Le texte à commenter :
<< Si l’égoïste s'enferme dans la conviction affirmée qu'il doit prendre son propre bonheur ou plaisir comme sa fin ultime, il ne semble n'y avoir aucun raisonnement qui puisse le conduire à prendre l'hédonisme universaliste comme premier principe. Il ne peut être prouvé que la différence entre son propre bonheur et le bonheur de tout autre est pour lui dune quelconque importance. Dans ce cas, tout ce qu'un utilitariste peut faire est d'effectuer autant que possible une réconciliation entre les deux principes, en exposant à l'égoïste les sanctions des règles déduites des principes universalistes, c'est à dire en lui indiquant les plaisirs et les peines qui peuvent être attendues pour l’égoïste lui-même de l'observation ou de la violation de ces règles. Il est évident qu'une telle exposition ne produit aucune tendance le conduisant à faire du plus grand bonheur pour le plus grand nombre sa fin ultime, mais uniquement en fait le moyen de son propre bonheur. Elle est donc totalement différente d'une preuve de l'hédonisme universaliste. Toutefois, lorsque l’égoïste met en avant implicitement ou explicitement que son bonheur ou plaisir est bien (Good), non seulement pour lui-même, mais du point de vue de l'univers -en disant par exemple que "la nature l'incite à rechercher son propre propre bonheur"- il devient alors pertinent de lui montrer que son bonheur ne peut être une part plus importante du Bien, pris universellement, que le bonheur égal de toute autre personne. Et ainsi, en partant de son propre principe, il peut être conduit à accepter le bonheur ou plaisir universel comme ce qui est absolument et sans qualification Bien ou Désirable, comme une fin vers laquelle l'action d'un agent raisonnable doit tendre >>.
Lisez !
L’analyse philosophique porte sur un extrait du Livre The Methods of Ethics (publié en 1874) de Henry Sidgwick. C’est un intellectuel anglais du XIXe siècle et ses textes touchent principalement les domaines de l’économie, la morale et la politique. Il est théoricien politique et il influencera certaines décisions des pouvoirs publiques anglo-américains de son époque. Le théoricien politique analyse les êtres humains et le fonctionnement d’une société dans un cadre plus global. C’est une vision basée sur le conflit entre les individus, car il s’agit de savoir quelle réaction se produit sur la population face à un stimulus politique. Je gouverne, et par ma création d’un évènement, je désire obtenir les réactions appropriées de la part de mes citoyens. Exemple simple : Je crée une règle (loi), et elle produira un effet dans le pays. Le théoricien politique doit prévenir du comportement des individus, mais c’est aussi un créateur car il désire provoquer des choses nouvelles (un nouveau comportement « non-naturel » de la part des citoyens). Comment créer une réconciliation entre le principe d’égoïsme et le principe d’hédonisme universaliste ? L’hédonisme universaliste, c’est une vision du monde basé sur la possibilité d’un bonheur pour tous. On situe les individus dans un pays, et il doit être possible de tous vivre heureux. Le bonheur de l’un ne doit pas rendre impossible le bonheur de l’autre. Ce principe (règle) pour le monde ne peut se produire en raison du désir égoïste présent chez les individus. Sidgwick nomme égoïsme, la volonté de faire une action dans le but unique de son plaisir. Le bonheur de l’autre n’a aucune importance dans l’idée de son action désirable. Un tel individu ne peut pas choisir l’hédonisme universaliste comme premier principe pour diriger ses actions dans la société.
Dans une première partie, nous aborderons la mise en place d’un cadre légal et illégal pour le citoyen par l’Etat. Nous évoquerons ensuite le respect imposé par les institutions, et la violence de l’Etat perçue légitime, prise dans un cadre dit naturel. Enfin, l’étude portera sur la volonté par l’Etat de faire du citoyen un « agent raisonnable » pris dans une conscience d’hédonisme universaliste.
