Le 07 juillet 2017 à 22:04:28 Klux a écrit :
je me demande si c'est pas symptomatique de quelque chose que tu veuilles nous montrer ce passage-là en zappant tout ce qu'il y a avant.
tu te demandes? c'est évident qu'il y a quelque chose à montrer là
c'était ironique
désolé, je sais que je ne sais pas bien manier l'ironie...
Enfin, bref, je vois deux élèves qui manifestement n'ont pas l'habitude d'être interviewés et sont assez excités d'avoir l'occasion de parler dans un micro devant la caméra. On leur donne la parole... Tant mieux pour eux, je ne vois pas trop que dire d'autre...
J'ai jamais autant perdu d'estime pour quelqu'un d'un seul coup
c'est même plus fermer les yeux là, c'est s'étouffer dans un sac poubelle
Et que veux-tu que je te dise d'autre devant ce spectacle consternant ?
Tu veux savoir ce que j'ai vu ? Des journalistes qui ont vu une bonne occasion de se foutre de la gueule de deux cancres qui jouent aux rebelles. Les crétins dans l'histoire, ce ne sont pas les cancres. Ce sont les journalistes qui - tu l'as dit toi-même - les encourage dans leur bêtise, qui se gargarisent de montrer un cliché. come par hasard, les deux cancres sont des noirs. Alors je ne veux pas dire que les noirs sont stigmatisés. Mais il n'y a pas que les noirs qui soient cancres. Il y a aussi des blancs (qui vivent d'ailleurs souvent dans les mêmes quartiers), j'ai entendu les mêmes propos sortir de la bouche de blancs.
Là, ce qui est affligeant, c'est que les journalistes s'en donnent à cœur joie, après avoir interviewé des blancs dont ils montrent que, même s'ils n'ont pas inventé l'eau chaude, ce ne sont pas de mauvais élèves, on tombe sur ces deux clichés ambulants, trop heureux de faire les malins devant une caméra, et les journalistes les encouragent dans leur bêtise...
Que veux-tu que je dise encore ? Je pense que ce spectacle est, encore une fois, une tentative pour essayer de faire se sentir les téléspectateurs plus malins que ceux qu'ils regardent.
Tout téléspectateur qui, voyant ce spectacle, serait pris d'une tentation de mépriser ces tristes individus qui profitent d'un moment de gloire pour se la jouer rebelles, serait exactement ce pour quoi les journalistes les prendraient : des cons satisfaits de se sentir intelligents devant le spectacle de déchets.
Qu'ajouter de plus ?