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Liste des sujets

Fraternité

thephenom2
thephenom2
Niveau 18
16 décembre 2016 à 10:42:07

Bonjour tout le monde!

Je suis étudiant en formation pour devenir enseignant et mon option "oral" pour le concours est l'Enseignement Morale et Civique. Le sujet que j'ai choisi est la fraternité. Auriez-vous des oeuvres philosophiques datant des lumières qui traient ou qui peuvent être rapprochées de ce sujet?

Merci

shayde09
shayde09
Niveau 34
16 décembre 2016 à 12:00:00

https://www.biblegateway.com/passage/?search=Matthieu+12%3A46-50&version=LSG;BDS

https://www.biblegateway.com/passage/?search=Jean+13%3A34-35&version=LSG

http://www.universdelabible.net/lire-la-segond-21-en-ligne/ref,Luc%2010.25-37/

Le plus sûr moyen de comprendre les Lumières est d'abord de se rendre compte qu'elles n'ont rien inventé :)

Message édité le 16 décembre 2016 à 12:01:47 par shayde09
pierrebayle
pierrebayle
Niveau 10
17 décembre 2016 à 19:38:26

Sauf que la philosophie des lumière ne se veut pas religieuse. D'ailleurs bien qu'ils étaient croyant ils n'apprécient pas les religions et leurs dogmatismes.

Laapetitepensee
Laapetitepensee
Niveau 5
18 décembre 2016 à 15:30:53

Avant, la liberté est l’essence même de la religion, dans le vrai sens de ce mot.
Cette essentielle liberté est déniée par toutes les organisations religieuses, en dépit de ce qu’elles disent.
Loin d’être un état de prière, ce n’est ni une accumulation de connaissances sur la psychologie, ni un état de soumission dite religieuse, où l’on espère la grâce.
C’est un état d’attention et non une concentration sur quoi que ce soit de particulier, le cerveau étant tranquille et silencieux observe le monde extérieur et ne projette plus aucune imagination ni aucune illusion.

Aujourd’hui, les religions organisée parlent beaucoup de fraternité, elles poursuivent leur propagande en vue de conquérir un pouvoir sur les consciences.
Elles cherchent à s’emparer de l’enfance pour mieux la conditionner, les religions des Églises et celles des États proclament la nécessité de toutes les vertus, alors que leur Histoire n’est qu’une série de violences, de terreurs, de tortures, de massacres inimaginables.
La fraternité pour eux n'est qu'un jeu, politique ou religieux, qui satisfait le désir de réussir et l'ambition.
Nous voyons comment les partis politiques s'opposent l'un à l'autre, chacun d'eux, ayant sa méthode pour résoudre les problèmes économiques, est en guerre contre tous les autres.
Ils ne prennent pas la décision de combattre immédiatement la famine, par exemple, mais se battent entre eux pour faire triompher des théories censées devoir mettre fin à la famine.
Le problème lui-même, ils ne s'en soucient guère ; ce qui les intéresse c'est la méthode à employer pour le résoudre.
Ils sont donc en conflit, chacun se souciant plus de son idée que du problème commun, de même les personnes dévotes sont en conflit l'une avec l'autre, tout en proclamant en paroles la vie une, Dieu et le reste. Intérieurement, leurs croyances, leurs opinions, leurs expériences sont en train de les détruire et de les séparer de leurs semblables.

Notre difficulté est que chacun de nous est si identifié à une certaine croyance, à une façon - ou à une méthode particulière d'instaurer le bonheur spirituel ou matériel que nos esprits en sont captifs et qu'il nous est donc impossible d'entrer plus profondément dans le problème.
Il en résulte que nous désirons demeurer isolés dans nos chemins individuels, dans nos croyances et nos expériences.
Tant que nous ne ferons pas disparaître ces barrières qui nous abusent, qui nous donnent une certaine vitalité, il ne pourra pas y avoir de coopération entre vous et moi.

Nous est-il possible de coopérer, d'être unis, sans avoir un but en vue? Pouvons nous, vous et moi travailler ensemble sans chercher un résultat? Examinons ce qui se produit dans le cas contraire: supposons que vous et moi mettions au point un projet et que nous travaillions ensemble à le réaliser.
Nos facultés intellectuelles coopèrent évidemment, mais émotionnellement il se peut que tout notre être soit en état de résistance et que nous soyons par conséquent en conflit.
C'est un fait facile à observer dans notre vie quotidienne: vous et moi pouvons convenir intellectuellement de réaliser quelque chose, mais inconsciemment, profondément, nous serons ennemis, car je voudrai un résultat qui me donnera de la satisfaction, je voudrai dominer, que mon nom soit cité avant le vôtre, etc.
Ainsi vous et moi, les créateurs de ce projet, nous nous opposons en fait l'un à l'autre.
Je m'identifie avec un but à atteindre et vous vous identifiez avec le même but à atteindre ; cette façon de penser est bien superficielle, car l'identification engendre la division.
Ainsi nous prêchons tous deux la fraternité comme but ; vous vous identifiez à cette idée en tant qu'Hindou et moi en tant que Catholique, et nous nous sautons à la gorge.
Pourquoi? Inconsciemment et profondément vous avez vos croyances et moi j'ai les miennes.
En parlant de fraternité nous n'avons pas résolu tout le problème des croyances, nous n'avons fait que tomber d'accord théoriquement et cérébralement sur la nécessité de le résoudre, mais profondément nous sommes ennemis.

