Salut. Être amoureux c'est une chose, mais récemment je me demandais surtout comment il fallait faire pour être bien amoureux. Amoureux comme pourrait l'être le plus humain des hommes, celui qui aurait l'attitude la plus conforme au principe de ce sentiment, et pas la plus petite once d'aliénation pour risquer de dévoyer sa raison d'être en nous.
S'il est permis de poser de telles questions, à quoi sommes nous vraiment destinés lorsque nous sommes sous son effet ? Quel comportement est alors le plus juste à adopter ?
- Faut-il vouloir le faire perdurer indéfiniment, quitte à se mentir sur sa provenance, pour ne pas le "gâcher" ? Est-ce même possible de demeurer amoureux éternellement sous une forme ou une autre, qu'en pensez-vous ?
- Faut-il s'y donner pleinement et devenir flagada les 3/4 de notre vie éveillée ? Et complètement fou le quart restant.
- Faut-il considérer son ivresse comme un pur piège. Se méfier de sa beauté, et valoriser une attitude un peu plus rude, plus insensible pour garder la tête froide et une vue claire ?
- Je me demande aussi, comment donne-t-on suite à un tel sentiment, pour qu'il s'epilogue par quelque chose d'un peu moins laid qu'une désillusion ?
- Préfèrent-elles en général les restaurants indiens ou chinois ? C'est risqué la partie de xbox pour une première fois ? Errer au bord de la Seine sous la lumière du crépuscule, je sais pas.
- Comment font-elles pour être si belles ? Le grand théologien Henry de Lesquen disait récemment, que la femme est la preuve de l'existence de Dieu, il faudrait aussi parler de ça.
Vu que je suis complètement démuni, je me contenterai de m'enrichir de vos propres jugements sur ces questions, en attendant que je récupère l'usage de ma raison. Je vous remercie d'avance pour les retours que vous pourriez avoir mûri sur cette chose un peu délirante qu'est le sentiment amoureux. Si vous avez des tuyaux sur le fonctionnement des femmes, je prends aussi.
- Bonus pour la route : Si l'amour c'est beau. Est-ce qu'un opiacé ça devrait l'être moins ?
L'amour est une illusion. ![]()
Le véritable amour est selon moi l'amour de l'existence et de l'être, car il n'y a rien de plus réel que l'affirmation de la conscience.
Les rapports entre individus ne sont qu'une des nombreuses façon d'y accéder.
Tiens ça faisait un moment que je l'avais pas écoutée celle-là Ide ![]()
Je pense pas que tu puisses trouver un mode d'emploi de l'amour, l'auteur, l'amour n'a aucun sens pour commencer, et se manifeste de beaucoup de façons, y compris très violentes
T'es probablement amoureux quand tu ne suis plus aucune logique, d'ailleurs
à quoi sommes nous vraiment destinés lorsque nous sommes sous son effet ?
à la vulnérabilité et au tourment
- Je me demande aussi, comment donne-t-on suite à un tel sentiment, pour qu'il s'epilogue par quelque chose d'un peu moins laid qu'une désillusion ?
On s'enivre, avec encore plus d'amour, et on prie pour repousser la sobriété jusqu'au jour du trépas
- Préfèrent-elles en général les restaurants indiens ou chinois ? C'est risqué la partie de xbox pour une première fois ? Errer au bord de la Seine sous la lumière du crépuscule, je sais pas.
Les femmes non plus, ça n'a pas de sens
Elles ont sûrement été crées en même temps que l'amour
D'autant plus qu'elles n'ont aucun sens chacune à leur manière
On captive un homme avec des mystères, pas avec des réponses, elles doivent le savoir, au fond
Le 05 octobre 2017 à 02:10:23 Ideationn a écrit :
https://www.youtube.com/watch?v=PXtlU-ju48g(ma réponse se trouve à exactement 3m20 c'est pas juste un son posté comme ça ^^..)
Qu'est-ce que cela veut dire pour toi ?
