Bonjour,
Être captif de son plaisir est le pire des esclavages car nous sommes à la fois esclave et bourreau. En voyant ton corps comme un véhicule, la passion et la logique seraient deux conducteurs se comportant chacun comme il l'entend.
Quand c'est la passion qui conduit, elle roule comme une barge, bourrée, chargée comme Jean-Luc Delarue, ne respecte rien, prend les rond-points à l'envers, écrase des mémés, etc ... bref, elle est un poil dans l'excès. La logique est sur le siège passager, verte de peur sans pouvoir rien faire sinon serrer les fesses.
Alors ils s'arrêtent dans un platane et on change de conducteur parce que, sans déconner, on veut rentrer en vie à la maison.
Maintenant, c'est la logique qui conduit et elle compte bien respecter les limitations de vitesse, la courtoisie au volant, dire bonjour aux cyclistes et faire des appels de phares aux autres pour signaler les contrôles policiers. Bref, c'est une chic fille ! Elle a mis la passion dans le coffre de la voiture pour ne plus l'entendre et en mettant le poste à fond, elle fait le trajet sans problème.
Dans le premier cas, tu es l'esclave de la passion qui, quand on est amoureux, nous fait nous conduire comme des imbéciles. Dans le second cas, puisque c'est la raison qui conduit et que la raison a tous les points sur son permis, tu es son sujet. Elle veut notre bien avant tout alors lui obéir n'est pas un esclavage.
C'est une interprétation personnelle, hein !
Message édité le 31 décembre 2016 à 16:46:05 par Pseudo supprimé