Le 27 novembre 2017 à 13:58:12 DeLetantLetre a écrit :
L'école positiviste avait deja faite des critiques contre la possibilité de l'introspection en s'appuyant sur le caractère subjectif d'une telle pratique.
Merci du partage, vous avez de la chance de vivre dans la région parisienne.
La critique est mentionnée dans le cours justement, et une réponse également. De toute façon, le postulat selon lequel il est difficile voire impossible pour le moi de se connaître lui-même parce qu'il ne pourrait pas être à la fois observé et observateur est déjà limité par la nature indéfinie et mouvante qu'on donne au "moi". Si je dis que "je ne peux pas réellement me connaître moi-même", qu'est-ce que ça inclut ? Est-ce que le "moi" du futur peut connaître le "moi" du passé ou est-ce que ce sont strictement les mêmes "moi" ? Ça c'est la réponse de Mill à la remarque de Comte qui est mentionnée dans le document: le "moi" du futur, même le futur très proche et quasi immédiat, peut naturellement être observateur du "moi" du passé. Mais on peut aller plus loin encore et se demander pourquoi il ne serait pas possible que le "moi" agissant ou réfléchissant puisse être observé simultanément par un "moi" observateur, auto-réfléchissant, et strictement passif. Quelque part c'est une idée qu'on peut retirer de toutes ces spiritualités de la méditation qui enseignent que le "moi" n'est pas la pensée par exemple.
Après si en parlant du caractère subjectif de l'introspection, tu entends que la pratique internalise nécessairement des biais dus à la subjectivité et qui empêcheront l'observateur de se connaître réellement, ok, mais ça vaut pour tout observateur observant n'importe quel objet, ça me paraît pas spécifique à l'observateur s'observant lui-même.