Le véritable amour est selon moi l'amour de l'existence et de l'être
L'existence contient aussi du vice et son pesant de monstruosités, j'ai l'impression qu'il faudrait se livrer à un énorme mensonge pour l'aimer unilatéralement. Qu'il y ait un peu de peur melé avec cet amour, cela procure sûrement la sensation la plus vivifiante et équilibrée qui soit permise à l'homme. La béatitude me semble au contraire, être quelque chose qui devrait rester étranger à quelqu'un qui aspire à rester en parfaite santé, cela tendrai à le rendre amorphe et fragile.
Le 05 octobre 2017 à 02:18:41 leyxper-one a écrit :
L'amour est une illusion.
Des tas de choses reposent sur des illusions, mais on veut surtout savoir dans quelle mesure cela est un problème.
En étant amoureux on a l'impression d'avoir atteint le but de la vie, ça te rachète en l'espace d'un instant toutes les dettes que tu avais pu poser à l'encontre de l'existence. Dans ce genre de circonstances, le mensonge n'a-t-il vraiment aucune valeur ? N'est-ce pas déjà se fourvoyer que de dire "je" avec fierté, alors qu'essentiellement nous sommes fondus dans le mouvement du monde dans chacun de nos actes ? Et pourtant la fierté est agréable, et peut être même saine. Y a-t-il peut être ici un genre de mensonge qui puisse se confondre avec ce qui est bon la vie ?
On captive un homme avec des mystères, pas avec des réponses, elles doivent le savoir, au fond.
Je crois que ça marche dans les deux sens. Mais je me demande toujours, faut-il chercher à se percer mutuellement pour voir s'il reste quelque chose à aimer de nos fonds ? ou faut-il jouer à être l'objet de fascination de son amant, pour qu'elle consente aussi à participer à ce théâtre de la manière la plus malicieuse, pour entretenir en chacun le sentiment d'amour en se moquant du fait qu'il soit illusoire ?
Je pencherai quand même plutôt pour le théâtre, vouloir connaître le fond des choses me paraît semblable à un désir de mort par moments. Mais je n'ai pas les idées claires là dessus, j'aimerai beaucoup parvenir à une certitude sur la valeur qu'il faut donner à la vérité.
Je crois que ça marche dans les deux sens. Mais je me demande toujours, faut-il chercher à se percer mutuellement pour voir s'il reste quelque chose à aimer de nos fonds ?
C'est compliqué
J'aurais tendance à penser qu'il faut chercher, mais je saurais pas dire s'il faut réussir
Celui qui arrive à percer l'autre le tue, en fait son objet (d'ailleurs une fois que les féministes finissent de cracher leur venin débile, on peut s'intéresser au thème de la femme-objet ou robot, qui est absolument fascinant, dans la littérature comme dans le réel)
Mais en même temps, si on n'essaye pas de trouver l'autre, c'est plus que superficiel, c'est totalement bidon
Mais je pense que les relations ne tombent pas face à ce dilemme concrètement, puisque je vois la femme comme naturellement, et pas sciemment, incompréhensible
Ce qui fait que deux membres d'un couple peuvent tout à fait chercher à se "percer" mutuellement en permanence, sans jamais réussir pour autant, pas besoin de faire semblant, pas besoin d'être particulièrement malicieux
Je pencherai quand même plutôt pour le théâtre, vouloir connaître le fond des choses me paraît semblable à un désir de mort par moments.
C'est vrai
Mais c'est l'éternelle tension, sans cet élan vers la mort, y'a pas de vie non plus, t'es tout aussi vide si tu cherches pas à comprendre autrui que si tu y parviens
Le seul répit, le seul instant de vie, de vraie vie, et d'amour, c'est peut-être quand tu cherches sans avoir encore tout à fait trouvé
Le 06 octobre 2017 à 08:13:34 Ideationn a écrit :
Et bien ca veut dire ce que ca veut dire :" If you're still in love
Then you are the lucky one
Cause most of us are bitter over someone"Donc tout les problème que tu te poses actuellement sont des faux problèmes qui te feront bien rire quand ce sera fini ^^
Mais c'est pas grave pose toi quand même ces questions les êtres humains ont besoin de "problèmes" autant que ce soit des faux qui ne stressent pas trop.