Il faut pouvoir créer une réconciliation entre les deux principes : égoïsme et bonheur (ou plaisir) pour tous. C’est ici que la force du politique rentre en jeu. Il faut désigner à la masse « commune », quelles sont ses droits et ses interdits. Ce sont des règles universalistes car elles s’appliquent pour tous (les lois). Les individus évoluent tous dans un milieu commun (le pays), sous la tutelle d’une autorité supérieure (L’Etat), qui leur indique quels sont leurs plaisirs et leurs soumissions. J’ai le droit de faire certaines choses qui peuvent me provoquer du plaisir, mais des actions me sont interdites. Le pouvoir doit mettre en place des règles et des punitions. Si ces lois sont violées, l’individu sera châtié. La violence d’une police, l’incarcération dans une prison, ou encore l’humiliation publique (stigmatisation du prisonnier, la honte) vont empêcher l’individu de vouloir accomplir un désir. C’est la peur de sa propre souffrance, et donc la volonté de son propre plaisir, qui permettent la création d’un tel comportement réactif chez les individus d’une société. La soumission des individus ne s’incarne pas que dans leur obéissance morale à des règles, leurs propres plaisirs sont sous tutelles de l’Etat. C’est lui qui va décider vers quels objectifs va tendre mon bras pour posséder du plaisir. La soumission de l’individu s’incarne donc aussi dans ses propres plaisirs. L’hédonisme universaliste repose ainsi sur la soumission de l’individu à l’Etat qui lui dictera ses désirs. Je désire ce plaisir qui m’est « autorisé » (voir dicté car je n’ai pas la possibilité d’en produire une autre sorte), et je ne désire pas ce déplaisir imposé (punition si la loi n’est pas « respectée ».). La mise en place de lois dans une société tend vers la mise en place d’un cadre légal, c’est-à-dire l’impossibilité d’émettre une volonté sans l’accord de l’Etat. Ses propres plaisirs sont donc toujours soumis aux volontés de l’Etat. La formation d’un cadre illégal, crée les conditions d’un sentiment de légalité. Je me comporte de façon légale vis-à-vis des autres et de la société. C’est la perte de l’autonomie et de sa liberté dans toutes ses actions.>>
On retrouve aussi cette notion de respect à l’égard de la loi. Quelque chose se symbolise par le respect, lorsqu’elle n’est pas violente envers les individus. C’est-à-dire un être immobile qui reçoit des coups, et celui qui frappe est irrespectueux. C’est tout le contraire de l’Etat qui doit imposer les plaisirs et les souffrances à une population. Ainsi, l’Etat agresse les citoyens. Il n’est donc pas l’être immobile nommé précédemment. Nous pouvons remarquer que les termes de respect, défense et sécurité sont omniprésents dans le langage des institutions, qu’elles soient juridiques, militaire, voire scolaire. Un élève qui critique le cours d’un professeur peut paraître irrespectueux. La domination du professeur sur sa classe est totalement oubliée, laissant croire que seul l’élève serait un être irrespectueux. Sur le plan militaire, il est fréquent de voir des opérations militaires utiliser le terme de « bouclier » dans leurs surnoms. La communication militaire d’un Etat utilise les termes de défense et sécurité d’une façon extrêmement récurrente. Le vocabulaire employé n’est pas anodin. C’est un vocabulaire qui symbolise l’inaction passée de celui qui agresse (il se défend). L’autorité (violente par essence) devient ainsi victime, et « le rebelle » seul coupable d’agression. Néanmoins, la violence de l’autorité dans une société peut être perçue, mais la masse est conditionnée pour la considérer légitime et normale. Une violence dite « normale » ou naturelle perd ainsi toute sa symbolique. La violence de l’Etat peut alors être considérée comme un acte de bonté par les citoyens d’un pays. La masse doit apprendre à croire que le fonctionnement de la société et le monde dans lequel il vit, est parfaitement naturel. C’est-à-dire que le monde fonctionne ainsi, sans la possibilité d’une différence. Si le monde change, c’est qu’il est anormal et donc nocif. Si la loi est rompue ou les conventions sociales meurtries, c’est le signe d’un danger pour la population. Les notions de « Bonne santé » et de « Bonne chose » sont en lien avec le terme naturel.
Si le bonheur d’un citoyen est une bonne chose pour le monde et les autres, et si la nature (l’ordre des choses naturelles et le monde humain) désire son bonheur propre, alors il devient pertinent de lui montrer que le bonheur d’une autre personne n’a pas moins de valeur que le sien. La notion de Bien ou Désirable n’existe pas dans cette pensée, car l’individu considère le bonheur des autres comme une fin en soi. Pris dans la société, ou l’univers, chacun est destiné à une vie heureuse. Je vis dans une société où chacun peut vivre heureux, grâce à la création d’une structure économique qui propose un métier pour chaque individu et d’une structure politique (un cadre légal et illégal). Le bonheur de chacun par la pratique de son métier profite à tous. Il emploie le terme « d’agent raisonnable » pour signifier le caractère d’origine politique d’une telle pensée pour le citoyen. Il doit faire partie d’une masse ordonnée et agencé par l’Etat autoritaire.
