleurs il ne faut pas être trop choqué du traitement des poètes dans les textes platoniciens (leur subordination à l'Etat et leur censure) car la poésie de l'époque relevait de l'éducation.Je souhaiterais vivement que les professeurs de philosophie abandonnent l'idée d'apprendre à penser à leurs étudiants tout en perroquetant sur fond de grands philosophes et deviennent des professeurs d'histoire comme les autres avec peut-être la pensée comme spécialité logique au début de leur enseignement, mais pas plus ...
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Débiter des banalités moralisatrices à côté de la plaque dont tout le monde se fout n'est pas penser. Par contre s'intéresser au contexte historique du philosophe pour mieux cerner sa philosophie est utile.
Tiens ! Ça me fait penser que j'ai quelque part sur je ne sais plus quel disque dur un point de vue très critique sur la philosophie philosophante ...
Il faut que je retrouve ça pour te l'offrir et l'offrir aussi à tous et à personne ...
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J'avais mal interprété ton message ( https://www.jeuxvideo.com/victordigiorgi/forums/message/942735938 ), je croyais que tu me répondais ironiquement. Par banalités moralisatrices je visais le texte de ton topic que je critiquais depuis le départ, pas Platon ni la philosophie en général.
Le 16 mars 2018 à 12:57:43 xXxSALUTxXx a écrit :
Le 14 mars 2018 à 17:16:34 VictorDigiorgi a écrit :
Le 14 mars 2018 à 17:05:56 xXxSALUTxXx a écrit :
Le 14 mars 2018 à 16:16:53 VictorDigiorgi a écrit :
Le 14 mars 2018 à 12:51:13 xXxSALUTxXx a écrit :
Ce sont vraiment les insinuations du caractère totalitaire du système politique de Platon qui sont ridicules. Et l'auteur de ce texte a l'air de plaquer sa morale contemporaine sur le système politique de Platon au 4ème siècle avant JC en Grèce antique ... Qui pourrait s'outrer de Platon parlant d'infanticide dans le cas d'enfants difformes quand les mœurs de l'époque l'acceptaient déjà ? Ah ce monsieur on dirait.
Et d'ailleurs il ne faut pas être trop choqué du traitement des poètes dans les textes platoniciens (leur subordination à l'Etat et leur censure) car la poésie de l'époque relevait de l'éducation.Je souhaiterais vivement que les professeurs de philosophie abandonnent l'idée d'apprendre à penser à leurs étudiants tout en perroquetant sur fond de grands philosophes et deviennent des professeurs d'histoire comme les autres avec peut-être la pensée comme spécialité logique au début de leur enseignement, mais pas plus ...
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Débiter des banalités moralisatrices à côté de la plaque dont tout le monde se fout n'est pas penser. Par contre s'intéresser au contexte historique du philosophe pour mieux cerner sa philosophie est utile.
Tiens ! Ça me fait penser que j'ai quelque part sur je ne sais plus quel disque dur un point de vue très critique sur la philosophie philosophante ...
Il faut que je retrouve ça pour te l'offrir et l'offrir aussi à tous et à personne ...
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J'avais mal interprété ton message ( https://www.jeuxvideo.com/victordigiorgi/forums/message/942735938 ), je croyais que tu me répondais ironiquement. Par banalités moralisatrices je visais le texte de ton topic que je critiquais depuis le départ, pas Platon ni la philosophie en général.
c'est le principe de son :
à tous et à personne
(encore un truc tiré du si beau et savant moustachu)
il donne ce qui l'a influencé, ou les résultats auxquels il est parvenu, de manière : soit à se réévaluer soi-même ; soit à obtenir des encouragements, des remerciements, ou des contradictions.. bref des réactions, et à voir lesquelles ; soit par générosité, et par un pur amour de son prochain ; soit comme acte sacrificiel symbolique envers un grand autre, qu'il ignore surement, puisque ce genre de choses ne prend que les esprits qui ne sont pas au courant de l'absence, dans la réalité, de ce grand autre (qui peut être... dieu, une cause quelconque, une idée, le bien etc, whatéveur)
je pencherai plutôt pour la pure jouissance du don de soi sacrificiel à une plèbe ignorante qui lui cracherait dessus
il lui faut donc des insultes, ou du rejet pour le contenter, et je fais de mon mieux