C'est bien ce que je pensais. Quand tu dis "exactement 3m20", naturellement je te prends au mot car je te fais confiance, mais ton exactitude ayant 8 secondes de retard, elle m'a finalement laissé plus confus que lorsque tu n'avais pas édité ton message, et que je cherchais son sens sans cet indice
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Klux ![]()
"Mais en même temps, si on n'essaye pas de trouver l'autre, c'est plus que superficiel, c'est totalement bidon"
Parfaitement vrai. A une exception près : Si tu es superficiel parce-que tu sais déjà ce que tu vas trouver au fond, et que tu as évalué que ce n'était une connaissance d'aucune valeur.
"Celui qui arrive à percer l'autre le tue", je le crois aussi, depuis un certain temps beaucoup d'expériences personnelles que j'estime significatives m'ont amené à le croire. Et je vais rajouter à la liste, celui qui ignore l'autre et ne cherche pas à le percer est un homme sans fierté, plein de dédain à l'égard de lui même, qui se manquerait presque de respect. Et en toile de fond de ses pensées, repose alors un vide spirituel immense et incomparablement laid.
Mais celui qui cherche à percer l'essence des choses en le désirant absolument, de son amant jusqu'aux principes de sa propre vie, est pour moi une personnalité agressive, et presque blessée, qui serait capable d'abandonner son corps et d'y laisser toute son identité, s'il lui était promis une vérité intelligible, tout indifférent au fait que cette vérité puisse résider dans la folie, ou dans la mort. Et que l'homme en soit peut être exclu pour une bonne raison, ou même que ça soit sa destinée et condition d'existence d'en être exclu.
Le bon vivant, comme le bon amoureux, peut être joue-t-il au théâtre avec le consentement de sa partenaire, car ils ont l'intuition, voire la connaissance que c'est là où se trouve le seul bien, et ainsi ils seraient superficiels justement parce-qu'ils sont profonds
Peut être celui qui a tellement percé dans les choses, finit par comprendre pourquoi il est si bon de s'en tenir loin, et avec son amant il se met à être acteur pour qu'ensemble, ils fassent fleurir le sentiment amoureux de la meilleure et la plus humaine des manières.
On doit être d'accord sur un paquet de choses
"Mais je pense que les relations ne tombent pas face à ce dilemme concrètement, puisque je vois la femme comme naturellement, et pas sciemment, incompréhensible"
C'est effectivement une possibilité, mais je ne crois justement pas que ce dilemme se résolve par la frontière d'une énigme absolue. Pour moi tout est compréhensible, mais il y a du sacré dans l'existence, qui se paye très cher lorsque tu manifestes le désir de le mettre à nu.
Et il y a encore tellement de gens qui trouvent évident cette idée que la vérité soit liée inconditionnellement au plaisir, et qui en font la fondation de tous leurs questionnements, certains qu'ils sont que la vérité de l'univers leur apparaisse être une récompense divine. Et non plutôt une sorte de monstruosité inquiétante, une chose si petite qu'elle se moque de l'homme qui aurait placé toutes ses espérances en elle, et le réduit à rien.
Peut être suis-je heureux en me mentant à l'égard de la personne dont provient mon sentiment amoureux, et si cette personne est d'accord pour jouer dans ma fiction, peut être que cela deviendra même une vie pour laquelle je serai prêt à tout afin de pouvoir la revivre.
Le 06 octobre 2017 à 10:52:53 Klux a écrit :
On doit être d'accord sur un paquet de choses
C'était mon sentiment aussi. Mais après tout on a la même raison dans le même univers, au bout d'un certain temps cela n'est pas si étonnant que l'on finisse dans par déboucher dans des chemins analogues.
Bonjour,
Je tiens à vous remercier pour toutes ces informations.
Pour votre invitation, je suis malheureusement en couple. Par respect pour mon petit-ami, je ne peux l’accepter.
[...]
Aïe. Ça fait quand même mal l'illusion. C'est encore jouable sur le long terme, vous en pensez-quoi ?
C'est quoi ce "votre" ![]()
J'en pense que tu vas devoir choisir entre l'honneur et l'espoir
C'est ma médecin du travail c'est pour ça
. Mais je me console, j'ai quand même un rendez-vous avec elle vers 11h, d'ici à deux ans pour faire le point sur mon état de santé. Je perds pas espoir.