En conclusion, Henry Sidgwick désire rendre possible une vie heureuse pour chacun malgré le désir égoïste présent chez chaque individu. Pour ce faire, il est nécessaire d’imposer des lois et des punitions aux citoyens. Ce cadre illégal qui provoque la peine et la souffrance (si la loi n’est pas respectée), crée d’une façon obligatoire un cadre légal (ainsi encadré par l’Etat). L’essentiel de la technique ou de la méthode fondé par Sidgwick repose ainsi sur l’action de l’Etat et son autoritarisme sur le citoyen. On peut critiquer son texte sur de nombreux points. L’action autoritaire de l’Etat n’est-elle pas synonyme de désir égoïste exercé à l’encontre du bonheur des citoyens ? En suivant sa propre logique, l’on peut dire que l’autoritarisme de l’Etat suit une logique qui violente et contredit les désirs « naturels » des individus. La soumission acceptée d’un homme peut lui permettre de ne pas ressentir la violence exercée à son encontre et de ne pas trop souffrir, néanmoins sa thèse semble contradictoire au principe d’Hédonisme universaliste. Puis-je considérer la violence d’une force à l’égard des citoyens (L’Etat), comme une caractéristique d’un monde basé sur le principe d’Hédonisme universaliste ? En rapport avec ceci, les classes sociales inférieures n’ont-elles pas moins de plaisir que les classes sociales supérieures dans la société ? En d’autres termes, la soumission imposée par l’Etat aux citoyens s’accroît au fur et à mesure que notre rang social diminue. Cela pose aussi la question de l’essence de l’Homme, car si les actions de chaque individu sont tournées vers la volonté d’être considéré supérieur à l’autre dans la hiérarchie sociale, un monde basé sur le principe hédonisme universaliste semble impossible. En fin de compte, on pourrait dire que la Méthode proposée par Sidgwick n’a aucunement une valeur morale, elle permet seulement aux élites de savoir mieux dominer leur population. Par prolongement, le « savoir » des intellectuels n’est-il pas toujours aux services des élites (volontairement ou involontairement) ?
Devinez ma note 
0/20
Le 03 avril 2017 à 18:16:25 bezarius a écrit :
0/20
eh ben merde 
S'agissait-il vraiment d'un commentaire ou t'était-il demandé d'expliquer le texte ?
Quel était le niveau attendu ? Baccalauréat ? Licence ?
Plop.
J'imagine que si tu le postes, c'est que tu as a eu + de 10... Une fourchette ?
8
Le 03 avril 2017 à 19:25:30 edophoenix a écrit :
Plop.
J'imagine que si tu le postes, c'est que tu as a eu + de 10... Une fourchette ?
MAIS EN FAIT, j'aimerais que vous donniez votre avis sur le commentaire, pas juste une putain de note
putain mais bordel
Pour du niveau bac, c'est plutôt pas mal.
Pour du niveau universitaire, même s'il n'y a pas de contresens majeur, toute la thématique liant le citoyen à l'Etat est hors-sujet ; si c'était un commentaire, il y avait moyen de le défendre mais tu ne l'as pas fait, si c'était une explication, ça passe à côté.
Le 03 avril 2017 à 20:52:58 [jesuispartout] a écrit :
Pour du niveau bac, c'est plutôt pas mal.
Pour du niveau universitaire, même s'il n'y a pas de contresens majeur, toute la thématique liant le citoyen à l'Etat est hors-sujet ; si c'était un commentaire, il y avait moyen de le défendre mais tu ne l'as pas fait, si c'était une explication, ça passe à côté.
j'ai très bien expliqué le texte espèce de débile
Le prof est un sophiste, j'ai lu son cours :
Il pense que nous sommes dans un pays libre et démocratique.
En fait, c'est vide intellectuellement tout simplement parce que ce n'est pas un philosophe, il ne fait que répéter les opinions de la doxa avec des mots savants. Sinon c'est vide, comme tout les propos des sophistes de l'université. Des opinions de la Doxa sans rien derrière
Le texte est très bien expliqué, je vais même plus loin que Sigwick qui n'explique pas grand chose.