Si Je m'identifie avec un but à atteindre et vous vous identifiez avec le même but à atteindre ; cette façon de penser est bien superficielle, car l'identification engendre la division.
Ainsi nous prêchons tous deux la fraternité comme but ; vous vous identifiez à cette idée en tant qu'Hindou et moi en tant que Catholique, et nous nous sautons à la gorge.
Pourquoi? Inconsciemment et profondément vous avez vos croyances et moi j'ai les miennes.
En parlant de fraternité nous n'avons pas résolu tout le problème des croyances, nous n'avons fait que tomber d'accord théoriquement et cérébralement sur la nécessité de le résoudre, mais profondément nous sommes ennemis.
Tant que nous vivons isolés derrière un mur, il n'y a pas de relation proprement dite avec autrui ; mais nous vivons enfermés parce que nous pensons que c'est bien plus agréable, que cela offre bien plus de sécurité qu'autrement.
Le monde est si explosif, il comporte tant de souffrances, d'afflictions, de guerres, de destructions, de misères, que nous voulons nous en évader et vivre derrière les murs de sécurité de notre propre être psychologique. Ayant transformé nos relations en un processus d'isolement, il est évident que de telles relations construisent une société qui ; elle aussi, s'isole.
C'est exactement ce qui se produit partout dans le monde: vous demeurez dans votre isolement et tendez la main pardessus le mur en proclamant l'unité nationale, la fraternité ou autre chose ; et, en réalité, les États souverains, les armées continuent leur œuvre de division.
Vous accrochant à vos limitations, vous pensez pouvoir créer une unité humaine, une paix mondiale, ce qui est impossible.
Tant que vous avez une frontière, qu'elle soit nationale, Économique, religieuse ou sociale, le fait évident est qu'il ne peut pas y avoir de paix dans le monde.

Sans contacts nous ne sommes pas ; être c'est être en état de relation ; l'état de relation est l'existence même ; nous n'existons que dans nos relations ; autrement nous n'existons pas, le mot existence n'a pas de sens. Ce n'est pas parce que je pense que je suis, que j'entre en existence ; j'existe parce que je suis en état de relation ; et c'est le manque de compréhension de cet état qui engendre les conflits.
Or ce manque de compréhension est dû au fait que nous n'utilisons nos rapports que comme moyen pour nous réaliser, pour nous transformer, pour devenir, tandis qu'ils sont le seul moyen de nous connaître, car les relations ne peuvent qu' « être »: elles « sont » existence, sans elles je ne « suis » pas ; pour me comprendre je dois les comprendre, c'est le seul miroir où je puisse me découvrir.
Ce miroir, je peux le déformer ou l'admettre tel qu'il « est », reflétant ce qui « est ». Et la plupart d'entre nous n'y voient que ce qu'ils veulent y voir, non ce qui « est ».
Nous préférons idéaliser, fuir, vivre dans le futur, plutôt que comprendre l'état de nos relations dans le présent immédiat.
Or, si nous examinons notre existence, nous voyons que nos rapports avec autrui sont un processus d'isolement.
L'« autre » ne nous intéresse pas. bien que nous en parlions beaucoup, en fait nous n'avons de rapports avec lui que dans la mesure où ils nous procurent du plaisir, un refuge, une satisfaction.
Mais dès qu'un trouble dans ces relations nous dérange, nous les écartons, en d'autres termes, il n'y a relation que tant qu'il y a plaisir.
Cette assertion peut sembler un peu brutale, mais si vous examinez votre vie de près, vous verrez que c'est un fait, et éviter un fait c'est vivre dans l'ignorance, ce qui ne peut produire que des relations fausses.

Je pense que pour faire naître la fraternité il nous faut résoudre le problème du désir, et éliminer toute notion d’identification.
Alors les relations ne sont plus un processus d'isolement mais un mouvement par lequel nous découvrons nos mobiles, nos aspirations ; et cette découverte même est le début d'une libération, d'une transformation.

Message édité le 18 décembre 2016 à 15:33:18 par Laapetitepensee
Laapetitepensee
Laapetitepensee
Niveau 5
18 décembre 2016 à 16:03:31

Il n'y a rien de mal à désirer (voiture, nourriture etc), mais si j'utilise la relation pour satisfaire « mon » désir sexuel ou professionnelle et autre.., comment peut-il y avoir de communion dans notre relation?.

Killeurxd3
Killeurxd3
Niveau 4
19 décembre 2016 à 15:00:47

Mein Kampf est pas mal.

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