" Autour de l’autel se dresse une église, et cette église grandit, et ses murailles s’écartent chaque jour davantage. Ce que couvre l’ombre de ses voûtes est — sacré, inaccessible à tes désirs, soustrait à tes atteintes. Le ventre creux, tu rôdes au pied de ces murailles, cherchant pour apaiser ta faim quelques restes de profane, et les cercles de ta course vont sans cesse s’élargissant. Bientôt cette église couvrira la Terre entière, et tu seras refoulé à ses plus lointaines limites ; encore un pas, et le monde du sacré a vaincu, tu t’enfonces dans l’abîme. Courage donc, paria, puisqu’il est temps encore ! Cesse d’errer, criant famine, à travers les champs fauchés du profane ; risque tout, et rue-toi à travers les portes au cœur même du sanctuaire ! Si tu consommes le sacré, tu l’auras fait tien ! Digère l’hostie, et tu en es quitte ! "