Ce prof agregé qui écrit dans son cours :
Notre pays, débarassé de la religion, a connu un essor formidable en Science car nous sommes désormais dans un pays où les cerveaux sont libres
et il enchaîne avec des opinions de type doxa sans rien dans le crâne :
Il faut surveiller les machines que nous créeons parce que sinon elles peuvent nous dominer. Il faut faire attention à ne pas autoriser n'importe quoi et surveiller la législation. N'oublions pas bien sur que notre chère sophiste fait la législation du pays vu qu'il est pote avec les politiques
ah là là nos scientifiques, nos élites intellectuels, garants de la société, du bon ordre, nos petits religieux du XXIème siècle qui nous dicte les bonnes opinions à avoir au nom des intérêts de l'Etat.
Ce prof je le vois dans la rue, je l'explose sur le sol 
Lisez les cours des sophistes de l'université de philo : Il n'y a aucun sens intellectuel derrière. Ce sont des opinions de type doxa traduite avec un langage artificiel de riche pour faire croire à une complexité
Un gamin de 15 ans tient les mêmes propos que des agregés de philo, il a du moins l'honnêteté intellectuel de le dire avec des mots simples 
Ces petits cerveaux bien solides. Le sophiste qui a la parole publique et qui voit ses propos faire autorité sur la population
Platon et Socrate qui passeraient sur France Culture pour critiquer le pouvoir français
Platon et Socrate en toge dorée dans les universités pour enseigner la vérité universelle à des jeunes brebis égarés de la société française
Et ces deux noms résonneraient dans le coeur de tout les français avec un puissant respect.
Quand des philosophes auront droit à un micro et des titres dans la société, vous m’appellerez 
Je suppose bien que tous tes hors-sujet t'apparaissent comme des "allons plus loin". Toutefois tu réduis le texte dès le début de ton commentaire à une question gouvernant/gouverné, Etat/citoyen ; ce qu'il n'est pas. Tu te places dans l'optique où un Etat se présenterait comme utilitariste. S'il s'agissait d'un commentaire et que cette hypothèse n'était qu'une partie d'une compréhension plus vaste, ce pourrait être très bien. Mais en l’occurrence, il s'agit d'une pure réduction illégitime des enjeux du texte.
Ceci ayant été dit, il faut maintenant remarquer que le hors-sujet semble être pour toi, plus qu'une erreur de parcours, une véritable passion, puisque pour montrer la justesse de ton explication, tu nous expliques que ton prof est un sophiste et que tu l'éclaterais si tu le croisais dans la rue.
Le 03 avril 2017 à 21:37:09 [jesuispartout] a écrit :
Je suppose bien que tous tes hors-sujet t'apparaissent comme des "allons plus loin". Toutefois tu réduis le texte dès le début de ton commentaire à une question gouvernant/gouverné, Etat/citoyen ; ce qu'il n'est pas. Tu te places dans l'optique où un Etat se présenterait comme utilitariste. S'il s'agissait d'un commentaire et que cette hypothèse n'était qu'une partie d'une compréhension plus vaste, ce pourrait être très bien. Mais en l’occurrence, il s'agit d'une pure réduction illégitime des enjeux du texte.Ceci ayant été dit, il faut maintenant remarquer que le hors-sujet semble être pour toi, plus qu'une erreur de parcours, une véritable passion, puisque pour montrer la justesse de ton explication, tu nous expliques que ton prof est un sophiste et que tu l'éclaterais si tu le croisais dans la rue.
Mais en fait non, j'explique à ma façon le texte de Sidgwick en allant plus loin
parce que le texte je le résume sinon en deux phrases :
Il faut mettre des lois pour dicter aux gens leur façon de faire dans la société. Voilà, y'a rien d'autres à dire.
Et il explique que en faisant ça, tu te rapportes à leur principe égoïste vu qu'ils vont agir en suivant leurs intérêts.
puis ensuite, faut leur montrer qu'ils ont une place dans la société grâce à un métier pour leur faire comprendre qu'ils peuvent agir de façon égoïste, tout en accordant le droit au bonheur aux autres
d'où l'idée : c'est là qu'un agent raisonnable doit tendre, de penser que chacun à sa place dans la société
Je suis juste allé plus loin dans l'explication que Sidgwick, c'est tout
ce Sophiste n'a rien compris
J'ai même bien expliqué ce qu'est un théoricien politique
ce sophiste de merde
ce sophiste se pense dans un pays où chaque citoyen est libre, bref c'est un sophiste qui n'a jamais fait de philosophie de sa vie
le genre de gars qui n'a jamais remis en cause son éducation, et sorti de la caverne
comme disait schopen : Les rares étudiants en philo qui serait stressé à cause de leurs réflexions remettant en cause la vérité autour d'eux, paraîtrait presque pour des légendes mythologiques pour ces sophistes de professeurs